Tribune libre de Philippe de Cotte :

"Vivre avec le Covid-19, c'est notre doctrine"


Publié / Actualisé
C'est la phrase qu'a répétée le premier ministre lors de sa récente visite sur le Tour de France. En effet, en l'absence de vaccin, la France hexagonale et La Réunion ne sont résolues qu'au seul choix de s'adapter et à organiser une nouvelle forme d'existence en tenant compte d'un virus dont l'échappatoire est inconnu. (Photo rb/www.ipreunion.com)
C'est la phrase qu'a répétée le premier ministre lors de sa récente visite sur le Tour de France. En effet, en l'absence de vaccin, la France hexagonale et La Réunion ne sont résolues qu'au seul choix de s'adapter et à organiser une nouvelle forme d'existence en tenant compte d'un virus dont l'échappatoire est inconnu. (Photo rb/www.ipreunion.com)

A l'heure où le préfet de notre département doit sous peu, faire savoir à notre population quelles sont les règles de sécurité sanitaires à suivre dans les prochaines mois, je ne puis que faire l'affligeant constat du sacrifice des activités sportives et culturelles.

Pour ne parler que de cyclisme de compétition ou de loisir, domaine dans lequel j'ai quelques compétences : depuis le mois de mars, celui de l'entrée en confinement et jusqu'à aujourd'hui, plusieurs mesures incohérentes donc injustes, ont arrêté sa pratique à La Réunion.

Dirigeants et pratiquants du cyclisme, bons élèves et bons citoyens, nous avons interrompu nos calendriers d'entraînements et de compétitions pendant 4 mois et demi. Après une brève reprise de 6 semaines, une surinterprétation des consignes préfectorales par plusieurs communes a de nouveau instauré par arrêtés municipaux, un nouveau blocage.

Dans cette même dernière période, l'activité sociale et économique pour sa part, a repris : grandes surfaces, marchés, commerces, chantiers, écoles, collèges, lycées, université, lieux de culte, cinémas, restaurants, réunions familiales, etc.

Dans cette situation pour le moins singulière et je le répète, à l'heure où le préfet doit prendre les décisions qui vont engager l'avenir proche de la population réunionnaise, je pose ces questions :

Quand le mouvement sportif réunionnais (70000 licenciés, au moins autant de pratiquants autonomes) a-t-il été consulté ? Lui qui est suffisamment responsable et compétent pour assumer la délégation de service public l'autorisant à organiser le sport en France et en territoire réunionnais.

Nos décideurs ont-ils mesuré l'impact négatif imposé à l'équilibre psychosomatique des jeunes et moins jeunes, à l'altération de la cohésion sociale en ces temps d'incivilité croissante, au désarroi des acteurs économiques induits par la compétition et le loisir cyclistes (petites entreprises commerciales et de tourisme, mécaniciens, animateurs sportifs, organisateurs d'événements, associations sportives), à la perte des licenciés, au niveau sportif en régression ?

Je demande au préfet à l'heure des décisions, de prendre en compte le poids de ces questions lourdes de conséquences. Je demande au préfet de prendre en compte l'implication responsable et compétente qu'a assumée la gouvernance fédérale cycliste depuis bon nombre d'années et bien entendu, en cette période difficile, son savoir-faire en matière de protocoles préventifs de sécurité.

Le cyclisme réunionnais saura vivre avec le COVID 19.

Philippe de Cotte, éducateur, technicien, dirigeant cycliste.

   

1 Commentaire(s)

Une équipe qui perd, Posté
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