Nuit d'émeutes au Port :

Avenue Rico Carpaye : commerces et locaux administratifs ont été vandalisés


Publié / Actualisé
Triste constat au Port ce mercredi matin 20 février 2013. Au réveil, habitants de la commune et élus sont sous le choc. Dans l'avenue Rico Carpaye, où des affrontements ont eu lieu entre émeutiers et forces de l'ordre cette nuit, une station-services, un PMU, ainsi que des locaux de la Semader et de la direction économique du TCO (territoire de la Côte Ouest) ont été vandalisés. Dans le quartier de la Rivière des Galets, où la mairie annexe a été incendiée cette nuit, c'est aussi l'incompréhension et la tristesse qui règnent. A noter que les forces de l'ordre ont procédé à une série d'interpellations cette nuit. Certains individus ont été transférés dès hier au commissariat Malartic de Saint-Denis.
Triste constat au Port ce mercredi matin 20 février 2013. Au réveil, habitants de la commune et élus sont sous le choc. Dans l'avenue Rico Carpaye, où des affrontements ont eu lieu entre émeutiers et forces de l'ordre cette nuit, une station-services, un PMU, ainsi que des locaux de la Semader et de la direction économique du TCO (territoire de la Côte Ouest) ont été vandalisés. Dans le quartier de la Rivière des Galets, où la mairie annexe a été incendiée cette nuit, c'est aussi l'incompréhension et la tristesse qui règnent. A noter que les forces de l'ordre ont procédé à une série d'interpellations cette nuit. Certains individus ont été transférés dès hier au commissariat Malartic de Saint-Denis.

Aux alentours de 23h30 ce mardi 19 février 2013, la station-services située dans l’avenue Rico Carpaye au Port est prise d’assaut par des émeutiers, alors que les forces de l’ordre sont mobilisées dans le rond-point des Danseuses et dans le rond-point de la Rivière des Galets. Des individus vandalisent alors la station et "tentent de casser le commerce pour voler tout ce qu’ils peuvent", explique Alexandre Maunier, propriétaire de la station-services. "Ils ont pris la totalité des bouteilles de gaz" qui étaient au nombre de 106, note le propriétaire, soit 1 590 euros de perdus.

"Heureusement, ils n’ont pas pu entrer à l’intérieur de la station. On est intervenu à temps", précise Alexandre Maunier. "J’ai été prévenu rapidement qu’il y avait un attroupement à côté de la station. A partir de là, j’ai fait le nécessaire pour mettre en place des gens qui s’occupent de la sécurité de la station", ajoute-t-il. Les individus "ont eu le temps de vandaliser, de commencer à forcer l’entrée de la station, mais ils n’ont pas eu le temps de pénétrer dans la station", indique Alexandre Maunier. "Cela s’est joué à pas grand chose", note-t-il.

Toujours dans l’avenue Rico Carpaye, le PMU Barbassia a lui aussi été vandalisé dans la nuit. Le propriétaire du commerce, Jean-Max Barbassia, raconte : "Je suis arrivé sur les lieux vers 22h30, et il y avait au moins 200 personnes en train d’essayer de lever le rideau. Ils y sont parvenus. Moi, j’étais complètement impuissant devant cette action". "Ils ont pillé, cassé, ils étaient armés avec des barres de fer, des couteaux, des sabres, des tournevis", témoigne-t-il, effaré.

"Je pouvais rien faire. Je suis dégoûté. Je peux plus travailler au Port. J’ai plus rien, personne vient nous voir, on n’est pas aidé, on se sent délaissé, abandonné", dit-il. "On demande que l’Etat ouvre un peu les yeux", ajoute Jean-Max Barbassia. Le commerce a ouvert ses portes il y a cinq ans. "C’est la deuxième année consécutive qu’il y a de la casse ici. On en marre. On est désolé pour les clients, mais on va fermer, on arrête l’activité ici", lâche le propriétaire.

"Ce sont pas des gens qui cherchent du travail qui ont fait ça, ce sont des jeunes qui ont 16 ans, des mineurs. Les mineurs étaient plus nombreux que les majeurs hier soir. Il y a un gros souci. Ça, c’était de la délinquance, des petits caïds, des petits voleurs qui profitent des mouvements comme ça pour casser, pour détruire les commerçants du Port", condamne fermement la compagne de Jean-Max Barbassia. "Je vous le dis, même si on me donne un local gratuit, je reviens plus jamais sur le Port pour faire une entreprise", dit-elle. Elle ajoute : "C’est pas la faute du maire, il peut pas donner plusieurs contrats comme ça, c’est pas possible". Le propriétaire du PMU est du même avis : "Le maire n’y est pour rien dans cette action. C’est des caïds qui viennent casser, briser. Ils mettent la faute sur le maire du Port, alors qu’il fait son boulot comme tout le monde. Un bon travailleur ne casse pas, il cherche du boulot, il ne détruit pas ce qui existe".

A noter que dans l’avenue Rico Carpaye, des locaux administratifs de la Semader et de la direction économique du TCO (territoire de la côte Ouest) ont également été vandalisés. Des bouteilles d'eau ont par ailleurs été dérobées dans l'usine Edena de la Rivière des Galets, et de la nourriture a été volée dans la société Frigotimes, fabricant et grossiste de surgelés.

Amertume, désolation, incompréhension et condamnation des actes de vandalisme se font fortement ressentir au Port ce mercredi 20 février. Dans le quartier de la Rivière des Galets, où la mairie annexe a été incendiée cette nuit, le maire du Port Jean-Yves Langenier et la sous-préfète de Saint-Paul, Chantal Ambroise, ont été sur les lieux ce matin pour constater les dégâts.

Pour rappel, émeutes et violences urbaines ont de nouveau secoué la ville du Port dans la nuit de ce mardi 19 à ce mercredi 20 février. Dès la tombée de la nuit, dans le quartier de la Rivière des Galets, des incidents ont éclaté. Des affrontements entre forces de l'ordre et émeutiers ont également eu lieu au rond-point des Danseuses pour la deuxième nuit d'affilée.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

David, Posté
Une honte ! Des sans emploi... plutôt des casseurs qui vont avoir un contrat, dés ce soir je casse et je brule tout dans ma commune, peu-être j'aurais un contrat moi aussi ! Arret ek sa don !
Travailler pour de bon c'est pas un contrat précaire à la mairie, encore moins quand on l'obtiens par la force. Le travail c'est dur pour tout le monde, même ceux qui en ont ne sont pas bien sur de le garder en 2013.
Les émeutes c'est pas pour avoir du travail, c'est pour casser, piller et fout do fé !