Trafic d'êtres humains :

Madagascar : démantèlement d'un réseau de domestiques destiné à l'Arabie saoudite


Publié / Actualisé
Mi-mai, les policiers du Service central des enquêtes spécialisées ont arrêté une femme au port de Mahajanga, âgée de 32 ans. Elle est soupçonnée d'avoir organisé un réseau de domestiques malgaches, censées être envoyées vers l'Arabie saoudite. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Mi-mai, les policiers du Service central des enquêtes spécialisées ont arrêté une femme au port de Mahajanga, âgée de 32 ans. Elle est soupçonnée d'avoir organisé un réseau de domestiques malgaches, censées être envoyées vers l'Arabie saoudite. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

C'est une information que nous révèlent nos confrères de NewsMada. Selon l'enquête qui a suivi l'interpellation, cette femme comptait envoyer les travailleuses malgaches aux Comores, avant de prendre un avion pour le Moyen-Orient. Le réseau des domestiques était manifestement bien rodé. Selon NewsMada, cette femme travaille pour une "agence" chargée de recruter des domestiques dans toute l'île de Madagascar. Les travailleuses sont d'abord hébergées dans la capitalle, puis elles sont acheminées vers le port de Mahajanga.

Pour les autorités, il s'agit d'une forme de trafic d'être humains, voire d' "esclavage moderne". Les migrations de travailleuses malgaches persistent dans la Grande Île, elles sont notamment envoyées en Arabie Saoudite, au Koweït et au Liban. A priori, chaque travailleuse devait verser une somme de 1.200.000 d'ariary, soit l'équivalent de 288 euros. Il s'agirait d'une participation financière pour établir leur dossier, passeport ou visa. L'agence quant à elle devait percevoir par la suite un pourcentage mensuel sur le salaire des domestiques malgaches. Un commerce bien entendu proscrit par le pays.

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Illustration : Kwa Films

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