Les syndicats refusent la proposition (actualisé) :

Hôpital - Le gouvernement veut compenser la désindexation des primes


Publié / Actualisé
Les syndicats, toujours vent debout contre la désindexation des primes, ont rencontré ce 2 août 2018, le Directeur général de l'ARS OI. Selon ce dernier, le gouvernement a opté pour une compensation des désindexations des primes des personnels hospitaliers. Ce qui évite à ceux-ci la perte de pouvoir d'achat qu'ils redoutaient. Mais juste pour un court moment. En effet, cette compensation disparaitrait au fil des échelons grimpés. Ainsi, si la compensation était de 500 euros annuels et que l'agent, en gagnant un échelon, bénéficiait d'une augmentation de salaire de 40 euros soit 480 par an, sa compensation ne serait plus que de 20 euros annuels. Pour l'UNSA Réunion il s'agit là d'un gel des salaires qui ne dit pas son nom. (Photo archives www.ipreunion.com)
Les syndicats, toujours vent debout contre la désindexation des primes, ont rencontré ce 2 août 2018, le Directeur général de l'ARS OI. Selon ce dernier, le gouvernement a opté pour une compensation des désindexations des primes des personnels hospitaliers. Ce qui évite à ceux-ci la perte de pouvoir d'achat qu'ils redoutaient. Mais juste pour un court moment. En effet, cette compensation disparaitrait au fil des échelons grimpés. Ainsi, si la compensation était de 500 euros annuels et que l'agent, en gagnant un échelon, bénéficiait d'une augmentation de salaire de 40 euros soit 480 par an, sa compensation ne serait plus que de 20 euros annuels. Pour l'UNSA Réunion il s'agit là d'un gel des salaires qui ne dit pas son nom. (Photo archives www.ipreunion.com)

On ne peut pas dire que les syndicats soient ravis de la proposition faite par le gouvernement. En effet, le gouvernement en lien avec le Ministère de la Santé, ont opté pour accorder une compensation des désindexations des primes des hospitaliers réunionnais. Pour mémoire, ces primes étaient considérées comme illégales, car basées sur le franc CFA qui n'a plus cours à La Réunion. FO, UNSA, Sud-Santé, CFTC et CFDT avaient refusé en bloc la disparation de ce qu'is considèrent comme un avantage acquis.

Pour éviter un choc de pouvoir d'achat trop rude, ces primes pouvant représenter selon les agents de 40 à 300 euros par mois, le gouvernement a donc choisi la voie de la compensation. Les syndicats présents ce matin à l'ARS OI ne sont pas du tout en phase avec le projet du gouvernement : "il s'agit tout simplement d'un gel des salaires déguisé", s'insurge Bernard Ramaliagom, du Syndicat Sud Santé. "Dès qu'un agent prendra un échelon de plus, la compensation diminuera jusqu'à disparaître, donc son échelon, au final, ne lui aura pas apporté l'augmentation de salaire attendue".

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Autre sujet de rogne des syndicats, la compensation ne concernera que les "anciens" agents. Les nouveaux recrutés n'ont pas droit à l'indexation et donc pas droit à la compensation. "Ca ne paraît pas du meilleur augure pour le travail en équipe", souligne le syndicaliste.

Les syndicats ont donc fait part de leurs réserves sur ce projet de décret qui doit être publié en septembre. "Nous ne voulons pas que cette affaire soit réglée avec précipitation et attendons donc de nouvelles négociations. Ce que nous voulons est clair : nous voulons que l'indexation soit légalisée, pour les anciens agents comme pour les nouveaux, car le problème de la vie chère à La Réunion est une réalité."

Le refus des syndicats réunionnais va donc être signifié aux instances interministérielles. Les représentants syndicaux des agents hospitaliers attendent que le gouvernement revoie sa copie. En attendant, Sud Santé a annoncé sa décision de poursuivre la grève.

ml/www.ipreunion.com

   

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