L'Insee dresse fait le bilan démographique :

En 2016 à La Réunion il y a eu moins de naissances et plus de décès


Publié / Actualisé
"En 2017, 860 800 personnes vivent à La Réunion. La population continue de progresser à un rythme supérieur à celui de la métropole : + 0,7 % par an entre 2009 et 2017, contre + 0,5 %. Le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, reste le moteur de la croissance démographique, mais il se réduit. En effet, les décès augmentent et les naissances baissent. " indique l'Insee dans une étude intitulée "bilan démographique 2016". "La fécondité reste cependant élevée (2,4 enfants par femme) et précoce. La mortalité infantile demeure importante à La Réunion et ne baisse plus depuis le début des années 1990" dit encore l'institut de la statistique dont nous publions le communiqué ci-dessous
"En 2017, 860 800 personnes vivent à La Réunion. La population continue de progresser à un rythme supérieur à celui de la métropole : + 0,7 % par an entre 2009 et 2017, contre + 0,5 %. Le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, reste le moteur de la croissance démographique, mais il se réduit. En effet, les décès augmentent et les naissances baissent. " indique l'Insee dans une étude intitulée "bilan démographique 2016". "La fécondité reste cependant élevée (2,4 enfants par femme) et précoce. La mortalité infantile demeure importante à La Réunion et ne baisse plus depuis le début des années 1990" dit encore l'institut de la statistique dont nous publions le communiqué ci-dessous

"Au 1er janvier 2017, 860 800 personnes vivent à La Réunion. De 2009 à 2017, la population augmente en moyenne de 5 600 habitants par an (+ 0,7 % par an). Cette croissance est plus rapide qu’en métropole (+ 0,5 % par an), mais deux fois moindre qu’entre 1999 et 2009 (+ 1,5 % par an).

Le solde naturel, différence entre les naissances et les décès survenus dans l’année, reste le moteur de la croissance démographique : de 2009 à 2016, il apporte chaque année 9 800 habitants supplémentaires.

Cependant, le solde naturel baisse pour la quatrième année consécutive et atteint 9 100 en 2016, son niveau le plus faible depuis 1982. En effet, les décès continuent d’augmenter : les générations nombreuses du baby-boom des années 1950 à La Réunion arrivent maintenant à des âges plus élevés, où la mortalité est plus forte. Par ailleurs, les naissances se réduisent pour passer sous la barre des 14 000, pour la première fois depuis 1999. Entre 2000 et 2009,

- 14 600 bébés par an -

14 600 bébés naissaient en moyenne chaque année, contre 14 100 par an entre 2010 et 2016. Toutefois, le nombre d’enfants par femme n'a pas diminué. Cette baisse des naissances est liée uniquement à celle du nombre de femmes en âge d’avoir un enfant (âgées de 15 à 50 ans).

En 2016, le nombre d’enfants par femme s’élève à 2,43 : la fécondité à La Réunion est bien plus élevée qu’en métropole (1,89). Elle est même la plus élevée des régions françaises, après Mayotte et la Guyane. Elle reste stable depuis le début des années 1990. Les Réunionnaises ont leurs enfants plus tôt qu’en métropole : 28 % des naissances sont issues de femmes de moins de 25 ans, contre 12 % en métropole (figure 2). Les accouchements de mères mineures restent aussi bien plus
fréquents sur l’île : 2,7 % des naissances (368 bébés).

Cette part est presque dix fois plus élevée qu’en métropole. Cependant, le phénomène recule à La Réunion : au début des années 2000, 4,5 % des bébés étaient mis au monde par des mineures. Les naissances de mères mineures sont moins fréquentes aux Antilles (1,8 %), mais elles le sont davantage en Guyane (5,7 %) et à Mayotte (5,2 %).

Comme la population est plus jeune à La Réunion qu’en métropole, le nombre de décès rapporté au nombre d’habitants est plus faible. Ainsi, le taux de mortalité s’élève à 5,5 décès pour 1 000 habitants, contre 9,0 ‰ en métropole. Mais si la population de l’île présentait la même structure par sexe et âge que la population métropolitaine, le taux de mortalité serait plus élevé tant pour les moins de 65 ans (2,1 ‰ contre 1,8 ‰ en métropole), que pour les 65 ans ou plus (42 ‰ contre 38 ‰).

- Des décès plus nombreux chez les hommes -

Les décès sont plus nombreux chez les hommes : en 2016, 2 570 hommes sont décédés, contre 2 120 femmes. L’écart de mortalité entre hommes et femmes est ainsi bien plus marqué à La Réunion : en 2016, 6,2 hommes sur 1 000 sont décédés, contre 4,8 femmes sur 1 000. En métropole, cet écart de mortalité est bien
plus faible : 9,2 ‰ contre 8,7 ‰. Les hommes meurent aussi plus jeunes : la moitié des hommes réunionnais avaient moins de 70 ans au moment de leur décès en 2016, contre 80 ans pour les femmes.

En effet, alcoolisme, tabagisme et accidents sont plus fréquents chez les hommes et augmentent leur risque de décéder prématurément.

Pour autant, sur les dix dernières années, les gains d’espérance de vie ont été plus élevés pour les hommes (+ 4,2 ans) que pour les femmes (+ 3,0 ans). En 2016, l’espérance de vie s’élève à La Réunion à 77,3 ans pour les hommes et à 83,8 ans pour les femmes (figure 3). La région des Hauts-de-France est la seule de
métropole où l’espérance de vie est inférieure à celle de La Réunion.

L’écart d’espérance de vie entre La Réunion et la métropole reste stable depuis cinq ans, après un fort rattrapage entamé au début des années 1950. Le rattrapage marque ainsi le pas, du fait notamment d’un niveau de vie plus faible sur l’île et d’une plus grande fréquence de maladies chroniques comme le diabète.

Une entrée plus tardive des femmes enceintes dans le parcours de santé périnatale pourrait également être en cause. La mortalité infantile ne baisse plus à La Réunion depuis le début des années 1990. Elle y est cependant un peu moins élevée que dans les autres DOM : 7,3 ‰ en Martinique, 8,1 ‰ en Guadeloupe, 9,1 ‰ en Guyane et 10,1 ‰ à Mayotte. En métropole, la mortalité infantile est stable depuis 2005".

   

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