Les premiers résultats sur l'analyse génétique présentés :

La "Rose Edouard", ancêtre de toutes les roses Bourbon


Publié / Actualisé
Ce jeudi, la Rose Bourbon était à l'honneur au Palais de la Source à l'occasion d'une visio-conférence avec Pascal Heitzler, directeur de recherche au CNRS de Strasbourg (Université de Biologie Moléculaire des Plantes) en présence du Conseil départemental accompagné de ses partenaires et des acteurs professionnels, pour une présentation des premiers résultats sur l'analyse génétique de la "Rose Edouard". (Photo Monique Paternoster)
Ce jeudi, la Rose Bourbon était à l'honneur au Palais de la Source à l'occasion d'une visio-conférence avec Pascal Heitzler, directeur de recherche au CNRS de Strasbourg (Université de Biologie Moléculaire des Plantes) en présence du Conseil départemental accompagné de ses partenaires et des acteurs professionnels, pour une présentation des premiers résultats sur l'analyse génétique de la "Rose Edouard". (Photo Monique Paternoster)

Au cours de cette rencontre, Pascal Heitzler a confirmé, qu'après une étude précise réalisée sur l’origine génétique de la "Rose Edouard", que cette dernière est bien l’ancêtre de toutes les roses Bourbon. C’est à la suite de nombreuses prospections et récoltes faites par Mascarin et ses partenaires aux quatre coins de l’île, que le travail de Pascal Heitzler sur l’ADN de la "Rose Edouard", vient aujourd’hui confirmer d’une part, que les parents de cette rose sont bien des roses anciennes très connues : La Damas "Quatre Saisons" et la Bengale "Old Blush", et que la "Rose Edouard" est bien à l’origine de l’essor de la lignée incontournable des roses Bourbon en Europe et dans le monde, d’autre part.

Les résultats de cette étude apportent une importante validation du caractère patrimonial de la "Rose Edouard" et confirment l’intérêt du soutien du Département pour l’émergence d’une filière professionnelle horticole locale autour des roses anciennes et de la rose Bourbon. Pour le Département et les acteurs professionnels, cette nouvelle est importante et ce projet permettra à terme, de substituer l’importation de roses Bourbon de métropole, par une production péi.

Ces conclusions seront prochainement complétées par une analyse élargie à d’autres variétés de roses présentes dans les jardins réunionnais afin de conforter l’originalité de ce patrimoine botanique.

Pour rappel

Avec d’autres roses anciennes, la rose Bourbon est un des fleurons de nos jardins créoles, qui disparaissent de nos parterres au profit de variétés modernes. Son histoire débute à La Réunion, par sa découverte et sa mise en culture en 1817 par N. Bréon, alors directeur des Jardins royaux de l’île Bourbon (ancien jardin de l’Etat). Des échantillons seront ensuite envoyés en Europe et donneront la lignée des roses Bourbon, très prisées dans de nombreux pays.

En 2015, à l’initiative de Mascarin-Jardin Botanique de La Réunion et en partenariat avec l’association Jardins Créoles, l’Union des horticulteurs et pépiniéristes de La Réunion (UHPR), la Chambre d’agriculture et l’Association Réunionnaise pour la Modernisation de l’Economie Fruitière, Légumière et Horticole (ARMEFLHOR) est né un projet de valorisation patrimoniale et économique de la Rose Bourbon.

Deux ans plus tard, dans le cadre du bicentenaire de la découverte de la rose Bourbon à La Réunion, le Conseil départemental a accueilli une délégation de spécialistes français des roses anciennes (Marielle Jourdan-David, présidente de l’association Roses anciennes de France ; Gilles Deparis, directeur du jardin botanique de Lyon, Pascal Heitzler, chercheur au CNRS de Strasbourg), et c’est à cette occasion que l’idée de démarrer une étude précise sur l’origine génétique de la "Rose Edouard" est née.

   

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