Un plan social en cours :

Holcim Réunion : 43 postes pourraient être supprimés


Publié / Actualisé
Le mercredi 2 octobre 2019, la direction du fabricant de béton a annoncé à ses partenaires sociaux qu'une quarantaine de postes seront supprimés dans le cadre d'un plan social. Ces licenciements interviennent dans un contexte difficile pour l'entreprise notamment la fin des réserves disponibles en granulat. Le groupe doit donc restructurer l'entreprise et recentrer sa stratégie pour maintenir son activité à La Réunion. Trois sites pourraient fermer et 43 salariés rester sur le carreau.
Le mercredi 2 octobre 2019, la direction du fabricant de béton a annoncé à ses partenaires sociaux qu'une quarantaine de postes seront supprimés dans le cadre d'un plan social. Ces licenciements interviennent dans un contexte difficile pour l'entreprise notamment la fin des réserves disponibles en granulat. Le groupe doit donc restructurer l'entreprise et recentrer sa stratégie pour maintenir son activité à La Réunion. Trois sites pourraient fermer et 43 salariés rester sur le carreau.

Un contexte difficile

Les doutes des employés de l’entreprise se confirment. En début d’année, la direction du groupe avait émis des réserves quant au maintien des 151 postes répartis sur plusieurs sites dans le département. Un contexte économique et logistique difficile a contraint les patrons du fabricant de béton a s’orienter vers un plan social "les différents marchés ont fortement évolué avec la fin des grands chantiers du BTP, la baisse des prix, et l'augmentation des imports de ciment notamment. Dans ce contexte, la fin des réserves disponibles en granulats a amplifié et accéléré la prise de décision. Le projet prévoit une réorganisation des activités béton et précontraint et l’arrêt de l’activité de granulat." indique la direction d’Holcim.

Conséquences en cascade

Les conséquences, notamment de la rupture en granulat sont directes pour les effectifs de l’entreprise, un tiers d’entre eux pourrait être licencié "il y a deux sites qui s’occupent exclusivement du granulat, un à Cambaie et l’autre à Bras-Panon" explique Jimmy Bourgogne, délégué CGTR à Holcim avant de poursuivre "ces deux sites seront fermés, la centrale à béton de Saint-Clotilde est aussi dans le viseur, car sans granulat, pas de béton" finit-il.

Par ricochet, c’est toute la chaîne qui serait impactée. Les emplois de certains salariés qui travaillent dans les laboratoires et les bureaux de l’entreprise autour des granulats sont aussi menacés. En tout, 43 salariés pourraient être remerciés.

Des négociations en cours

Les négociations entre la direction et les instances syndicales ont commencé ce mercredi 2 octobre 2019. Les représentants syndicaux devront faire avec une marge de manœuvre limitée " vu l’état de l’entreprise, on va essayer de sauver quelques personnes, d’améliorer les conditions de départ des salariés que l’entreprise ne pourra pas reclasser et bien sûr, d’être vigilant sur les conditions de reclassement pour les salariés qui resteront. " explique Jimmy Bourgogne.

À l'avenir

Dans son communiqué, le groupe Holcim qui opère sur le marché local dans quatre activités : ciment, béton, précontraint et granulats, depuis 50 ans ne parle pas du plan social mais fait connaître ses ambitions " en adaptant la structure de Holcim Réunion à la réalité du marché d’aujourd’hui, et à la fin de ses réserves actuelles en granulats, cette réorganisation permettra de créer un nouvel élan pour ses activités et ses collaborateurs. Ce projet permettra ainsi à Holcim Réunion de se projeter sereinement vers l’avenir et de rester l’entreprise réunionnaise de référence sur le marché des matériaux de construction. "

Les négociations entre les partenaires sociaux et la direction seront âpres. Les premiers départs sont annoncés pour la fin janvier selon les syndicats.

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