Une espèce protégée depuis 1989 :

Le papangue, ce rapace péi menacé d'extinction


Publié / Actualisé
Oiseau de mauvaise augure pour certains, emblème de La Réunion pour d'autres. Le papangue est un oiseau de légendes... Dans tous les sens du terme. Son cri est souvent associé à la plainte du personnage folklorique Grand-mère Kal. Pour les passionnés, son envergure de plus d'un mètre et son élégance fascinent. Seul rapace endémique de l'île, le papangue est menacé d'extinction. Sa population était estimée entre 120 et 180 couples reproducteurs en 2010. Depuis plusieurs années, passionnés et associatifs se battent pour que l'oiseau péi ne disparaisse pas du paysage réunionnais, à l'instar d'une vingtaine d'espèces d'oiseaux.
Oiseau de mauvaise augure pour certains, emblème de La Réunion pour d'autres. Le papangue est un oiseau de légendes... Dans tous les sens du terme. Son cri est souvent associé à la plainte du personnage folklorique Grand-mère Kal. Pour les passionnés, son envergure de plus d'un mètre et son élégance fascinent. Seul rapace endémique de l'île, le papangue est menacé d'extinction. Sa population était estimée entre 120 et 180 couples reproducteurs en 2010. Depuis plusieurs années, passionnés et associatifs se battent pour que l'oiseau péi ne disparaisse pas du paysage réunionnais, à l'instar d'une vingtaine d'espèces d'oiseaux.

Le papangue aussi connu sous le nom de busard de Maillard attise la curiosité des amoureux d’oiseaux. Il est d’ailleurs un ambassadeur original de l’île intense dans la communauté des fous d’ornithologie. Il y a quelques jours, le think tank " Mr Mondialisation " a consacré un article au majestueux oiseau péi. L’occasion de reparler du seul rapace nicheur de La Réunion.

Il partage sa passion pour le papangue

Laurent Payet, retraité de 66 ans est un amoureux de la nature. Depuis qu’il a du temps libre, le fringant sexagénaire part en vadrouille dans toute l’île. Chapeau vissé sur le crâne, jumelles en bandoulière et chaussures de randonnée aux pieds, ce sportif explore les recoins de l’île les moins connus pour observer la biodiversité réunionnaise.

C’est comme cela qu’il est tombé amoureux du papangue " j’étais en balade dans les hauts, vers Bras-Panon. C’était en milieu de matinée, cela faisait déjà quelques heures que je marchais… Je venais de me poser sous un kiosque. Et là, une apparition ! " raconte Laurent Payet.

Un papangue enchaîne les acrobaties dans le ciel " il faisait des loopings, des plongeons, c’était un spectacle époustouflant, j’avais le souffle coupé" se souvient le sexagénaire. Un véritable coup de cœur. C’était il y a une dizaine d’années.

Depuis, Laurent Payet s’est énormément documenté sur le busard de Maillard. Il a même commencé à jouer le " guide marron " pour faire découvrir l’espèce et surtout sensibiliser son entourage " j’emmène mes amis, les amis de mes enfants dans des endroits où il y a toujours des papangues, c’est fabuleux de voir leurs yeux quand il le découvre, le papangue, c’est un peu notre aigle péi, il est impressionnant ! " Il affirme ne pas vouloir s’engager dans une association " c’est beaucoup de responsabilités de s’engager, moi, j’essaie de transmettre mon amour pour cet oiseau au plus grand nombre et quand on aime, on veut forcément protéger. "

Un programme de conservation 

Sur l’île, une association a développé un programme axé sur la conservation du papangue : la SEOR (Société d'Etudes Ornithologiques de la Réunion). Un programme nécessaire à la préservation du rapace " plusieurs menaces pèsent sur cette espèce : l’empoisonnement secondaire (il consomme des rats empoisonnés), les collisions (câbles, véhicules) et le braconnage. Depuis 2004, il est considéré comme une espèce " en danger " d’après les critères de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature. " explique la SEOR. Regardez :

Financé par l’Europe, la Région Réunion, des entreprises privées et l’État, ce programme permet aux ornithologues d’améliorer les connaissances fondamentales sur l’espèce pour mieux la protéger.

Les scientifiques étudient les paramètres démographiques, mesurent les risques d’empoisonnement secondaires et de collision, communiquent autour du papangue et de l’importance de protéger cette espèce endémiques de l’île. Les ornithologues établissent ensuite un plan pour déterminer la meilleure méthode pour conserver le rapace. De précieuses informations qui leur permettent de trouver les traitements adaptés lorsqu’ils accueillent des papangues blessés dans le centre de soins de l’association, regardez :


L’association communique aussi beaucoup sur les papangues. Jusqu’ici, le rapace jouissait d’une mauvaise réputation " papangue voleur de poules " disait-on, ce qui lui valait parfois d’être chassé à coup de fusil. Depuis quelques années, les mentalités changent sur le sujet.

Grâce au travail de sensibilisation associé à un plan de conservation solide de la SEOR et à la passion d’amoureux du papangue comme Laurent Payet, la population de papangues s’est stabilisée.

fh/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Au webmaster, Posté
LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA papangue !!!!!!!