En Californie (actualisé) :

Surf Ranch - 5ème place pour Johanne Defay


Publié / Actualisé
La 8ème épreuve du World Tour a eu lieu en fin de semaine en Californie. Pour la première fois de l'histoire de la discipline, l'évènement avait lieu sur une vague artificielle réglée par une machine qui s'active seulement toutes les 4 minutes. La Saint-Leusienne Johanne Defay a terminé à la 5ème place (Photos Romuald Pliquet pour la WSL)
La 8ème épreuve du World Tour a eu lieu en fin de semaine en Californie. Pour la première fois de l'histoire de la discipline, l'évènement avait lieu sur une vague artificielle réglée par une machine qui s'active seulement toutes les 4 minutes. La Saint-Leusienne Johanne Defay a terminé à la 5ème place (Photos Romuald Pliquet pour la WSL)

La compétition s'annonçait historique et ennuyeuse. Elle a tenu toutes ses promesses. Quatre jours au milieu du désert californien de Lemoore dans une piscine à vagues auront suffit pour faire concourir 18 filles et 36 garçons, avec une vague toutes les 4 minutes. Et même s'il y a eu du spectacle, la monotonie des séries a pris le dessus, inexorablement. Car les scores récompensaient la technique et uniquement la technique, donc sans surprises, la hiérarchie a été respectée, tant chez les dames que chez les messieurs.

Johanne Defay est arrivée au Surf Ranch de Kelly Slater dans la peau de la 4ème mondiale et malgré sa performance correcte, elle en est repartie 6ème. Pourquoi? Parce qu'elle était talonnée de près par l'Hawaiienne Carissa Moore et l'Américaine Caroline Marks: la première est 3 fois championne du monde et la seconde est le nouveau prodige du surf. Travailleuse, Moore est sans conteste la surfeuse la plus complète et technique du circuit. A côté, l'insolence de Marks, seulement 16 ans, n'a d'égal que son talent. En face, Defay n'avait pas les armes, privée de son sens marin légendaire.

Pourtant la Réunionnaise n'a pas démérité en scorant 8,47 points lors du tour qualificatif sur une gauche, imposant alors son backside ravageur. Avec seulement 4 vagues chacune, les filles étaient classées, quasiment dans l'ordre du ranking mondial, en vue de la seconde journée de qualifications où deux vagues restaient à surfer.

Et c'est sur ces deux vagues justement que tout aurait pu / dû se jouer, non? Les filles s'élançaient dans l'ordre inverse du classement de la journée précédente et quand vint le tour de la Réunionnaise, elle savait alors qu'elle ne finirait pas moins bien que 5ème. C'est donc sans pression qu'elle s'élançait sur sa gauche puis sa droite restantes.

- Dommage, l'occasion était pourtant belle -

Sauf qu'elle avait tout faux! Car après elle, mieux classées, Moore et Marks s'assuraient au minimum une 3ème place et passaient ainsi devant Defay au général. La Réunionnaise aurait dû tenter le tout pour le tout et essayer d'améliorer son 8,47, au lieu de quoi elle assurait une gauche à moins de 8 points qui ne comptait ainsi pas dans son total. On l'attendait alors 4 minutes plus tard sur la droite, avec dans le viseur 6,37 points à améliorer, faisable au regard de ce qu'elle avait montré à l'entrainement.

Pourtant, une fois encore, la Réunionnaise semblait complètement bridée et incapable de lâcher un vrai turn en haut de vague, laissant ainsi ses dérives à l'abris des regards, cachées dans l'eau verte de la piscine... Qu'avait-elle à perdre en tentant de surprendre les juges? Rien. Mais elle ne l'a pas fait. 6,77 était son score final quand elle charchait 7,80. D

Dommage, l'occasion était pourtant belle. La Réunionnaise qui comparait dernièrement en interview le surf en piscine avec le snowboard half pipe aurait justement dû s'en inspirer, dans cette discipline où le dernier run est synonyme de dernier espoir. L'adversité à distance était la nouveauté de ce format de compétition où l'on a l'opportunité d'éliminer plusieurs concurrents indirectement et pas seulement celui qui se trouve à l'eau en même temps. Il faudra certainement un temps d'adaptation pour assimiler cela.

Néanmoins, Defay s'offre une 5ème place, équivalente à un quart de finale donc toujours bonne à prendre. La victoire revenant finalement à Carissa Moore, l'Hawaiienne s'empare de la 4ème place mondiale jusque là gardée par Defay. Caroline Marks, 3ème, en profite pour griller la priorité à la Réunionnaise et s'intercaler à la 5ème place.

C'est donc deux places de perdues pour la Saint Leusienne désormais 6ème du classement mondial, à seulement 460 points du top 5. Tout est à refaire pour celle qui vise un nouveau top 5 comme en 2016. La prochaine opportunité sera la France, à Hossegor du 3 au 14 octobre, puis à Hawaii fin novembre, mais cette fois dans de vraies vagues...

sp/www.ipreunion.com

 

   

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