La Réunionnaise a remporté son sixième titre de championne d'Europe :

Alice Lemoigne : "j'avais tellement hâte de reprendre la compétition"


Publié / Actualisé
Sacrée championne d'Europe de longboard pour la sixième fois ce dimanche 11 octobre 2020, à Espinho (Portugal), la Réunionnaise Alice Lemoigne continue sa razzia sur la discipline. Imaz Press s'est entretenu avec la championne de 24 ans, qui a bien failli ne pas pouvoir défendre ses chances à cause d'une blessure au dos. L'adrénaline et l'envie de retrouver la compétition l'ont aidée à surmonter la douleur et remporter ce titre inédit, puisqu'il s'est joué sur une seule épreuve, crise sanitaire oblige. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Sacrée championne d'Europe de longboard pour la sixième fois ce dimanche 11 octobre 2020, à Espinho (Portugal), la Réunionnaise Alice Lemoigne continue sa razzia sur la discipline. Imaz Press s'est entretenu avec la championne de 24 ans, qui a bien failli ne pas pouvoir défendre ses chances à cause d'une blessure au dos. L'adrénaline et l'envie de retrouver la compétition l'ont aidée à surmonter la douleur et remporter ce titre inédit, puisqu'il s'est joué sur une seule épreuve, crise sanitaire oblige. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Ce sixième titre de championne d'Europe a-t-il une saveur particulière par rapport aux précédents ?

À chaque fois que je gagne, les titres ont une saveur différente. Celui-ci encore plus parce que c’était la seule compétition de l’année. Le titre de championne d’Europe se jouait sur un seul événement, il ne fallait pas le rater. Ça fait vraiment du bien de se remettre à la compétition et de voir aussi que l'entraînement que je fais depuis le début de l’année a payé, que je n’ai pas perdu aux niveau technique et physique.

Lire aussi : Longboard : la Réunionnaise Alice Lemoigne est championne d'Europe

Avez-vous trouvé plus difficile le fait que tout se joue sur un seul événement ?

C’était un peu plus stressant, comme on est un peu lié à l’océan. Parfois il n’est pas avec nous, on n’a pas la bonne vague et ce n’est même pas de notre faute. En plus je me suis blessée la veille de la compétition, je me suis bloquée le dos. Je me suis dit que j’allais peut-être rater mon titre à cause de ça. En fait ça m’a donné une force en plus pour ne rien lâcher et tout donner.

Il fallait rester lucide et ne pas trop stresser, même si c’était dur parce que ça faisait huit mois que je n’avais pas fait de compétition. Juste de se dire qu’on repart à l’eau avec un lycra, le stress monte automatiquement, mais j’ai réussi à le contrôler et le canaliser.

Votre dos vous a-t-il gêné le jour J ?

La première série, ça allait. Pour la finale, j’ai commencé à avoir super mal. Avec l’adrénaline de la compétition, tu oublies. C’est à la sortie de l’eau et aujourd’hui que j’ai encore plus mal. J’ai gagné, maintenant j’ai tout le temps de me reposer à la maison. Il ne me reste que deux jours dans le froid avant de rentrer à La Réunion, donc je positive.

Avez-vous rapidement retrouvé vos sensations une fois dans l’eau ?

C’était hyper étonnant parce qu’en cinq minutes j’ai fait 17 de total et j’ai mis KO ma concurrente. J’avais tellement hâte de reprendre la compétition que ça s’est vu dans mon surf. Je me suis amusée dans les séries, je me suis vraiment régalée.

À quoi va ressembler votre programme lors des prochains semaines ?

Je travaille au TCO depuis le mois de janvier, donc je vais reprendre le travail (rires). Et aussi les entraînements, c’est tous les jours. Je vais revoir ma famille aussi, passer du temps avec les amis.

Que peut-on vous souhaiter pour l’année prochaine ?

Faire la même année qu’en 2019 : le titre de championne du monde, d’Europe et de France.

Si l'un de ces titres venait à vous échapper, la déception serait grande... 

Ça dépend de la manière dont je perds, si je fais beaucoup d’erreurs tactiques ou pas. Ca fait quelques temps que je n’ai pas perdu, donc ça me ferait bizarre. Je me remettrais en question et doublerais les entraînements. Mais j’essaye de rester confiante. Mentalement avec tous ces titres que j’ai eus ces dernières années, je suis bien rassurée. Je vais tâcher de garder le même rythme.

Maintenant que le surf est une discipline olympique, envisagez-vous de faire la transition du longboard au shortboard ?

Non, pas le shortboard. On parle du longboard qui sera peut-être en démonstration pour les Jeux olympiques, j’espère que ce sera le cas. Après, peut-être que je me lancerai dans le stand-up paddle, qui sera peut-être une discipline olympique. J’ai fait des compétitions, j’ai fini troisième aux championnats de France. À voir, j’aime bien me lancer des défis (rires).

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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