Maud Fontenoy :

Besoin de chaleur


Publié / Actualisé
Alors que le cap Leeuwin se fait toujours désirer - le phare qui marque la pointe sud-ouest de

l'Australie est encore à 150 milles de l'étrave de L'Oréal Paris - Maud Fontenoy évoquait ce

1er février son irrésistible besoin de chaleur et de lumière. Le navigateur-aventurier Gérard

d'Aboville, le handballeur Jackson Richardson et les écoliers - toujours fidèles à ce rendez-

vous hebdomadaire - se sont chargés d'apporter à la navigatrice, tout au moins, un peu de

chaleur humaine. L'Ile de La Réunion n'est plus qu'à 4500 milles de navigation. Il faut tenir

encore quelques semaines.
Alors que le cap Leeuwin se fait toujours désirer - le phare qui marque la pointe sud-ouest de

l'Australie est encore à 150 milles de l'étrave de L'Oréal Paris - Maud Fontenoy évoquait ce

1er février son irrésistible besoin de chaleur et de lumière. Le navigateur-aventurier Gérard

d'Aboville, le handballeur Jackson Richardson et les écoliers - toujours fidèles à ce rendez-

vous hebdomadaire - se sont chargés d'apporter à la navigatrice, tout au moins, un peu de

chaleur humaine. L'Ile de La Réunion n'est plus qu'à 4500 milles de navigation. Il faut tenir

encore quelques semaines.
" Je me suis promis de ne jamais pleurer à la vacation, même quand ça ne va pas " glisse Maud Fontenoy pendant sa liaison téléphonique avec le Musée National de la Marine. À moins de 24 heures du passage du Cap Leeuwin qui marque, dans un tour du monde à contre courant, la porte de sortie des mers du Sud, la navigatrice avoue volontiers que la " récurrence des tempêtes " et cette " boule au ventre " qui ne la quitte pas, l'ont usée physiquement. Pourtant, le pays de l'ombre, ce lieu " où il faut être allé pour pouvoir l'évoquer " est bientôt dans son sillage.

Cap à l'ouest, pratiquement en route directe vers la Réunion, l'allure légèrement freinée par un anticyclone.
Une pause météorologique bienvenue pour 'recharger les accus', et peut-être envisager de grimper au mât pour réparer le rail qui ne permet pas à Maud d'hisser sa
grand-voile complètement, et à l'inverse, de l'affaler.

Gérard d'Aboville, premier homme à avoir traversé l'Atlantique à la rame (en 1980) et parrain de Maud sur cette même aventure, sait ce que veulent dire solitude, fatigue et parfois abattement. Il sait aussi que tout est question de mental : " Je vois que dans la tête, tu es toujours aussi vaillante et c'est ça le plus important (...). La réussite, c'est dans la tête, le tempérament, la volonté. Voilà le dénominateur commun avec une traversée à la rame. "

Et de rappeler à Maud qu'en comparaison avec un bateau à rame, elle est cette fois logée dans un vrai " palace ", bref, que la " vie est belle ". Si le lieu de vie à bord de L'Oréal Paris est loin de ressembler à une suite dans un hôtel quatre étoiles, Maud rend néanmoins hommage à son bateau. " Un bateau taillé pour ce parcours, pour faire du près. Il demande peut-être beaucoup d'énergie avec ses 26 mètres de long et j'ai certainement réduit la toile plus que ne l'a fait VDH (son ancien propriétaire, détenteur du record du tour du monde à l'envers en solitaire), mais je m'y sens en sécurité. J'ai une relation très forte avec ce bateau. "

Son bateau rouge fait désormais route dans l'Océan Indien, où Maud Fontenoy espère trouver " du soleil pour faire sécher mes habits, mes bottes et mon bateau ". Jackson Richardson - en ligne depuis l'Allemagne où il soutien l'équipe de France de handball pour les demi-finales du Championnat du Monde - a tenu à encourager la navigatrice qu'il avait rencontré lors d'une manifestation contre le chikungunya. Ils ont en commun le lieu d'origine de l'ancien capitaine de l'équipe de France de Handball, qui est aussi le lieu d'arrivée de Maud. L'Ile de La Réunion. Une arrivée à laquelle la navigatrice pense jour et nuit et qu'elle compte bien atteindre pour la fin février.
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !