Il a reçu un avertissement (actualisé) :

Le Port : une pétition en faveur d'"un enseignant sanctionné pour avoir parlé créole"


Publié / Actualisé
Au cours d'une réunion du personnel dans l'établissement Laurent Vergès au Port, un enseignant intervient et s'exprime en créole. Rien d'extraordinaire jusqu'ici. Pourtant ce 11 décembre 2018, tout s'emballe, l'inspecteur d'académie présent lors de la réunion aurait interdit à l'enseignant de poursuivre en créole, il lui aurait intimé de continuer en français et l'aurait menacé de sanction s'il continuait à s'exprimer en créole. (Photo d'illustration : RB/Imaz Press Réunion)
Au cours d'une réunion du personnel dans l'établissement Laurent Vergès au Port, un enseignant intervient et s'exprime en créole. Rien d'extraordinaire jusqu'ici. Pourtant ce 11 décembre 2018, tout s'emballe, l'inspecteur d'académie présent lors de la réunion aurait interdit à l'enseignant de poursuivre en créole, il lui aurait intimé de continuer en français et l'aurait menacé de sanction s'il continuait à s'exprimer en créole. (Photo d'illustration : RB/Imaz Press Réunion)

C'est la fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public (Flarep) qui a alerté en lançant une pétition. Car l'enseignant concerné n'a pas voulu faire de vagues en médiatisant son histoire. 

Dans le texte qui accompagne la pétition, la Flarep donne des précisions sur le déroulé des faits puis explique ce qui s'est passé après ce 11 décembre 2018 "en avril dernier, l’enseignant est convoqué par l’inspection et se voit infliger un "avertissement solennel" pour refus d’obtempérer face à son supérieur hiérarchique qui lui intimait de s’exprimer en français et refusait de l’entendre dans sa langue maternelle et langue de la Réunion."

La Flarep, institution regroupant les principales associations ou fédérations de parents d’élèves et/ou d’enseignants qui œuvrent au développement des langues régionales dans le service public d’éducation fait part de son indignation face à une situation qu'elle juge "inadmissible". Se posant des questions sur les raisons qui ont motivé une telle décision " l’Éducation Nationale retourne-t-elle à l’époque des hussards noirs de la République en sanctionnant les locuteurs de langues " régionales " ou ce régime est-il réservé aux TOM ?"

La Flarep dénonce "une attitude scandaleuse de l'adminstration éducative et ne compte pas en rester là. L'institution demande : 

• la levée de l’avertissement contre le professeur créolophone ;

• la diffusion d’une circulaire académique reconnaissant l'usage par les enseignants des deux langues de la région dans l’exercice de leurs fonctions.

La pétition de la Flarep à retrouver ici

Reste à savoir quelle sera la position du rectorat sur la question. 

www.ipreunion.com 

   

24 Commentaire(s)

Didi, Posté
une honte!! on est a La Reunion, ce professeur a le droit de s'exprimer en créole!! Ce Monsieur de l'académie n'a qu'a s'adapter, il vient ici il est sensé comprendre le créole!! ici on parle créole, le français on l'a appris, il n'a qu'a nous respecté!! je soutiens ce professeur a 100%!!
Daddy, Posté
On ai dans un île ,on a droit de parlé notre langue même en classe ! Qui la partie porte plainte la ! Sa la pas content rentre dans son pays
Ticok974, Posté
Nota : pourquoi le DAASEN était-il présent ( désolé mais les Inspecteurs d'Académie, ça n'existe plus ) car en général il se déplace pour un problème...
Ticok974, Posté
Nota :
pourquoi le DAASEN était-il présent ( désolé mais les Inspecteurs d'Académie, ça n'existe plus ) car en général il se déplace pour un problème...
Ticok974, Posté
vous mélangez tout. Yab974 a tout expliqué ou presque. Nota : on parle en français ou en créole en situation d'enseignement en classe en précisant bien en quelle langue on s'exprime. Il y a même des classes qui alternent un jour sur deux. Là, c'est une réunion entre adultes, pas une situation d'enseignement ! Au fait les Corses puisque vous adorez tant votre île, vous faîtes quoi sur le caillou ???
Pirouette, Posté
Plus les enfants pourront parler de langues avant l'âge de 10ans plus leur intelligence sera développée ! Claude Agege elle attend quoi l'éducation nationale
Michel, Posté
J'ai toujours parler corse et je continuerais je suis corse et je compte le rester longtemps <
lo yab-zoulou, Posté
enkor in foi i pran anou po mouton néo-colonisé. na certain la pa kompri ke koz 2 lang sa sé in richess. le boug lédikasyon natyonal li sé ki pou donne leson doumoun. la france à signer la charte européenne des langues régionales depuis une quinzaine d'année. le prof réunionnais créole qui a subit cette injure est en mesure de porter plainte. Oté rouv zot zié kréol. vive le Créole. défendons les langues minoritaires dans le monde et en France. la défense des langues minoritaires c 'est le même combat pour la défense de la biodiversité. alé di partout vive le bilinguisme nous lé fiér
MPB , Posté
A 100% pour le bilinguisme y compris à l'école, pour tous les apprentissages en immersion.
Mais aussi pour le sous titrage en français des émissions et documentaires en langue corse à la télé régionale??
Laure, Posté
Vive les langues régionale....Occitan Corse Breton Créole .....
Maguy, Posté
C'EST une honte
Elgecko, Posté
Le problème , c'est que la France a stipulé dans la con stitution que la langue de la république est le Français ; c'est une impasse pour toutes les langues minoritaires de la France . Nous sommes en situation de "diglossie" avec une langue dominante et une langue dominée (et souvent menacée de disparition ....) une solution pour conjurer le danger de disparition serait que la France accepte la "co-officialité" des 2 langues , mais on en est très loin . D'ailleurs elle n'a même pas ratifié la "charte des langues minoritaires . Si il y avait co-officialité , il n'aurait pas été sanctionné ...ça n'excuse pas pour autant l'attitude rigide de l'inspecteur ; c'est sans doute une attitude dictée par une position politique .
Tollari, Posté
je suis pour le parler en Corse et même dans certains cours des lycées ou des écoles où la langue devrait être enseignée et non obligatoire chacun a le droit de parler sa langue mais pour le respect des autres il faut s'exprimer dans la langue où nous nous nous trouvons tout le monde ne peut pas parler Corse je me demande pourquoi on ne peut pas enseigner le Corse
Yab974, Posté
Si je lis bien l'article il s'agissait d'une réunion du personnel. Il est normal que toutes les personnes s'expriment de manière à ce que tout le monde comprenne vu le sérieux de la réunion. Simple question de logique, respect et politesse. Perso j'adapte toujours mon langage face aux personnes en face de moi. Pas de quoi en faire toute une histoire vu qu'aucune sanction n'à été faite.
Malbar974, Posté
C'est complètement aberrant Nou viv nou chant nou manz en créole réunionnais
Hardcore, Posté
Il a choisi d être professeur ? Bon donc son supérieur hiérarchique est bien l inspecteur et il lui a rappelé que l usage du français est nécessaire dans l administration publique. Il aurait été en classe ça aurait été différent vu que ce professeur est habilité créole. Il aurait été normal que cet inspecteur fasse de même avec un anglais, un espagnol...
LeGoutOté, Posté
Si c'est une réunion professionnelle, et que votre interlocuteur ne comprend pas le créole, c'est de la simple politesse que de parler en français !
Kréolokozé miltiling, Posté
Je suis plus qu'outré, scandalisé et révolté.
Bravo profésèr la pou konsèst in linspéktèr i oz inpoz anou kél lang fo koz ék li. Ali kisa li don ?... La fini lo tan kolon, gro blan té domine té désid, té pini, té kraz, té inpoz SON lang, son sistèm, son vizyon.
Phil974, Posté
Comment peut-on être aussi ignorant (supprimé pour injure - webmaster) , la langue régionale est ET RESTE LE CREOLE mêm si ça dérange les (supprimé pour prise à partie - webmaster)! Faut surtout pas se laisser intimider par cette bande de dictateurs et imposteurs!
SOWETO, Posté
Le temps béni des colonies est de retour. le fait d'avertir cet enseignant qui milite pour la langue créole démontre que cet inspecteur n'aime pas la Réunion et veut que notre langue maternelle demeure une langue d'un peuple dominé par rapport à sa langue dominante qu'est le français. Jamais le petit créole va émerger si sa langue n'est pas prise en considération au même titre que la langue française. D'ailleurs on voit bien que la tv publique ne montre jamais un créole qui a réussi pour apporter la preuve que nous aussi "nou le capable" pour que les petits réunionnais prennent modèle sur lui.
Jennahoareau974@gmail , Posté
C 'est honteux largué pas faut ce laissé faire
Ajc, Posté
Tout domoun qui interdi cose créole a la réunion i fo renvoie à li Dans son pays St Benoît lors d'un réunion Néna un la Dia moin li comprends pas Moin la Dia li où lé la réunion A où adapt a où
Monik, Posté
Il s'agit là d'une discrimination à prétexte linguistique. Cet inspecteur de l'Education Nationale ignore-t-il les textes de loi ? Ne sait-il pas que depuis le 18 novembre 2016, l'article 225 du Code Pénal a été modifié par la loi n°2016- 1547 qui dit, entre autres, ceci: "Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes - physiques sur le fondement de leur origine...de leurs opinions politiques....de leur appartenance ou de leur non-appartenance,vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée" ?
Ce qui est nouveau aussi c'est le fait de considérer ces différences de traitement comme des discriminations lourdement punies par la loi (cf Le titre du Chapitre 3 dont le premier article est le n° 86 est "L'action de groupe en matière de discrimination"). Que dit et que fait Monsieur le Recteur pour faire respecter la loi?
Mato, Posté
Occitanophone de naissance (et me débrouillant un peu en créole) je fais un saut de 50 ans en arrière où ceux qui utilisaient la langue maternelle était sanctionnés... je suis touché, et scandalisé !