Enfants de la Creuse :

L'Etat reconnaît sa responsabilité morale


Publié / Actualisé
L'Assemblée nationale a adopté ce mardi 18 février 2014 la résolution reconnaissant la "responsabilité morale" de l'Etat dans l'affaire des enfants de la Creuse. Ce texte, proposé par Ericka Bareigts, a été approuvé par 125 députés de gauche. L'UMP a voté contre tandis que l'UDI s'est abstenu. Pour rappel, plus de 1 600 d'enfants réunionnais ont été transférés en métropole entre 1963 et 1982 pour repeupler des départements ruraux.
L'Assemblée nationale a adopté ce mardi 18 février 2014 la résolution reconnaissant la "responsabilité morale" de l'Etat dans l'affaire des enfants de la Creuse. Ce texte, proposé par Ericka Bareigts, a été approuvé par 125 députés de gauche. L'UMP a voté contre tandis que l'UDI s'est abstenu. Pour rappel, plus de 1 600 d'enfants réunionnais ont été transférés en métropole entre 1963 et 1982 pour repeupler des départements ruraux.

C’est dans une Assemblée nationale à moitié vide que la résolution mémorielle concernant les "Enfants de la Creuse" a été adoptée. Le texte souhaite que "la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée", mais surtout que l’Etat reconnaisse sa "responsabilité morale". Dans l’hémicycle, 26 Réunionnais qui ont subi cette migration forcée sont présents pour assister aux débats.

Les échanges ont duré plus d’une heure et demie au Palais Bourbon. Le gouvernement, représenté par Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, et Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, a apporté son soutien à la résolution mémorielle pour "tourner la page de cette double faute et de cette double peine."

Du côté des députés UMP, la proposition d’Ericka Bareigts. Didier Quentin parle d’une "instrumentalisation de l’histoire." L’élu de Charente-Maritime estime que la résolution "semble être le procès indirect de Michel Debré", à l’origine de cette politique migratoire. Les parlementaires de droite ont voté contre l’adoption du texte.

Toute la gauche a voté pour la résolution mémorielle. A l’origine de la proposition, Ericka Bareigts estime que le texte " n’est pas pour faire un procès. " D’après la députée  PS de la 1ère circonscription de l’île, "l’esprit de la résolution est de rassembler."

Ce mercredi, Nassimah Dindar s’est dite " réjouie " de l’adoption du texte. La présidente du conseil général précise avoir " proposé que les députés UDI votent cette résolution ". Le groupe politique s’est finalement abstenu.

www.ipreunion.com

   

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