Tribune libre d'Éricka Bareigts :

"Le réchauffement climatique a déjà des conséquences"


Publié / Actualisé
En pleine COP 23 à Bonn en Allemagne, la députée Éricka Bareigts alerte sur le réchauffement climatique source de conséquences pour la planète entière. Nous publions ci-après et en intégralité le communiqué de la parlementaire.
En pleine COP 23 à Bonn en Allemagne, la députée Éricka Bareigts alerte sur le réchauffement climatique source de conséquences pour la planète entière. Nous publions ci-après et en intégralité le communiqué de la parlementaire.


Alors que la COP 23 s’ouvre, rappelons que le réchauffement climatique est bien réel et comporte déjà des conséquences pour notre planète toute entière. 2016 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée. 2017 a vu la formation du plus gros ouragan jamais connu dans l’Atlantique : l’année que nous vivons est en "passe de battre les records en matière de catastrophes extrêmes" selon 18 grandes ONG environnementales, dont Greenpeace, WWF et Oxfam dans une lettre commune.

À l’étranger comme en France, et notamment dans les collectivités du Pacifique, la montée des eaux est un phénomène bien réel. L’Accord de Paris, signé lors de la COP 21, est un immense acquis : il est de notre devoir de le préserver et de l’amplifier. C’est pourquoi j’ai soutenu l’amendement de mon amie et collègue Maina Sage, visant à rétablir l’équivalent fonds vert pour les trois collectivités du Pacifique tel que j’ai eu le privilège de le mettre en oeuvre lorsque j’étais ministre des Outre-mer.

Face à la montée des eaux, il est vital que la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna puissent s’adapter et se préparer. Citoyens de l’Océan Indien, nous devons faire preuve de solidarité avec nos voisins du bassin Pacifique. J’ai donc rejoint le Groupe d'études à vocation internationale (GEVI) Iles du Pacifique dont je suis devenue la Vice-Présidente. Il nous permettra de concevoir des actions de dialogue et de coopération mutuellement bénéfiques.

Enfin, la solidarité ne doit pas être uniquement inter-bassins mais également au sein de notre bassin. C’est pourquoi j’ai rejoint le Groupe d’amitié France-Madagascar dont je suis devenue la Vice-Présidente hier. Je suis et je demeure intimement convaincue que le destin de l’île de La Réunion est intimement lié à celui de l’Océan Indien tout entier.

Éricka Bareigts

Ancienne ministre de l'Outre-mer

Députée Nouvelle gauche

   

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