Tour de l'île Handisport :

Le message est passé


Publié / Actualisé
Samedi 15 décembre 2007, au troisième et dernier jour du tour de l'île des Messagers de l'espoir handisport, le bilan est globalement positif pour les communes qui ont répondu à la sollicitation du comité régional handisport de recevoir la caravane des sportifs. Le dialogue s'est engagé, élus et administratifs ont compris l'esprit positif de la loi. D'autres n'ont pas donné suite au passage des athlètes handisport. Les athlètes handicapés n'ont donc pas marqué d'étape, comme à Sainte-Marie et à Saint-Denis, que les coureurs ont traversé sans s'arrêter sous les encouragements.
Samedi 15 décembre 2007, au troisième et dernier jour du tour de l'île des Messagers de l'espoir handisport, le bilan est globalement positif pour les communes qui ont répondu à la sollicitation du comité régional handisport de recevoir la caravane des sportifs. Le dialogue s'est engagé, élus et administratifs ont compris l'esprit positif de la loi. D'autres n'ont pas donné suite au passage des athlètes handisport. Les athlètes handicapés n'ont donc pas marqué d'étape, comme à Sainte-Marie et à Saint-Denis, que les coureurs ont traversé sans s'arrêter sous les encouragements.
Si les questions d'accessibilité sont prises en compte, en application avec les textes en vigueurs, Jean-Bernard Sangaria, délégué départemental de l'AFM, précise que les commissions communales d'accessibilités " devront être mises en place avant la fin 2007 ". Il indique en outre, " qu'aujourd'hui, nous faisons de l'information auprès des municipalités, mais demain celles qui n'auront pas créé ces commissions seront hors la loi ". Les prochaines échéances électorales brouillent la donne et les enjeux fixés par la loi du 11 février 2005, les élus préférant reporter cette question au-delà du mois de mars .

Faire accessible doit être la normalité

Beaucoup de temps a été perdu depuis la promulgation au journal officiel de ce texte majeur. La prochaine mandature municipale aura donc la charge de mettre en place les outils fixés par la loi, faire l'état des lieux de l'accessibilité du bâti public avant la fin 2008, puis du logement, etc. Des communes se sont engagées à ne plus accorder de permis de construire si les normes permettant aux personnes à mobilité réduite de circuler dans l'habitation ne sont pas prises en compte lors de la demande . " Il faut que cela devienne la normalité, explique Alexandre Bodzen le président du CRH, cela coûte moins cher de faire des portes ou des couloirs plus larges à la construction que de casser, parce qu'un accident est survenu à un membre de la famille ". Cela simplifierait également l'accession à la propriété des personnes handicapées en élargissant le parc accessible du logement privé.
Normalité également en ce qui concerne la circulation des personnes à mobilité réduite. Jean-Bernard Sangaria rappelle que chacun d'entre nous peu, à un moment donné, se trouver en situation de handicap ; que l'accessibilité n'est donc pas réservée à une catégorie de personnes, mais utile pour toute la population.

Les handicapés doivent s'approprier leur avenir

C'est une remise en question du traitement des personnes handicapées qui ressort de ce tour 2007. A la Réunion, les problèmes rencontrés sont nombreux et toujours pas traités sur le fond. Les collectivités font peu appel aux associations de terrain pour les aménagements urbains. Ce qui fait dire au délégué départemental de l'AFM " avec ces commissions il est indispensable que la personne référent soit quelqu'un de la commune ?uvrant dans le handicap, pas un bureau d'étude ou un prestataire de service extérieur. Cette personne connaît les gens et est à même de définir les priorités ". En effet, les villes qui ont fait le choix d'ouvrir un poste de référent à un administré, comme à Saint-André, ne le regrettent pas en terme d'efficacité, et de budget.

La proposition de mise en place d'un réseau de transport cohérent et adapté sur le territoire de la commune n'a trouvé que peu d'écho. Même si quelques communes s'y essaient avec plus ou moins de bonheur pour les personnes handicapées. Pourtant, l'autonomie est la question cruciale. Pouvoir aller faire ses démarches, ses courses ou participer à la vie sociale n'est pas encore acquit. Alexandre Bodzen " ne comprend pas " que l'on construise encore des véhicules de transport en commun non adapté, alors que la loi en fait obligation d'ici cinq ans. " Le problème c'est les délais accordés dans cette loi à la mise en place des avancées " regrette Jean-Bernard Sangaria. Des délais qui, lors du vote des amendements, avaient été pointés du doigt par les associations nationales qui ont participé à l'élaboration de ce texte .
   

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