[VIDEO] Cabris et poules attaqués par des chiens errants (actualisé à 13h21) :

Les éleveurs reçus en préfecture : la question des lieutenants de louveterie abordée


Publié / Actualisé
Ce mardi 7 novembre 2017, une délégation composée d'une quinzaine d'éleveurs manifestait devant la préfecture. Ils réclament des mesures financières, suite aux attaques de chiens errants sur leurs élevages de cabris et de poules. Un représentant de chaque élevage (ovin, bovin, caprin et bio) a été reçu, accompagné de Jean-Bernard Gonthier, président de la Chambre d'agriculture et Frédéric Vienne, président de la FDSEA. La question des lieutenants de louveterie a été abordée en préfecture.
Ce mardi 7 novembre 2017, une délégation composée d'une quinzaine d'éleveurs manifestait devant la préfecture. Ils réclament des mesures financières, suite aux attaques de chiens errants sur leurs élevages de cabris et de poules. Un représentant de chaque élevage (ovin, bovin, caprin et bio) a été reçu, accompagné de Jean-Bernard Gonthier, président de la Chambre d'agriculture et Frédéric Vienne, président de la FDSEA. La question des lieutenants de louveterie a été abordée en préfecture.

Les manifestants ont été reçus par le secrétaire général de la Préfecture. Ils comptent sur la mise en place d'un budget alloué par l'État en leur faveur, pour pallier les pertes liées aux attaques de chiens. A la sortie de la réunion, peu de mesures concrètes, mais quelques pistes de travail pour l'éradication des chiens errants. "Nous avons abordés la question des lieutenants de louveterie.

Il semblerait que le Préfet et les intercommunalités soient pour" avance Paul Payet, à l'initiative du mouvement des éleveurs. "Nous avons également parlé de la règlementation autour des seringues et fusils hypodermiques", a-t-il ajouté. Pour rappel, la mise en place des lieutenants de louveterie, destinée à faire des battus de chiens errant avait été lancé par le président de la CASUD André Thien Ah Koon, fin octobre dernier. Une piste fermement rejetée par les acteurs de la protection animale.

Cependant, au cours de la réunion en préfecture ce mardi matin, aucune indemnisation n'a été abordée. "J'ai demandé des aides pour pouvoir remettre mon exploitation en place, mais il n'y a pas eu de réponse. Je ne sais pas comment je vais faire pour remettre mon exploitation sur pied. C'était le dernier espoir. Toutes les collectivités m'ont répondu négativement" déplore Raymond Chane Po Line, qui a perdu près de 50.000 euros de chèvres et de cabris.

Une réunion est prévue en préfecture le 15 décembre prochain afin de soulever ce problème de l'errance animale.

- Un problème régulier -

Mais avant d'être reçus, les éleveurs ont déploré leurs cabris morts, égorgés par les chiens via des pancartes. Les images brandies par les éleveurs devant la préfecture sont violentes. Une façon de dénoncer les différentes attaques de chiens errants récemment subies par plusieurs cheptels de l'île. Raymond Chame Po Line, éleveur de cabris, a tout perdu suite aux dernières attaques survenues sur son cheptel.

Ils étaient une quinzaine d'éleveurs dans le même cas que Raymond. Mais pour lui, ces attaques ont "ruiné sa vie. Mon fils devait reprendre l'exploitation. Il ne reprend rien puisqu'il ne reste que trois chèvres. Que va-t-il faire avec trois chèvres ?" déplore l'éleveur.

 

 

Pourtant, les attaques de chien errants ne datent pas d'hier. "C'est un problème qui concerne tout le monde. Les passants qui font un parcours de santé se font eux aussi attaquer, il n'y a pas que les éleveurs qui sont concernés" affirme une éleveuse. Ils sont par ailleurs soutenus par les syndicats d'agriculteurs et la Chambre d'agriculture. Jean-Bernard Gonthier était dans les rangs des éleveurs ce matin.

 

 

mp/rb/jm/www.ipreunion.com

   

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