Football féminin :

La footballeuse portoise Alexia Piémont, 15 ans, admise au pôle espoirs de Tours


Publié / Actualisé
Alexia Piémont est une jeune adolescente du Port. Elle joue à l'AS Jeanne d'Arc depuis ses 6 ans. Elle est gardienne de but. Elle rêve de devenir footballeuse professionnelle. Elle n'est pas loin de réaliser ce rêve : à 15 ans, elle vient d'être retenue au pôle espoir de la Fédération française de foot à Tours (Photo D.R.)
Alexia Piémont est une jeune adolescente du Port. Elle joue à l'AS Jeanne d'Arc depuis ses 6 ans. Elle est gardienne de but. Elle rêve de devenir footballeuse professionnelle. Elle n'est pas loin de réaliser ce rêve : à 15 ans, elle vient d'être retenue au pôle espoir de la Fédération française de foot à Tours (Photo D.R.)

On peut difficilement dire d’elle que c’est une grande bavarde. Elle économise ses mots. Sa réponse préférée tient en quatre lettres : "bien". Ainsi se résume le parcours de d'Alexia Piémont la portoise gradienne de but. Tout va "bien" pour elle, tout se passe "bien", la suite s’annonce "bien". Preuve que le module "répondre à une interview de journaliste" n’est pas encore enseigné dans les centres de formation, mais c'est (très) loin d'être l'essentiel

L'essentiel est qu'Alexia Piémont est en train de réaliser l'objectif dans la vie : devenir footballeuse professionnelle et intégrer l’équipe de France. Il y a un an, elle avait franchi une première étape en intégrant le centre de préformation féminin de Saint-Joseph. Ses atouts : une grande aisance technique et une bonne vision du jeu. Prise de balle, plongeon… réaliser ces gestes sur le terrain la fait sourire. "Quand je fais des mauvais entraînements je suis très énervée, mais après j’en rigole et je me dis que je ferai mieux la prochaine fois" explique Alexia Piémont.

- Comme Sarah Bouhaddi -

C’est comme ça qu’elle s’exprime, sur le terrain. "Sarah Bouhaddi est la gardienne de l’équipe de France, j’ai vu beaucoup de matchs et de vidéo sur elle. Mon objectif est de devenir aussi performante qu'elle" précise la jeune sportive. Depuis qu’elle a commencé le football, elle n'a rencontré aucun problème majeur. Elle le doit, dit-elle, à ses coachs et à l’équipe technique qui ont su se montrer disponibles, à l’écoute et qui lui ont fait confiance. Avec l’entraîneur ?  Ça se passe bien". Avec les coéquipiers ? "On était une vingtaine de filles au centre de préformation. Je me suis tout de suite fait des copines".  Il y a pourtant de la concurrence pour les postes de gardienne, mais Alexia Piémont n’a rien lâché et a gardé son poste de prédilection.

Le bilan de la dernière saison : quelques défaites en championnat. Mais ces échecs ont galvanisé l'équipe. La team U16 féminine de l’AS Jeanne d’Arc s'est hissée sur la première place du podium. "On a su apprendre de nos erreurs, ce qui nous a permis d’exceller en cette fin de saison et de gagner le championnat" commente la jeune footballeuse. Quand elle dit que tout va "bien"…

Autre signe qui ne trompe pas : Alexia Piémont est toujours sur les terrains. Sa génération, celle des enfants nés dans les années 2000, a subi un premier écrémage. Quatre départs sur vingt joueuses. C’est la dure loi du sport professionnel : beaucoup d’appelés, peu d’élus. Pour y parvenir, pas de miracle : la jeune Portoise suit un planning très strict où le temps libre est secondaire. "Je n’ai pas d’autre hobbit que le foot, je vis pour ça, c’est ma passion. Je m’entraîne 3, 4 parfois 5 fois par semaine pour parvenir à l’excellence" confie Alexia Piémont.

- Une envie de se battre -

À côté, Aléxia Piémont continue de suivre les cours, où elle a pour projet d’intégrer une école de commerce après son bac. "Lors des sélections pour le pôle espoir, j’étais sur liste d’attente pour l'école. J’ai alors passé des entretiens et des tests et j’ai réussi à prouver que, malgré les difficultés que je peux avoir dans certaines matières, je ne vais pas à Tours pour rien, je veux réussir !" commente-elle

La suite s’annonce toujours aussi "bien". Alexia a réussi à franchir les étapes de sélection au pôle espoirs de Tours. Elle fait partie des 20 joueuses qui, comme dans les autres pôles de France, seront suivis par la Fédération. Cela lui donne, à 15 ans, le statut de sportive de haut niveau. C’est encore une étape de franchie pour réaliser son rêve. Peut-être qu’un jour on le verra à Clairefontaine, parmi les Bleues. Elle ne devrait pas avoir de mal à maîtriser leur signe de ralliement : " bien ou bien ? "…

es/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Eric Ah-thone, depuis son mobile, Posté
bonne chance à elle
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Bonne route Alexia !