Le suspense se maintient :

Au volcan, les séismes se sont enchaînés au mois de mars


Publié / Actualisé
Ce dimanche 1er avril 2018, l'OVPF (Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise) a publié son bulletin mensuel de l'activité du volcan. Au total, c'est une centaine de séismes qui a été enregistrée au mois de mars. Une activité qui s'est maintenue et même accentuée les 28 et 31 mars. Affaire à suivre ! Nous publions le communiqué de l'Observatoire ci-dessous.
Ce dimanche 1er avril 2018, l'OVPF (Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise) a publié son bulletin mensuel de l'activité du volcan. Au total, c'est une centaine de séismes qui a été enregistrée au mois de mars. Une activité qui s'est maintenue et même accentuée les 28 et 31 mars. Affaire à suivre ! Nous publions le communiqué de l'Observatoire ci-dessous.

• 114 séismes volcano-tectoniques superficiels (0 à 2 km de profondeur) sous les cratères sommitaux ;
• 1 séisme profond (> à 2 km de profondeur) ;
• 85 effondrements (dans le Cratère Dolomieu, au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué ainsi qu’au niveau du site éruptif de juillet/août 2017) ;
• 16 séismes locaux (sous l’île, côté Piton des Neiges) ;
• 2 séismes régionaux (dans la zone océan indien).

Suite à l’augmentation de la sismicité enregistrée la dernière quinzaine de février, l’activité volcano-tectonique sous le massif du Piton de la Fournaise s’est maintenue, avec une moyenne de 4 séismes par jour, et deux pics d’activité principaux les 28 et 31 mars.

Déformation

L’inflation (gonflement) de l’édifice s’est poursuivie tout le mois de mars.

Géochimie des gaz

- Composition géochimique des fumerolles sommitales :
Un changement de composition a été détecté dans les fumerolles sommitales le 23 mars 2018 (présence de fluides enrichis en CO2 et SO2). Depuis les concentrations de SO2, H2S et CO2 en excès sur l'atmosphère sont restées faibles et proches de la limite de détection.

- Concentration en CO2 dans le sol :
Suite à la forte augmentation des concentrations en CO2 dans le secteur du Gîte du volcan en février, ces concentrations ont chuté en mars. Cette chute de concentration en CO2, associée à une inflation de l’édifice et une augmentation de la sismicité, met en évidence un possible transfert du magma vers de plus faibles profondeurs (réservoir superficiel). 

Bilan

L’ensemble de ces observations montre pour le mois de mars :
- une réalimentation en magma du réservoir magmatique superficiel qui se maintient ;
- une pressurisation du réservoir magmatique superficiel qui a tendance à s’accélérer notamment sur la dernière semaine de mars avec deux pics principaux de sismicité les 28 et 31 mars.

   

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