Les quatre fonctionnaires de la BAC ont été présentés au parquet ce mercredi :

Une vingtaine de policiers devant le tribunal pour soutenir leurs collègues du Port


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Alors que les quatre fonctionnaires de la BAC mis en cause dans l'affaire du tir de flash-ball ayant coûté un oeil à un adolescent ont été présentés au parquet ce mercredi matin 19 février 2014, une vingtaine de policiers se sont rassemblés devant le tribunal de Saint-Denis afin de manifester leur soutien à leurs collègues. "Nous refusons aujourd'hui que la police soit systématiquement stigmatisée dès lors qu'un incident intervient dans un contexte très difficile", confie notamment Thierry Flahaut, secrétaire régional de l'Unité Police SGP-FO.
Alors que les quatre fonctionnaires de la BAC mis en cause dans l'affaire du tir de flash-ball ayant coûté un oeil à un adolescent ont été présentés au parquet ce mercredi matin 19 février 2014, une vingtaine de policiers se sont rassemblés devant le tribunal de Saint-Denis afin de manifester leur soutien à leurs collègues. "Nous refusons aujourd'hui que la police soit systématiquement stigmatisée dès lors qu'un incident intervient dans un contexte très difficile", confie notamment Thierry Flahaut, secrétaire régional de l'Unité Police SGP-FO.

Ce mercredi 19 février, les quatre fonctionnaires de la BAC du Port ont été transférés au tribunal de Saint-Denis pour être présentés devant le juge d'instruction. Ils ont été suivis d'une vingtaine de leurs collègues, venus se rassembler devant le palais de justice pour les soutenir. Les policiers mis en cause nient les faits reprochés

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"Nous avons appelé nos collègues, de notre organisation principalement, à venir apporter leur soutien, car nous connaissons les difficultés du métier de BAC. Et nous refusons aujourd’hui que la police soit systématiquement stigmatisée dès lors qu’un incident intervient dans un contexte très difficile. Lors d’une manifestation, les policiers sont là pour rétablir l’ordre et non pour se faire caillasser", souligne Thierry Flahaut, secrétaire régional du syndicat Unité Police SGP-FO, soulevant de nouveau la question du manque d'effectifs : "La faiblesse des effectifs est partout sur l’île et je dirais même en France métropolitaine. Donc raison de plus pour prévoir les choses : prévenir c’est guérir. Il fallait à notre sens avoir des effectifs ce soir-là après deux jours d’émeutes."

Pourquoi à peine une vingtaine de policiers étaient alors mobilisés au Port, ce soir du samedi 1er février ? "Il faudrait poser la question à la direction départementale, voire même au préfet", répond Thierry Flahaut. "Néanmoins, ça n’a pas été le cas et ça a donné lieu à deux incidents que l’on connaît : notre collègue avec la grenade qui lui a explosé dans la main et cet incident de la BAC. Pour nous, avec un peu de recul, les collègues ont été un peu livrés à eux-mêmes."

Ressort également de nouveau un sentiment d'abandon de la part de la hiérarchie, comme le rappelle le responsable syndical : "C’est le sentiment qu’ont eu les collègues. Un sentiment exacerbé par la suite des événements, puisque pendant plusieurs jours aucun contact n’a eu lieu entre la hiérarchie et nos collègues. Il y a une incompréhension sur le sujet aujourd'hui."

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"Aucun policier n’est au-dessus des lois", souligne toutefois Thierry Flahaut. "Mais la police est là pour rétablir l’ordre et ce jour-là, avec beaucoup de difficultés, elle a quand même rétabli l’ordre", estime-t-il.

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2 Commentaire(s)

Scarabee, Posté
t'as qu'à bosser dans les forces de l'ordre et tu comprendras peut-être ce que veut dire solidarité entre collègues .... Quand on se sent laché par la hiérarchie, c'est agréable de se voir soutenu par ceux qui vivent les mêmes galères au quotidien!!! C'est pas de la pression, c'est du soutien
Tartealacreme, Posté
Pourquoi venir au tribunal sinon pour faire pression sur les enquêteurs et les juges.
Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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