Ça s'est passé un 4 septembre :

2016 - Mère Theresa déclarée sainte par le pape François


Publié / Actualisé
Mère Teresa de Calcutta, qui a dédié sa vie aux plus déshérités, a été déclarée sainte le 4 septembre 2016, par le pape François au commencement d'une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre de Rome devant quelque 100 000 fidèles. (Photo AFP)
Mère Teresa de Calcutta, qui a dédié sa vie aux plus déshérités, a été déclarée sainte le 4 septembre 2016, par le pape François au commencement d'une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre de Rome devant quelque 100 000 fidèles. (Photo AFP)

Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l'inscrivons parmi les saints, en décrétant qu'elle soit vénérée en tant que telle par toute l'Eglise", avait déclaré le pape François, en prononçant la "formule de canonisation" rituelle. L'engagement de la religieuse en faveur des nécessiteux en Inde a été mondialement reconnu et lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1979. Celle que l'on reconnait par son sari blanc brodé de bleu a consacré sa vie entière à l'aide des plus pauvres. Décédée le 5 septembre 1997 à l'âge de 87 ans, son corps repose à Calcutta, dans la maison mère de sa congrégation.

Née en Albanie en 1910, Gonxhe Agnes Bojaxhiu entre dès l'âge de 18 ans chez les soeurs de Notre-Dame de Lorette à Dublin, où elle prend le nom de Teresa, en hommage à Thérèse de Lisieux. Envoyée à Calcutta, en Inde, elle enseigne pendant plusieurs années dans une école pour jeunes filles, avant de vouloir se consacrer aux Indiens les plus pauvres. En 1948, la religieuse s'installe en ville, confrontée à l'extrême pauvreté des populations. Les premières Missionnaires de la charité, anciennes élèves de Mère Teresa se consacrent alors aux soins des lépreux, des orphelins et des personnes âgées.

Travailleuse sans relâche, celle qui deviendra sainte a mené une vie austère, doutant parfois de sa foi et de l'existence de Dieu.  "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas", avait-elle écrit en 1979 à un confesseur, citée par l'AFP.

Canonisée ce dimanche par le Pape François, Mère Teresa sera alors officiellement reconnue par l'Eglise comme étant au paradis. A l'origine de deux miracles reconnus par le Vatican, - l'un pour sa béatification, l'autre pour sa canonisation - la religieuse compte aujourd'hui 4 500 Missionnaires de la Charité ralliées à sa cause. Elle avait également ses détracteurs, qui lui ont reproché d'avoir failli à son engagement en faveur des pauvres en se montrant peu regardante sur l'origine des dons qu'elle recevait. Elle avait aussi maintenu, dans la ligne de l'Eglise, une opposition farouche à la contraception et à l'avortement.

En 2003, le pape Jean-Paul II béatifie Mère Teresa, après lui avoir reconnu un premier miracle l'année précédente. 300 000 fidèles s'étaient alors rassemblés sur la place Saint-Pierre. L'Eglise reconnaîtra également le caractère miraculeux, attribué à l'intercession de la religieuse, de la guérison en 2008 d'un ingénieur brésilien alors âgé de 35 ans et souffrant de multiples tumeurs au cerveau.

La fondatrice des Missionnaires de la Charité a été proclamée sainte lors d’une messe célébrée par le pape François, place Saint-Pierre à Rome ce dimanche 4 septembre, veille du jour anniversaire de sa mort (le 5 septembre 1997) et de sa fête liturgique, en pleine Année sainte de la Miséricorde.

   

1 Commentaire(s)

Jean Le Monstre, Posté
Le Pape a tous les droits. Comme Macron.
Le Pape a le droit de condamner l'hérétique (et il ne s'en est pas privé!) comme Macron condamne le code du travail.
Le Pape a le droit de béatifier qui il veut (et il ne s'en est pas privé) comme Macron