Le choc, la réponse et la controverse :

Tags racistes à l'Insep : le détournement des insultes fait débat sur les réseaux sociaux


Publié / Actualisé
Ce dimanche 28 juin 2020, des tags racistes ont été inscrits sur les photos d'athlètes français autour de l'Insep (Institut National du Sport de l'Expertise et de la Performance). Dans un contexte national et international de lutte contre le racisme, les inscriptions avaient émues au-delà même du monde du sport. En réponse, l'organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 a publié les photos retouchées, afin de détourner les messages racistes. Une initiative qui fait débat.
Ce dimanche 28 juin 2020, des tags racistes ont été inscrits sur les photos d'athlètes français autour de l'Insep (Institut National du Sport de l'Expertise et de la Performance). Dans un contexte national et international de lutte contre le racisme, les inscriptions avaient émues au-delà même du monde du sport. En réponse, l'organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024 a publié les photos retouchées, afin de détourner les messages racistes. Une initiative qui fait débat.

“Singe”, “Négro”... Des inscriptions explicitement racistes qui ont été découvertes, ce dimanche 28 juin, sur trois photos d’athlètes français ornant la clôture autour l’Insep, à Paris. Sur les panneaux vandalisés, on retrouvait initialement des photos à la gloire du judoka Teddy Riner et du sprinter Dimitri Bascou. 

Des graffitis partagés et dénoncés sur les réseaux sociaux par plusieurs sportifs, dont la pentathlète Elodie Clouvel, l'athlète Maëva Danois ou encore l’ex-judokate Gévrise Émane. La ministre des Sports Roxana Maracineanu a qualifié ces actes “ignobles et lâches”. “Le combat contre le racisme doit se poursuivre. Ne relâchons pas notre vigilance. Tout mon soutien aux athlètes et à ceux qui se sentent salis par ces comportements révoltants”, a-t-elle écrit sur Twitter. 

La direction de l'Insep a décidé de déposer plainte contre X.

- Une réaction qui fait débat -

Face à l’émoi suscité par ces insultes, l'organisation de Jeux Olympiques de Paris 2024 a réagi ce mardi, en les détournant en message anti-racistes.

"Négro" est devenu "Roi du 110 m haies, médaille de bronze olympique et fierté de la France" sur le portrait de Dimitri Bascou, et "Singe" sur celui de Teddy Riner transformé en "Génie des tatamis, double champion olympique et fierté de la France".

Si beaucoup saluent la créativité de la réponse et le massage véhiculé, d'autres dénoncent une certaine maladresse en dépit de la bonne volonté. De nombreuses personnes ont en effet reproché au comité d'organisation de donner une nouvelle visibilité à ces inscriptions.

D’autres internautes doutent du fait cette communication soit efficace pour condamner le racisme car elle laisse apparaître les tags d’origine.

- Des explications, puis des excuses -

Face à ces dénonciations, Paris 2024 s’est justifié à travers différents tweets, rappelant qu’il ne s’agissait en rien d’une campagne publicitaire mais d’une réponse à des insultes racistes qu’ils ne pouvaient pas laisser passer.

À leurs yeux, cette réponse permet de rétablir la vérité sur les athlètes visés. Ils ont également avancé à plusieurs reprises que certains athlètes leur avaient directement fait part de leur émotion. "Nous prenons la parole pour tous ceux qui refusent que le racisme ait le dernier mot".

Finalement, l'organisation des Jeux de Paris 2024 a publié un mea culpa, devant la multiplication de réactions négatives.

Un dernier message réitérant son objectif de combattre le racisme. Une volonté sur laquelle, cette fois, tout le monde s'accordera. 

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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    3 Commentaire(s)

    Marguerite, Posté
    Raté! d'un tag qui veut blesser le passant n'en retiendra que sa correction qui glorifie. La réponse est parfaite. Pourquoi s'en excuser?
    Lamou4, Posté
    Moi je dis à qui profite le crime ? La famille Traoré jubile !
    LE BASQUE, Posté
    Pour information, la France est un pays qui a été le plus envahi dans l'histoire. Lorsque qu'un pays était envahi, il y avait viols, voir Allemagne de l'Est lorsque l'URSS a récupéré cette partie à fin de la seconde guerre mondiale. Tout ça pour dire qu'en France nous sommes tous métissés, pour prouver mes dires, vous pouvez vous faire tester (ADN salive) avec le laboratoire 23andme par exemple (voir si c'est autorisé ou non). Ce qui permettrait aux racistes de voir leurs origines