Le directeur de l'observatoire volcanologique donne de premiers éléments d'analyse :

N. Villeneuve : "L'éruption est en train de monter en puissance mais il n'est pas encore possible de la caractériser"


Publié / Actualisé
Ce jeudi 26 mai 2016, le volcan est entré en éruption à 8h05. L'éruption est en cours dans l'enclos, à proximité du Piton de Bert. Nicolas Villeneuve, directeur de l'observatoire volcanologique fait le point sur ce que l'on sait ce matin de l'éruption. (photos archive)
Ce jeudi 26 mai 2016, le volcan est entré en éruption à 8h05. L'éruption est en cours dans l'enclos, à proximité du Piton de Bert. Nicolas Villeneuve, directeur de l'observatoire volcanologique fait le point sur ce que l'on sait ce matin de l'éruption. (photos archive)

Une nouvelle éruption est en cours au Piton de la Fournaise, aviez-vous observé un regain récent d’activité ?

Nous avons observé quelques petits signes, après une période avec peu d’activité géophysique et géochimique, en fin d’année 2015 et au début de l’année 2016. Depuis le 16 mai, nous avons dans un premier temps une arrivée d’un signal en CO2 du sol, le CO2 étant un gaz qui se libère à grande profondeur. Puis, une petite sismicité a été observée à partir du week-end dernier, on comptait alors une dizaine de séisme par jour mais peu de déformations. En revanche, depuis 23h40 hier, il y a eu une augmentation très nette de l’activité sismique, avec une première crise, suivie d’une diminution et d’une série de petites crises pendant la nuit. Enfin, ce matin à 8h05, nous avons eu un signal qui est très spécifique des éruptions, qu’on appelle le trémor. Ce signal marque en l’arrivée des bulles et du magma en surface, qui fait vibrer en permanence le sol.

A l’heure actuelle, peut-on savoir combien de temps cette éruption pourrait durer ?

Ce sont des paramètres qui ne sont pas maîtrisables à l’heure actuelle avec les moyens dont nous disposons. Il faut imaginer que depuis 36 ans, le piton a connu entre 59 et 62 éruptions. Le retour statistique n’est pas suffisant pour établir la durée d’une éruption à partir de ses premiers signes. C’est un phénomène naturel qui peut être très brutal. Actuellement, l’éruption est en train de monter en puissance mais il n’est pas encore possible de la caractériser, de dire si elle sera forte, courte, etc.

Où peut-on observer l’éruption au plus près sans danger ?

Le plan Orsec prévoit une fermeture de l’enclos au grand public, il n’y a donc que les personnes autorisées qui peuvent y accéder. A l’heure actuelle, il fait très mauvais sur la zone, donc j’aurais tendance à dire qu’il n’y a pas de bon site d’observation tant que le mauvais temps persiste, et cela pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine selon Météo France. Nous avons une équipe qui est partie ce matin pour essayer d’avoir un visuel ou d’entendre pour valider les mesures sismologiques et géophysiques. Ils se sont rendus au Piton de Bert, puisque c’est à la station d’observation du Chateau Fort que le plus haut signal de trémor a été mesuré. Le Piton de Bert est l’endroit le plus proche de l’éruption sur le rempart qui soit accessible en 4x4 pour les équipes de l’observatoire.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Mimy, Posté
Bsr suite à c info k je viens de lire,. C un des phénomènes du cataclysme naturel dont on ignore , à l ' heure à. L ' heure actuelle Qu ' est ce Qu ça va donner. pour le moment on attend ce que les spdcia en la matière vont nous donner mais quoi qu'il en soit , je prie au nom de Jésus de Nazareth pour Qu n ' y ait. pas de scandale.Jd orke pour que c s ' arrête et je vais jeuner pendant mes prières Bon courage et bonne chance à tous mes compatriotes