Emeutes au Port (actualisé à 00h40) :

Avenue Rico Carpaye : une station-service prise d'assaut


Publié / Actualisé
À minuit trente ce mercredi 20 février, les gendarmes avaient repoussé le groupe de manifestants qui a pris d'assaut une station-service de l'avenue Rico Carpaye au Port. Les manifestants sont parvenus à emporter plusieurs bouteilles de gaz et différents objets en vente dans la station
À minuit trente ce mercredi 20 février, les gendarmes avaient repoussé le groupe de manifestants qui a pris d'assaut une station-service de l'avenue Rico Carpaye au Port. Les manifestants sont parvenus à emporter plusieurs bouteilles de gaz et différents objets en vente dans la station

* 23 heures 45 : alors que le face à face se poursuit entre manifestants et forces de l'ordre dans le rond-point des Danseuses, des manifestants tentent de pénétrer dans une station-service de l'avenue Rico Carpaye.

* 23 heures : la ville du Port est le théâtre de scènes de violences urbaines et d'émeutes depuis la tombée de la nuit. Dans le rond-point des Danseuses, le réservoir d'un camion de la gendarmerie a été endommagé par un fumigène. Le face à face se poursuit entre forces de l'ordre et manifestants, mais il n'y a plus de projectiles lancés. Dans le rond-point de la Rivière des Galets, les gendarmes sont toujours présents, mais il n'y a plus de heurts, le calme semble être revenu.

* 22h25 : les affrontements se poursuivent dans le rond-point des Danseuses au Port. Les manifestants lancent des fumigènes en direction des gendarmes mobiles. Un fumigène a d'ailleurs atterri sur l'un des véhicules des forces de l'ordre. Celui-ci n'a pas brûlé. Sur leurs motos, les émeutiers lancent également des cocktails Molotov. Les forces de l'ordre tentent de rétablir l'ordre en ripostant avec des grenades lacrymogènes. Dans l'avenue Rico Carpaye, qui longe le rond-point des Danseuses, des barrages ont été installés par les manifestants à l'aide de poubelles en feu. Quatre interpellations ont eu lieu dans cette avenue.

* 22h15 : le constat est désolant à la mairie annexe de la Rivière des Galets. "La moitié du bâtiment a brûlé", informe le capitaine David Dijoux, officier commandant les des pompiers qui sont intervenus pour éteindre l'incendie déclenché par des émeutiers. "Quand on est arrivé, il y avait un embrasement généralisé, la moitié du bâtiment était en feu. La priorité pour nous a été de sauvegarder les tiers et de s'assurer que le bâtiment ne brûle pas dans sa totalité", précise-t-il. Des pompiers du Port, de la Possession et de Saint-Paul ont dû intervenir. Les policiers de la compagnie départementale d'intervention étaient également sur place pour sécuriser la zone. C'est une riveraine qui a prévenu les pompiers. Alertée par un bruit de "casse", elle est sortie de chez elle. "Le feu ne s'est pas déclaré tout de suite mais quelques minutes après", témoigne-t-elle. "J'ai eu la peur de ma vie. Je suis anéantie et désolée en même temps pour le patrimoine de la ville qui est parti en fumée", dit-elle.

* 21h45 : policiers et gendarmes sont arrivés au rond-point des Danseuses au Port, où des émeutiers ont dressé des barrages à l'aide de galets et ont mis le feu à des poubelles. Jets de galets et gaz lacrymogènes sont échangés.

* 21h20 : la ville du Port est sous tensions. Alors que des affrontements se poursuivent entre forces de l'ordre et émeutiers à la Rivière des Galets, d'autres individus ont installé des barrages dans le rond-point des Danseuses, et des poubelles sont mises à feu. A cet endroit, les forces de l'ordre ne sont pas encore présentes. A noter qu'une voiture de nos confrères d'Antenne Réunion a été la cible de jets de galets. Le pare-brise du véhicule a été endommagé.

* 20h35 : des individus ont mis le feu à la mairie annexe de la Rivière des Galets au Port. Depuis le rond-point de la Rivière des Galets, on aperçoit un important panache de fumée. Les pompiers sont sur place. Par ailleurs, dans le rond-point des Danseuses, un barrage enflammé a été dressé. A noter que deux interpellations ont eu lieu.

* 20 heures : la tension n'est toujours pas redescendue dans le quartier de la Rivière des Galets au Port. Les affrontements se poursuivent entre les manifestants du secteur et les forces de l'ordre, qui sont entrés dans le coeur de la Rivière des Galets, au pied des immeubles, et dans les ruelles adjacentes. A noter que, comme lundi soir, la grande surface située au Sacré Coeur a fermé ses portes à l'avance pour éviter les débordements. Hier soir, le fast-food à proximité a été vandalisé par quelques individus. Ces derniers ont brisé des vitres mais n'étaient pas parvenus à s'infiltrer dans le restaurant.

* 19h15 : la tension est montée d'un cran à la Rivière des Galets au Port, quand des individus s'en sont pris à un automobiliste. Ils l'ont sorti de son véhicule, et ont ensuite incendié la voiture. Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont immédiatement repris après une journée de calme précaire dans le secteur. Grenades lacrymogènes répondent aux jets de galets. Policiers de la CDI (compagnie départementale d'intervention) et gendarmes mobiles sont sur place. Les pompiers sont également arrivés pour éteindre le feu qui a été mis à la voiture. A noter que vers 19 heures, un bus a été la cible de jets de galets dans le quartier de la Butte Citronnelle.

C'est la deuxième nuit d'affilée où des incidents éclatent au Port. Pour rappel, durant la nuit de lundi à mardi, le quartier de la Rivière des Galets, mais également le rond-point des Danseuses et l'avenue Rico Carpaye, ont été le théâtre de scènes d'émeutes et de violences urbaines. Cette nuit de heurts faisait suite à la déception et la colère de Portois sans emplois, qui réclament des contrats. Ce mardi 19 février 2013, bien que les tensions étaient toujours vives, la journée a été plutôt calme. Un barrage filtrant avait été érigé par des manifestants dans le rond-point de la Rivière des Galets mais aucun incident n'avait été déploré. Les manifestants réclament 200 contrats.

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Shame, Posté
Lamentable ! Et ça dit vouloir travailler après ! Mais le jour, en entreprise, où il y a un désaccord, ils vont faire quoi, ces jeunes ? Brûler les locaux parce que les choses ne vont pas dans leur sens ? Franchement, c'est pathétique. Moi même étant jeune, j'ai honte...
Pareil, Posté
Je pense aussi que là c'est trop. Prendre en otage ceux qui travaillent et donner dans la destruction de bien public et de bien privé, ce n'est plus de la manifestation, pour moi c'est du terrorisme. Si la répression devient beaucoup plus sévère, ils l'auront bien cherché.
Momo420, depuis son mobile, Posté
j'apel pa sa gréver mé juste une envie de faire parler!! bloquer la circulation oui! mé bruler des locaux ou des caisses cé nul!! ce sont ni ces locaux ou voiture qui vont vou doner du taf!! pfff nawak
La fouine, Posté
Mairie annexé en feu, et la pharmacie aussi ?
Non c est trop, Posté
négocier dans ces conditions c'est inamissible. Mr le Maire vous ne devrait pas céder. autant je comprend qu'ils veulent travailler mais ils ne doivent pas détruire ceux des autres. LAMENTABLE !!!!!! honte à vous ceux qui on brulé ce véhicule , et le bâtiment de la mairie ??!!!!