Confinement :

Le casse-tête des sportifs réunionnais pour garder la forme


Publié / Actualisé
Confinés comme l'ensemble de la population, les sportifs de haut-niveau tentent de rester actifs comme ils le peuvent. Privés de leur tapis de combat, leur bassin, leur piste de course ou encore leur spot de surf, ils rivalisent d'ingéniosité pour ne pas perdre la forme au sortir du confinement. Une tâche qui n'est pas des plus aisées lorsqu'on regorge d'énergie à dépenser et qu'on se retrouve coincé à domicile, pour une durée indéterminée. (Photos DR)
Confinés comme l'ensemble de la population, les sportifs de haut-niveau tentent de rester actifs comme ils le peuvent. Privés de leur tapis de combat, leur bassin, leur piste de course ou encore leur spot de surf, ils rivalisent d'ingéniosité pour ne pas perdre la forme au sortir du confinement. Une tâche qui n'est pas des plus aisées lorsqu'on regorge d'énergie à dépenser et qu'on se retrouve coincé à domicile, pour une durée indéterminée. (Photos DR)

- Les footballeurs stoppés en plein élan -

Si le crise du covid-19 a interrompu le sport au milieu de la saison en Métropole et en Europe, le football réunionnais, lui, s'apprêtait à reprendre ses droits la semaine où le confinement est entré en vigueur. Alors que ses joueurs de la SS Jeanne d’Arc étaient à quelques jours d’affronter l’AES Convenance en Coupe de La Réunion, Bernard Mahmoud, comme tous les entraîneurs de l’île, a dû tout arrêter.

“Ça nous a totalement pris par surprise”, se remémore-t-il. “On avait fait une grosse préparation et était content d’arriver au début de la compétition. C’est quand même le plus important pour nous sportifs. On a été pris de court, ça nous est tombé dessus comme tout le monde. Les gars étaient bien physiquement.”

Dans l’urgence, il avait alors concocté un programme pour que ses joueurs se maintiennent en forme. Le durcissement du confinement est là aussi venu compliquer les choses. “Sur la première semaine, j’avais envoyé un planning précis à tous les joueurs parce qu’on avait plus de liberté. On ne pensait pas que ça allait durer très longtemps. Depuis, je suis obligé de tenir compte des possibilités des uns et des autres. On est très limité dans les sorties maintenant, c’est plus délicat.”

Alors, ils se cantonnent tous à des petits exercices à la maison, principalement du renforcement musculaire, en fonction des moyens à disposition de chacun. “On sait de toute manière qu’au niveau endurance et puissance ça sera compliqué et qu’il faudra repartir à zéro. Tout le travail qui a été effectué est perdu.

Le plus ardu dans tout cela étant de ne pas savoir quand prendra fin la crise sanitaire. “Je parle avec mon préparateur physique, mes adjoints, mon président. On est tous impuissant. On peut donner le programme qu’on veut, on n’a aucune vue sur le futur”, lamente Bernard Mahmoud. “On est dans le flou total. On ne sait pas du tout quand on pourra reprendre. Le confinement va perdurer en Métropole, est-ce qu’on suivra le même chemin ici ? Je n’en sais rien du tout. On est plus à se poser des questions qu’à avoir des réponses.”

Les joueurs du club du Port gardent le contact entre eux et avec leur entraîneur en attendant la reprise espérée par tous et au plus vite. Avec une nouvelle préparation physique. “Ce n’est pas notre métier, mais presque. J’espère qu’ils ont tous fait un minimum d’entretien. Le premier réflexe que j’aurai, c’est de voir dans quelle condition seront les uns et les autres, dès le premier entraînement. Quand on va sortir de tout ça, on va apprécier encore plus notre sport parce que, vraiment, être confiné, c’est dur (rires).”

- De la lutte et des défis -

Champion de France universitaire de lutte le 12 mars dernier, le Rodriguais David Sainte-Marie n’a pas eu le temps d’étrenner son nouveau statut en compétition. Depuis son titre, le lutteur licencié à Saint-Joseph est en confinement chez sa famille d’accueil. “Je n’ai pas vraiment eu d’entraînement depuis, mais on est bien suivi par le club”, dit-il. “On reçoit un programme d’entraînement chaque semaine, avec quelques petits défis à relever pour se surpasser.”

Son coéquipier saint-joséphois Stéphane Sine, vice-champion de France universitaire en -65 kg, est lui rentré chez ses parents, près de Marseille. “Tous les jours je fais 1h-1h30 d’entraînement.” Des séances envoyées par ses encadrants de l’université de Dijon, où il est étudiant en STAPS, et par le club de Saint-Joseph. "Il y a une partie cardio où, par exemple, je fais des aller-retours dans mon jardin en sprintant. Une autre partie c’est de la musculation pour éviter la méforme musculaire. Même si on peut s’entraîner, on ne peut pas lutter. Bien sûr que je tourne un peu en rond", admet-il.

Alors pour pimenter un peu leurs quotidiens devenus monotones, les lutteurs de Saint-Joseph se lancent des défis sur Facebook, entre eux mais également avec d’autres clubs de Métropole et d’Outre-mer. “Le premier, c’était de faire 100 burpees le plus vite possible. C’est moi qui avais fait le meilleur temps en 4’09”, s’amuse David Sainte-Marie. “Il y a un autre jeu où on a les jambes tendues contre le mur, on essaye d’enlever et renfiler notre t-shirt sans faire descendre les pieds ou s’aider de quelqu’un."

"On s’amuse, ça nous permet de nous décontracter un peu. C’est pour lancer des défis, pousser les autres à réagir, essayer de surpasser et savoir qui est le meilleur (rires). La lutte est peut-être un sport individuel, mais quand on ne voit plus nos partenaires d’entraînement, ça fait bizarre, il y a un manque qui se ressent. Là, comme on s'envoie nos résultats dans le groupe, on reste soudé", indique David Sainte-Marie.

En temps normal, Valentin Damour (photos) est, lui, pensionnaire de l’Insep, le temple du sport de haut niveau français. En cette période de confinement, il est de retour à La Réunion, et ce n’est pas pour lui déplaire. “Je profite un peu pour me divertir. Je regarde des films, je lis. J’essaye de me caler des temps de repos. Le fait d’être revenu sur mon île, à la maison, c’est un peu plus reposant. C’est un rythme un peu moins intense qu’à l’Insep.”

Lire aussi : Cinq fois champion de France, le lutteur Valentin Damour vise les J.O. de 2024

Un peu seulement, parce que le Saint-Joséphois s’entraîne toujours deux fois par jour, le tout entrecoupé de ses cours de journalisme, dispensés par visioconférence, circonstances obligent. “J’essaye de garder un rythme assez soutenu. De toute façon, il n’y a rien d’autre à faire. Autant mettre ce temps-là à profit. Au niveau de la lutte c’est plus compliqué, forcément, mais j’ai réussi à me trouver un mannequin de lutte à mon club. Après je fais de l’entraînement physique, du circuit training, de la course, de la musculation... J’avoue que ça commence à faire long. J’espère que ça ne va pas durer trop longtemps."

Néanmoins, Valentin Damour ne sait que trop les risques encourus par un déconfinement trop précoce, lui qui s’est senti malade à son retour de Métropole. Légitimement inquiet d’être contaminé par le Covid-19, il a ensuite réalisé un test, qui s’est avéré négatif. “J’étais plutôt soulagé par rapport à mes proches surtout.” Alors comme tous les sportifs, il prend son mal en patience. “Pour tout athlète, c’est une crainte de perdre de son niveau à force de ne pas pratiquer, mais ça ne m’inquiète pas tant que ça. Je sais que j’ai une capacité à retrouver mes sensations de lutte assez rapidement.”

- Se ressourcer mentalement -

Pascal Blanc est préparateur mental. Il conseille et assiste plus 200 athlètes dans l’approche de leur discipline, parmi lesquels les lutteurs de Saint-Joseph. Cette trêve forcée, il la voit comme une sorte d’aubaine. “C’est aussi l’occasion d’avoir un peu de recul pour réfléchir à sa pratique, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.”

Ensemble, ils travaillent sur de l’imagerie mentale, un exercice qui consiste à vivre une expérience imaginaire qui correspond le plus possible à la réalité, essentiel dans les sports individuels “pour pouvoir maintenir son niveau”. “On fait ça par visio. On prend des situations que j’essaye de verbaliser pour que l’image soit la plus précise possible dans leur tête. Ce sont des séances de 15 minutes à 1 heure. Avec le confinement, on travaille sur de l’imagerie, dite dissociée. On fait du shadow, par exemple : ils font comme s’ils luttaient, mais sans adversaire.”

Lutteurs, golfeurs, grimpeurs, cyclistes font appel à Pascal Blanc pour ce type d’exercices. D'habitude juste en amont de compétitions mais, avec le confinement, cela permet aux sportifs de ne pas gamberger et même progresser en l’absence de pratique. “Le gros avantage c’est qu’on peut faire un petit ce qu’on veut. Il y a des choses qu’on n’arrive pas à faire parce qu’on bloque dessus. Là, on les imagine réussies pour offrir une expérience différente à l’inconscient. On ancre la réussite plutôt que d’apprendre par l’échec.

- La contrainte du poids des judokas -

"Il nous a complètement pris par surprise. On ne s’attendait pas à ça", dit Théo Pitaval, responsable du Dojo Huang Judo Club de l'Amitié, du confinement en vigueur. La Fédération française a en effet annoncé l'annulation de quasiment l'ensemble des compétitions nationales qui auraient dû se tenir au printemps. Seuls les championnats de 1ère division, qui serviront de qualification aux compétitions internationales, ont été reportés à une date ultérieure. 

La déception passée, les 6 cadets du club de Saint-Denis qui participeront à ces championnats de 1ère division doivent, eux, conserver la meilleure forme possible. Peu importe que le déconfinement soit imminent ou dans plusieurs mois. "On leur a envoyé un programme de préparation physique. Après, ça reste compliqué de faire du judo à la maison. Il faut être à plusieurs et un tapis. Donc on est sur le physique, un petit peu de mental et des vidéos techniques à regarder", explique leur entraîneur.

Etant à la maison, la tentation est grande de se laisser aller à un encas de plus entre les repas, des friandises ou des plats pas nécessairement sains. Là aussi, Théo Pitaval intervient auprès de ses judokas pour ne pas prendre de kilos en trop, rédhibitoires dans un sport avec des catégories de poids. "Ils me demandent beaucoup de conseils au niveau du poids, parce qu’ils ont peur de ne pas réussir à gérer ça. Rester confiné c’est manger un peu plus, faire un peu moins d’exercice. Je suis souvent en contact avec eux."

Le Dojo essaye aussi, tant bien que mal, de maintenir le soutien scolaire pour les plus jeunes dont les cours et devoirs continuent numériquement. "Ça fait partie de la préparation mentale d’être bien dans tous les aspects de la vie".

Surtout, les judokas dionysiens restent en contact via les réseaux sociaux. Au départ, il leur était demandé d'envoyer des vidéos à leur entraîneur pour qu'il s'assure de la bonne réalisation des programmes d'entraînements. Et puis l'idée d'un concours est née. "Sur Facebook, j’ai lancé un petit challenge à tous les adhérents du club. Ils font des petits montages vidéos/photos en train de faire du judo. Pour la plupart ils font un montage avec une représentation du virus et la mettent au tapis. Celui qui a le plus de likes sur gagne une récompense."

Une manière de faire vivre le club, le sport et les athlètes pendant le confinement. 

- Les nageurs tentent de rester à flot -

Les bassins étant fermés, il est encore plus difficile de reproduire l'activité sportive en natation. Une problématique plus préoccupante pour les jeunes nageurs, qui entament ou sont au milieu d’une phase charnière dans leur poursuite du haut niveau. Ils sont 14 dans ce cas, inscrits au Centre d’accession et de formation de La Réunion. “Je transmets des éléments, je fais redescendre les quelques programmes d’entretien physique préparés par la Fédération. Je fais un peu la boîte aux lettres”, sourit Franck Schott, Directeur technique régional (DTR).

Lire aussi : Natation : toutes les compétitions suspendues dans toute la France jusqu'au 30 juin

Ces programmes consistent en une série d’exercices à réaliser à domicile, essentiellement de la préparation physique, des exercices de bas de corps, du gainage, des assouplissements, et du travail d’endurance. “Évidemment pas de partie technique, ni de partie spécifique, puisqu’elles se passent en bassin. La plupart n’ont pas forcément de piscine, mais de toute façon même une piscine chez soi n’est pas suffisant pour travailler la technique. C’est bien d’avoir le contact avec l’eau, mais ce n’est pas suffisant. Les humains sont terrestres, pas aquatiques. L’élément eau n’est pas naturel chez nous, ce sont des repères très particuliers.”

Même avec ces programmes, l’interruption des entraînements suscite l’inquiétude du DTR quant à la courbe de progression des jeunes pousses réunionnaises. “C’est largement insuffisant par rapport à ce qu’ils peuvent faire habituellement. On est bien en-deçà de ce qu’ils auraient dû faire. Ils sont jeunes donc ils retrouveront sûrement assez rapidement une condition physique, mais ce n’était pas ce qu’on visait. L’objectif n’est pas qu’ils gardent leur niveau, l’objectif est de les faire progresser.” Toute une planification qui est à revoir pour la direction technique réunionnaise.

Pendant la période de confinement, la Fédération française sollicite régulièrement les nageurs à travers des questionnaires en ligne pour jauger leur bien-être, hors de l’eau. D’après les premières statistiques, auxquelles Franck Schott a accès, le moral des troupes est bon. “Ils arrivent tous à suivre le petit programme qui leur est transmis. Globalement, ceux qui ont plus de facilité à maintenir leur activité physique sont en meilleur état moral que ceux qui ne le font pas.” Pour eux aussi, il conviendra que la crise sanitaire se termine au plus vite. 

Lire aussi : L'ancien nageur Michael Phelps appelle les athlètes à "prendre soin" de leur santé mentale

- Le basket lorgne déjà la saison prochaine -

Alors que beaucoup de sports gardent encore l’espoir d’une reprise de la saison, le basket a rapidement pris les devants. Aux Etats-Unis, le championnat de NBA est arrêté indéfiniment depuis le 11 mars. En France, la Fédération a pris le 29 mars dernier, la décision encore plus radicale de suspendre toutes les compétitions, de manière définitive. Une mesure derrière laquelle s’est rapidement rangée la Ligue réunionnaise et l'ensemble des clubs de l’île.

Lire aussi : La Ligue de basket réunionnaise suspend définitivement la saison

“Avant même que le confinement soit total, j’avais mis à l’arrêt les entraînements”, se félicite Daisy Isambert-Permalama, présidente du Basket Club Dionysien. “Une fois qu’on sera sorti du confinement, si l’autorisation est donnée pour faire des regroupement, on envisagera une remontée sur le terrain. Tout va dépendre de l’évolution de cette épidémie. Ça se fera progressivement, mais surtout en prenant compte des risques. Il n’est pas question de faire tout et n’importe quoi.”

Le club de Saint-Denis a beau être une structure amatrice, les joueurs communiquent entre eux pour ne pas reprendre la saison prochaine avec des kilos superflus. “Je sais qu’ils parlent beaucoup entre eux, qu’il y a des réunions à travers les réseaux sociaux. Ils se passent des consignes, ils commencent à envisager le retour sur le terrain qu’ils espèrent le plus rapide possible", relate la présidente, qui indique par ailleurs la bonne santé économique de son club, malgré le confinement. "Comme on n’a pas de salariés, on n’a pas de dépenses. Avec la gestion de rigueur qu’on a, on n’a pas de soucis particuliers."

- Objectif Tokyo 2021 pour les surfeurs -

Les Jeux olympiques 2020 devaient se tenir du 24 juillet au 9 août 2020, et être les premiers pour le surf. Il faudra désormais attendre une année supplémentaire pour voir les meilleurs du monde se disputer les médailles olympiques. L'accès au plage étant interdit un peu partout à travers le monde et les compétitions du circuit mondiales reportées, les surfeurs s'exercent à domicile, bien loin de leurs spots favoris. 

Trois Français étaient déjà qualifiés, dont deux Réunionnais : Johanne Defay et Jérémy Florès. "Ils ne font que du physique", explique Patrick Florès, entraîneur de l'équipe de France. "On leur donne des fiches, mais on ne peut pas leur demander de respecter les consignes qu’on leur a donné pour une préparation dans les 2-3 mois alors qu’on sait que le programme a changé. Ce qu’il faut, c’est s’entraîner et ne pas perdre le rythme. C’est compliqué. On le voit sur les réseaux sociaux, les sportifs s’adaptent eux-mêmes. Ils redeviennent des gens normaux et s’entraînent à la maison."

Lire aussi : Patrick Florès : "le sport passe en second"

"En tant que sportive de haut niveau, je n'ai pas de compte à rendre à un boss ou à faire de télétravail. Je dois me concentrer sur mon entrainement et continuer de m'investir là-dedans. La motivation je l'aurai quoiqu'il arrive dans un mois ou dans six mois. J'ai cette passion du surf, de la compétition et de l'entraînement", nous déclarait Johanne Defay le 25 mars dernier

- Le calendrier chamboule tout en athlétisme -

Les footings ont beau être encore autorisés à La Réunion, les coureurs des clubs d’athlétisme subissent eux aussi le confinement. De même pour les sauteurs et les lanceurs. Les compétitions étant suspendues, ce sont des préparations entières qui sont à revoir. “On s’attend à ce que nos athlètes perdent un peu de leur niveau. Pour ceux qui s’étaient préparés pour le 10 km sur Saint-Paul, le semi-marathon de l’Etang-Salé, ou encore le Grand Raid, il va y avoir une redescente”, détaille Marie-Lou Robert, présidente de l’Athlétisme Club de Saint-Leu.

Les stages prévus à destination des jeunes pendant les vacances solaires ont été annulés. Et même s’il n’y a plus d’entraînement, les coaches du club se mobilisent dans la mesure du possible pour assister leurs athlètes. “Ils ont mis des petites recommandations d’entraînement individuel sur la messagerie du club.” D’habitude l’AC de Saint-Leu n’organise que des séances collectives, mais au vu de ces circonstances extraordinaires, des exceptions sont faites.

“Il n’y a pas de programme spécifique sauf à la demande. Si certains ont des questions, on leur répond. On a des gens du club qui ont des spécialités en sophrologie, en coaching PPG (préparation physique généralisée), qui proposent des séances en visio”, explique Marie-Lou Robert.

Son homologue du Racing Club de Saint-Denis, Lucien Bois, souhaite surtout que les membres de son club respectent le confinement. “L’objectif est de bien rester chez soi. Certains vont faire leur petit footing le matin, mais pas loin de chez eux. On essaye de ne pas les inciter à enfreindre la consigne.

La raison principale est que, sans visibilité sur la calendrier, établir un programme de préparation est vain. “Les championnats de France vétérans ont été annulés alors qu’on avait réservé des billets. Des athlètes avaient réalisé leur minima, c’est perdu. On n’a pas d’ambition, d’objectif bien précis. Faire un entraînement pour quand ? Dans 15 jours ? Dans 3 semaines ? Pour quel championnat ?”, s’interroge-t-il.

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Et les cyclistes ?, Posté
Si le corona pouvait rendre raison au football ce serait un bienfait énorme au monde