[VIDÉO] Un week-end de compétition ici et à Biarritz :

L'espoir du surf "made in Réunion"


Publié / Actualisé
Ce week-end, les surfeurs péi seront sur tous les fronts, avec toujours l'espoir de porter haut les couleurs du surf réunionnais et réaffirmer à ses détracteurs qu'il n'est pas mort. Crise requin oblige, les surfeurs réunionnais se sont armés de patience et d'ingéniosité pour s'adapter aux conditions que l'île intense leur offre désormais. Avec vigies ou filets, l'espoir renaît sur les vagues de reef de la Réunion.
Ce week-end, les surfeurs péi seront sur tous les fronts, avec toujours l'espoir de porter haut les couleurs du surf réunionnais et réaffirmer à ses détracteurs qu'il n'est pas mort. Crise requin oblige, les surfeurs réunionnais se sont armés de patience et d'ingéniosité pour s'adapter aux conditions que l'île intense leur offre désormais. Avec vigies ou filets, l'espoir renaît sur les vagues de reef de la Réunion.

Cette fin de semaine, ce sont justement les espoirs du surf péi qui glisseront dans les Zonex de l'ouest pour le premier week end du championnat régional, qui en compte trois pour s'assurer de trouver de bonnes conditions. Une compétition de surf à la Réunion, cela peut paraître incroyable...pourtant, elle aura bien lieu, et dans des conditions optimales de sécurité qui plus est.

Ces jeunes surfeurs auront à coeur de s'exprimer sur les vagues de qualité proposées par l'inimitable reef réunionnais, tentant au passage de glaner un titre qui pourrait les envoyer ensuite vers les prochains championnats de France, avec en tête les exploits de leurs aînés Jérémy Florès et Johanne Defay.

D'ailleurs, ces deux là seront également en compétition ce week end, avec l'équipe de France. A peine rentrés du Brésil (avec une finale en poche pour Defay!), les deux réunionnais pensionnaires du World Tour seront en lice pour les chamionnats du Monde amateurs (ISA) à Biarritz, dans le cadre du projet olympique défini avec la ligue mondiale professionnelle (WSL).

L'entraînement de samedi matin à Biarritz (vidéo facebook/fédération française de surf)

 

 

Même si les deux instances n'ont pas forcément trouver d'accord solide au niveau calendaire (les championnats du monde étant calés la semaine entre l'étape de Rio et celle de Fidji pour les dames), ils sont au moins d'avis que les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo seraient un formidable tremplin médiatique pour leur sport. Si Jérémy Florès est quasiment à domicile (il habite Seignosse), le problème est tout autre pour Johanne Defay qui a dû trouver un accord avec la fédération pour faire un détour par la France juste ce week-end, sur le retour du Brésil, pour filer dès lundi aux îles Fidji où elle défendra son titre acquis l'an dernier. Evidemment il est plus simple de se rendre à Fidji depuis le Brésil...

- La Réunionnaise rêve de podium -

Désormais 4ème mondiale sur le circuit professionnel, la Réunionnaise rêve de podium en fin d'année et est aussi forcément très sollicitée par l'équipe de France pour disputer ces mondiaux amateurs. Avec deux autres pensionnaires du World Tour (Joan Duru et Pauline Ado) l'équipe de France est la mieux fournie sur le papier...

En effet, à Biarritz, parmi les 47 nations engagées (un record!) seul le Brésil alignera également deux surfeurs de l'élite avec Wiggoly Dantas et Ian Gouveia. Les grosses nations comme l'Autralie et les Etats Unis ont préféré quant à elles bouder ce rendez-vous concocter par l'ISA en envoyant des "secondes couteaux". L'enjeu pour les tricolores sera évidemment de bien figurer au classement final, dans le but d'être reconnu comme une nation du surf en grimpant au ranking mondial qui servira aux instances olympiques lors de l'attribution des "dossards" pour les prochains JO.

Concrètement, si la compétition féminine se déroule normalement ce week end, Johanne Defay, tête de série numéro 1, a une carte à jouer pour s'offrir un titre mondial ISA. Même si la Saint Leusienne a déjà remporter des étapes prestigieuses sur le tour mondial parmi l'élite (US Open et Fidji), elle ne crachera certainement sur un titre ISA à 3 ans des prochains Jeux.

Si les conditions ne permettent pas de démarrer la compétition, Johanne Defay pourrait être remplacée, tout comme Pauline Ado (qui doit également se rendre à Fidji), par Justine Dupont ou Alizé Arnaud. Côté masculin, Jérémy Florès (comme Joan Duru) a deux semaines devant lui avant la manche fidjienne; il pourra ainsi surfer ces mondiaux à 100% et offrir peut être un titre mondial à l'équipe de France.

- Le quattro principal de l'équipe de France est à 50% réunionnais -

Quoi qu'il arrive, le quattro principal de l'équipe de France est à 50% réunionnais et ça a le mérite d'être souligné. Une fois encore, l'équipe de France puise dans le vivier réunionnais qui a pourtant diminué ces dernières années... N'oublions pas non plus que Nicolas Berthé (CTN) et Patrick Florès (Coach) complètent l'effectif réunionnais en équipe de France du côté de l'encadrement.

Deux autres surfeurs réunionnais étaient également préssentis pour porter le lycra tricolore à Biarritz mais finalement ils se concentreront sur le circuit WQS avec l'espoir d'intégrer l'élite mondiale en 2018. Auteur d'un excellent début de saison, Jorgann Couzinet, double champion de France, occupe la seconde place du classement mondial WQS. Il n'a jamais été aussi proche du World Tour... mais la saison est encore longue et tous les points sont bons à prendre.

C'est donc au pays du soleil levant que le Réunionnais a posé ses valises ce week end pour un WQS 6000 qui pourrait lui rapporter gros. On en revient justement aux désaccords entre l'ISA et la WSL, organisateur de dernière minute de cette compétition qui n'était pas sensée avoir lieu la semaine des Mondiaux de Biarritz et qui draine évidemment quelques uns des meilleurs surfeurs mondiaux. Mais demandez à un surfeur professionnel de choisir entre son métier et du bénévolat sur une semaine chargée et la réponse est toute trouvée! D'ailleurs, Maxime Huscenot en a fait autant et s'est également posé au Japon pour ce WQS qui débute dimanche. 52ème du ranking mondial, le Réunionnais champion du monde junior en 2010, bute depuis 2 ans sur une qualification parmi l'élite et a aussi l'espoir de gagner gros sur cet évènement.

- L'espoir est bien là -

De La Réunion au Japon en passant par Biarritz, les surfeurs réunionnais sont partout au sommet du surf mondial: Johanne Defay 4ème du World Tour et membre de la meilleure équipe nationale pour les Mondiaux ISA , en compagnie de Jérémy Florès, et Jorgann Couzinet 2ème du classement WQS... nos jeunes surfeurs péi ont de qui s'inspirer ce week end pour le championnat régional qui se déroule aux Roches Noires. Les jeunes Mathis Crozon et Colin Doyez, champions du Monde 2016 par équipe avec la France, sans oublier Lisa Girardet et Mahé Javegny, ont la voie toute tracée si le surf réunionnais survit.

D'autant plus que Romain Cloitre et Médi Véminardi, qui ont fait leurs preuves parmi l'élite dans le passé, suivent cela de très prêt et surfent régulièrement dans les Zonex. S'il faut du courage aujourd'hui pour persévérer à surfer à La Réunion, l'espoir est bien là et nos élites nous le prouvent.

Simon Paillard pour www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jose, Posté
Le surf, un sport cool, pratiqué par des mecs pas cools...