Pari réussi pour le fondateur de Run handi move :

Un père et son fils de 11 ans au sommet du Kilimandjaro


Publié / Actualisé
En mars 2018, Gilles Dubesset, 55 ans, accompagnateur en montagne et prévisionniste à temps partiel à Météo-France, et Lucas, son fils de 11 ans, élève de 6ème au collège Jules Solesse de Bois de Nèfles Saint Paul, ont réussi l'ascension du Kilimandjaro en Tanzanie. Cette réussie sportive a été réalisée dans le cadre du projet "the seven summits + 2". Il s'agit pour Gilles Dubesset d'escalader les plus hauts sommets des sept continents "avec en plus Le Mont Blanc, le plus haut sommet de l'Europe de l'Ouest et le Mont Kosciuszko, le plus haut sommet d'Australie. Nous nous donnons 20 ans pour y parvenir" explique-t-il. Gilles Dubesset a aussi fondé en 2005 avec deux amis l'association Run handi move. La structure donne la possibilité aux personnes handicapées de découvrir la montagne grâce aux joëlettes, des chaises à porteurs avec une roue centrale sous le siège. Pour aider à financer cette ascension du Kilimandjaro, une cagnotte en ligne avait été ouverte. 2 932 euros ont été collectés. "Comme nous nous étions engagés à à le faire, 30% de cette somme a été reversée aux associations Run handi move et Laurette Fugain, qui lutte contre la leucémie. Chacune d'elle a reçu 215 euro" note Gilles Dubesset. Nous publions ci-dessous l'intégralité de son récit de l'ascension du Kilimandjaro
En mars 2018, Gilles Dubesset, 55 ans, accompagnateur en montagne et prévisionniste à temps partiel à Météo-France, et Lucas, son fils de 11 ans, élève de 6ème au collège Jules Solesse de Bois de Nèfles Saint Paul, ont réussi l'ascension du Kilimandjaro en Tanzanie. Cette réussie sportive a été réalisée dans le cadre du projet "the seven summits + 2". Il s'agit pour Gilles Dubesset d'escalader les plus hauts sommets des sept continents "avec en plus Le Mont Blanc, le plus haut sommet de l'Europe de l'Ouest et le Mont Kosciuszko, le plus haut sommet d'Australie. Nous nous donnons 20 ans pour y parvenir" explique-t-il. Gilles Dubesset a aussi fondé en 2005 avec deux amis l'association Run handi move. La structure donne la possibilité aux personnes handicapées de découvrir la montagne grâce aux joëlettes, des chaises à porteurs avec une roue centrale sous le siège. Pour aider à financer cette ascension du Kilimandjaro, une cagnotte en ligne avait été ouverte. 2 932 euros ont été collectés. "Comme nous nous étions engagés à à le faire, 30% de cette somme a été reversée aux associations Run handi move et Laurette Fugain, qui lutte contre la leucémie. Chacune d'elle a reçu 215 euro" note Gilles Dubesset. Nous publions ci-dessous l'intégralité de son récit de l'ascension du Kilimandjaro

Le 13 mars, nous nous envolons pour Nairobi. Nous avons choisi de nous joindre au groupe de Gilbert Aureche, de l'agence "RandoRunTrekking". Nous sommes dix randonneurs,  : Eli, Lionel, Vincent, Lucas et des   Accompagnateurs en Montagne à l'île de la Réunion: Antoine, Cyril, Corine, Gilbert, Thierry, moi-même.
Lucas est le seul enfant et il a encore 11 ans puisqu'il est né le 16 avril 2006.

La voie choisie par Gilbert est la  Machamé, avec nuits sous nos tentes, communément appelée la voie Whisky pour la différencier de la Marangu : la voie Coca Cola, la plus empruntée. En tout il existe 6 voies, dont la Mweka qui n'est utilisée qu'à la descente, ce que nous avons fait.

Comme prévu, nous avons randonné 6 jours, du 15 au 20 mars pour parvenir au sommet le 19 mars.Nous étions accompagnés par 5 guides Tanzaniens au départ, 4 à l'arrivée (un a eu un problème de santé ) et... 31 porteurs. En théorie, ces porteurs ne doivent pas porter plus de 20 kg : une partie de nos bagages, les tentes, nos duvets et matelas, plus tout le matériel personnel et commun dont la nourriture qui n'a rien à voir avec du lyophilisé ! Leur objectif, arriver avant nous pour préparer les camps et que tout soit prêt à notre arrivée !

Nous avons eu des conditions météorologiques difficiles pratiquement tous les jours avec de la pluie et de la neige au dessus de 4400m d'altitude, sans oublier les orages, heureusement la nuit !

Après 4 jours de marche, le 19 mars c'est le jour J de l'assaut final : départ à 1h10 du matin de Burafu Hut (4600m d'altitude) après un bref petit déjeuner. Jusqu'à présent nous n'avons eu aucun problème de santé, lié à l'altitude. Température inférieur  à –5°. 

Rapidement, nous marchons dans la neige, ce qui semble exceptionnel d'après nos guides. Les organismes sont mis à rude épreuve. Certains d'entre nous sont sujets à des vomissements. Lucas a envie de vomir, mais il n'y arrive pas. Il a de fortes douleurs à l'estomac, mais il avance au mental ! En montant, nous croisons deux guides avec leur client qui est porté car il tient à peine sur ses jambes !

Nous arrivons à Stella Point ( 5756m ) un peu après le lever du jour : un endroit stratégique car nous venons de grimper 800 mètres dans un couloir d'une pente de 35 à 40°. Elle finit par  se radoucir et nous marchons, lentement mais sûrement encore près d'une heure pour atteindre le sommet vers 9 heures. 


Nous sommes tout proche des glaciers et de somptueux cratères. Par miracle, le ciel se dégage ! La récompense est là : moment inoubliable, c'est l'accolade, les pleurs, la joie, nous avons réussi, comme tous les membres de notre groupe. 30 minutes de bonheur, le temps de l'éclaircie !

Après cette halte inoubliable, nous prenons le chemin du retour vers Burafu Hut que nous atteignons en mi-journée pour un déjeuner bien mérité. Repos et nuit au bivouac à 3000m d'altitude, soit près de 12h de marche.

Nous avons terminé ce trek du Kili le 20 mars, fiers d'avoir atteint notre objectif.

La semaine suivante, nous sommes partis accompagnés de Thierry ainsi que du guide Mosses dans le Pays des Massaïs : dépaysement garanti ! Nous avons gravi l'Oi Doinyo Lengaï ( a Montagne des Dieux ) culiminant à seulement..... 2960 mètres  mais avec un dénivelé postif de 1800 mètres et des pentes à 45 degrés. Sa particularité : seul volcan au monde en activité à émettre de la Natrocarbonatite qui devient blanche en se refroidissant. 

Nous sommes revenus comblés par ce voyage. Il nous reste 7 sommets à gravir.

Les deux prochaines montagnes, toujours dans un esprit de partage : le Kosciuszko, le plus haut sommet d'Australie, en 2019, un projet commun avec, nous l'espérons fortement, l'association Run Handi Move. L'Acconcagua le plus haut sommet d'Amérique du Sud, culminant à 6962m en janvier 2020. Pour cela, nous cherchons des partenaires ou (et) sponsors : vous pouvez nous contacter sur cette adresse mail : gilles.dubesset@gmail.com.

Notre devise est une citation de Sydney A Friedman : "tu peux tout accomplir dans la vie, si tu as le courage de le rêver, l'intelligence d'en faire un projet réaliste et la volonté de voir ce projet  mener à bien".

Plus d'informations sur la page Facebook de run handi move "Les autrement capables"

   

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