Tribune libre de Gérard Lusinier, grands travaux de l'Océan Indien :

"Apporter de l'aide à tous les corps de métiers devient première urgence"


Publié / Actualisé
"En ces temps de situation économique difficile, des solutions pour relever tous les défis afin d'apporter l'aide à tous les corps de métiers devient première urgence" écrit ce jeudi 16 novembre, Gérard Lusinier de Grands Travaux de l'Océan Indien, qui indique faire un rapide tour sur la situation économique du département. Nous publions ci-après l'intégralité de sa tribune :
"En ces temps de situation économique difficile, des solutions pour relever tous les défis afin d'apporter l'aide à tous les corps de métiers devient première urgence" écrit ce jeudi 16 novembre, Gérard Lusinier de Grands Travaux de l'Océan Indien, qui indique faire un rapide tour sur la situation économique du département. Nous publions ci-après l'intégralité de sa tribune :

Il y a 30-45 ans de cela, une grande majorité des jeunes et moins jeunes, trouvaient toujours du travail. Pour les familles les plus pauvres, dans les champs, sur les chantiers, etc…, le plus souvent formés directement sur place (sur le " tas "), quand la plupart d’entre eux n’avaient aucun diplôme et aucune formation. Cependant, tous réussissaient et beaucoup travaillaient sans être déclarés aux divers organismes.

Les familles étaient nombreuses et, chaque enfant avait une tâche à accomplir pour participer au fonctionnement du foyer. Pour se déplacer, le seul moyen était le bus mais il n’y en avait très peu, alors les gens se déplaçaient souvent à pied. Ceux qui travaillaient sur les chantiers, loin de chez eux, couchaient sur place dans un abri de fortune la semaine et rentraient le vendredi soir pour revenir le lundi matin. Pour les enfants dont les parents étaient plus aisés, après leurs études, possibilité de trouver un travail plus avantageux souvent dans l’administration grâce à des connaissances de leurs parents (piston).

Quant aux enfants pauvres, ils s’appliquaient mieux à l’école car ils souhaitaient sortir de leur situation de précarité. Plusieurs d’entre eux arrivaient à obtenir des postes à hautes responsabilités. Lors de leurs rencontres, les parents aimaient parler de la réussite de leurs enfants.

A ce jour, les choses ont évolué. Les enfants sont de plus en plus intelligents et diplômés. Les gens se déplacent plus facilement mais trouver du travail résulte du parcours du combattant. Les enfants aisés sont plus avantagés (poste à responsabilité, revenus importants…) avec plus de facilité de réussite, notamment grâce à la mobilité de par les moyens financiers de leurs parents et du ??... ???...OOO.

Aujourd’hui tout est devenu difficile. Les aides aux entreprises sont mal distribuées, les subventions sont attribuées aux entreprises ayant pignon sur rue. Actuellement, la classe moyenne étant la plus importante, on devrait apporter d’avantage de soutiens et d’aides financières en aidant les micros entreprises touristiques (gites, chambres d’hôtes… et ne pas se concentrer uniquement sur le tourisme à  gros budget.

Actuellement, les chantiers BTP se font rares et les petites entreprises ferment à vitesse grand V. Les parents sont inquiets quant à l’avenir de leurs enfants par le manque de travail et l’inaction des politiques dans le développement économique.

- La société est en péril -

Il faudrait sérieusement se pencher sur les solutions et les actions menées pour résoudre les problèmes de la société actuelle et améliorer la santé économique de notre département… Aujourd’hui, on n’a plus le droit de dire que les jeunes sont paresseux car le marché du travail ne permet plus de leur en proposer. Toutes les personnes qui ont la chance d’avoir un emploi doivent prier le ciel pour que ça dur.

Nos artisans sont les plus en danger, vu le manque d’activités, les charges à payer, ils n’arrivent plus à s’en sortir. Les factures et les taxes sont souvent très élevées et dépassent largement la somme récoltée dans nos entreprises.  Avant, le pain avait meilleur goût car il était soit fabriqué à l’ancienne, soit pétri à la main. Actuellement, cela se fait industriellement. Il perd de sa qualité et on perd aussi de la main d’œuvre. Le progrès diminue le nombre de travailleurs et rend une minorité de gens plus riche.

Notre espoir, c’est que les magasins " zarabe et chinois " continuent leurs activités pendant longtemps pour garantir les retraites de nos ainés. Mon message aux commerçants de toutes catégories, c’est de rester maître de leurs entreprises, avec la grâce de Dieu, je suis sûr qu’on trouvera une solution. Oppressés par les impôts de toutes sortes, tous les niveaux de société ne s’y retrouvent plus et d’un côté évitent tout investissement entrainant un manque de logement et de l’autre côté entraine une précarité ayant pour conséquence de ne plus pouvoir subvenir à leur besoin et ne plus arriver à se loger de façon décente.

La solution proposée serait de ramener le taux des charges à 50 %, toutes charges comprise  ce qui permettrait de créer de l’embauche et de redonner du dynamisme dans les différents secteurs d’activité et relancer l’économie. Trop de freins à l’essor économique freinent les investisseurs et créé l’instabilité à tous niveaux.

Nos agriculteurs du sud et de l’ouest ont des problèmes pour payer leurs factures d’irrigation, ils n’ont pas le choix, ils sont obligés d’étaler leurs paiements et découragent leurs enfants à reprendre la suite de l’exploitation. Pour les aider il faudrait envisager de créer deux sites pour les manifestations à caractère agricole, l’un dans le sud et l’autre dans l’est. Avec deux rassemblements pour promotionner le terroir et deux autres pour diverses manifestations à caractère agricole. La recette de ces réunions permettrait de solutionner leurs problèmes d’impayés, et financerait la mécanisation des exploitations et créerait des investissements pour améliorer leurs conditions de travail et se diversifier quant à leurs cultures sachant que les différentes subventions de l’état et de l’Europe ne seront pas pérennes.

En ces temps de situation économique difficile, des solutions pour relever tous les défis afin d’apporter l’aide à tous les corps de métiers devient première urgence. C’est aux postes hiérarchiques les plus importants de régler les problèmes inhérents à la crise actuelle avec une connaissance accrue de tous les points aggravants de chaque branche de métier et une vision réelle des problèmes et les solutions vraiment adaptées à déployer.

Gérard Lusinier, Grands Travaux Océan Indien

   

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