Affaire Steve - Les fonctionnaires n'ont pas été suspendus par leur hierarchie :

Les quatre policiers de la BAC du Port affectés au garage et aux archives


Publié / Actualisé
Les quatre fonctionnaires de la BAC du Port mis en examen pour "violences volontaires avec usage d'une arme ayant entraîné une mutilation" dans l'affaire ayant coûté un oeil au jeune Steve n'ont pas été suspendus par leur hiérarchie. Ce jeudi 20 février 2014, ils ont été affectés au garage et aux archives du commissariat de Malartic à Saint-Denis. Des affectations répondant aux exigences du contrôle judiciaire leur interdisant d'exercer sur la voie publique, de porter une arme et de se rendre sur le territoire du Port. Pour rappel les policiers sont également mis en examen pour non assistance à personne en danger et modification de la scène de crime. En effet, selon des sources proches de l'enquête, dans la nuit du samedi 1er février au dimanche 2 février 2014, peu après les faits supposés, les fonctionnaires seraient revenus sur les lieux. Cela afin de retrouver l'élément en caoutchouc éjecté après chaque tir de P40. C'est un coup tiré par cette arme puissante, utilisée pour "la dispersion de groupes hostiles", qui aurait mutilé Steve.
Les quatre fonctionnaires de la BAC du Port mis en examen pour "violences volontaires avec usage d'une arme ayant entraîné une mutilation" dans l'affaire ayant coûté un oeil au jeune Steve n'ont pas été suspendus par leur hiérarchie. Ce jeudi 20 février 2014, ils ont été affectés au garage et aux archives du commissariat de Malartic à Saint-Denis. Des affectations répondant aux exigences du contrôle judiciaire leur interdisant d'exercer sur la voie publique, de porter une arme et de se rendre sur le territoire du Port. Pour rappel les policiers sont également mis en examen pour non assistance à personne en danger et modification de la scène de crime. En effet, selon des sources proches de l'enquête, dans la nuit du samedi 1er février au dimanche 2 février 2014, peu après les faits supposés, les fonctionnaires seraient revenus sur les lieux. Cela afin de retrouver l'élément en caoutchouc éjecté après chaque tir de P40. C'est un coup tiré par cette arme puissante, utilisée pour "la dispersion de groupes hostiles", qui aurait mutilé Steve.

Si les fonctionnaires de la BAC (brigade anti criminalité) du Port son ressortis libres, ce mercredi 19 février 2014, à l’issue des auditions menées par la juge d’instruction, les accusations courant à leur encontre demeurent d’ordre criminel. Ils font en effet l’objet d’une information judiciaire ouverte pour "violences volontaires avec usage d'une arme ayant entraîné une mutilation" et ont été mis en examen avec les circonstances aggravantes de "violences commises en réunion et par des dépositaires de l'ordre public", comme l’a indiqué ce mercredi le procureur de la République de Saint-Denis Philippe Muller.

Selon ce dernier, le tir ayant touché Steve était ainsi bien "volontaire sur un individu et non pas un tir de dispersion". Une opinion que le procureur s’est forgée suite aux déclarations faites par les quatre policiers lors de leurs 48 heures de garde à vue. Une garde à vue au cours de laquelle ils ont été traités comme n’importe quel justiciable, passant deux nuits en cellule et n’étant pas ménagés par les enquêteurs de l’IGPN lors des interrogatoires.

C’est d’ailleurs au cours de ces auditions que l’un d’entre eux a reconnu avoir tiré au P40 - une arme plus puissante qu’un flash-ball - en direction de Steve, tout en maintenant la thèse d’un tir accidentel. Et c’est également suite à ces interrogatoires qu’est apparue l’accusation de "modification de la scène de crime".

Philippe Muller a en effet indiqué mercredi que les quatre fonctionnaires étaient revenus sur les lieux "entre 10 minutes et 1h30 après les faits supposés", et ce afin de "récupérer des éléments qui se trouvaient au sol". Selon des sources proches de l’enquête, les policiers de la BAC seraient en effet repartis pour retrouver l’élément en caoutchouc éjecté après chaque tir de P40, la douille restant elle à l’intérieur de l’arme. Cette accusation de "modification de la scène de crime" est la plus grave après celle de "mutilation" sur la personne de Steve.

Avec la mise hors service des quatre policiers, c’est toute l’activité de la brigade anti-criminalité du Port qui est mise en sommeil. Quatre des cinq fonctionnaires de la BAC de jour ont donc été réaffectés à Saint-Denis, au garage et aux archives, et certains des cinq membres de la BAC de nuit sont en arrêt maladie. Et dans le milieu policier, à moins d’une mutation par obligation de service, il ne devrait pas y avoir beaucoup de volontaires pour rejoindre les équipes du Port.

www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Very bad trip, Posté
Les gars tirent sur un jeune, ils lui arrachent un oeil, et non seulement la justice les remet en liberté mais en plus l'administration leur donne un ti place bordage pour qu'ils se la coule douce... Sérieux : il vaut mieux etre filc tireur fou et tabasseurs de jeunes désramés que cagnard voleur de mobylette
Remifermeoutki, Posté
pas de justices ! 4 flics je dis bien 4 ! qui crevent 1 oeuil par pur sadisme ba muté aux archives c'est tout et je le répéte pour les cons ! le jeune steve est une victime et que la loi interdit de crever l oeuil d'un emeutier x))))
Rémi, Posté
Pendant un certain temps les honnêtes gens du Port vont devoir serrer les dents face à des voyous laissés libres de tout agissement.
Marie, Posté
Une fois de plus nous avons à faire à une justice à deux vitesses ! Je n'ose imaginer les sanctions prises si un des manifestants avait été condamné pour les mêmes faits....
Daoud, Posté
Donc dans ce métier là on vous puni en vous faisant faire celui des autres… Archives et garage les sous métiers de la république ? Et si ces messieurs de la BAC et d'autres acteurs sociaux travaillaient à améliorer ce contact avec les gens, dans la protection, l'insertion, l'entraide, pas le rapport de force.
DANORD, Posté
Le ridicule ne tue pas pour les quatre flics de la BAC du Port mis en examen .
Honte et re honte
Rémi, Posté
Pendant un certain temps les honnêtes gens du Port vont devoir serrer les dents face à des voyous laissés libres de tout agissement.
Gigi, Posté
C'est pas dangereux que les mettre aux archives ? Si les dossiers leur foncent dessus et si les boîtes en carton leur jettent des galets, ils vont faire quoi, ils n'ont plus l'autorisation de faire usage de leur arme...