Économie :

Bétonner le secteur productif des DOM


Publié / Actualisé
Une délégation d'industriels de Guadeloupe et de Martinique est en visite ç La Réunion depuis ce lundi 7 juin 2004. Avec leurs homologues de l'ADIR (association pour le développement de l'industrie à La Réunion), ils réfléchissent aux actions à mettre en place pour que le secteur productif des DOM (départements d'outremer) soit pris en compte et protégé dans l'Europe des 25
Une délégation d'industriels de Guadeloupe et de Martinique est en visite ç La Réunion depuis ce lundi 7 juin 2004. Avec leurs homologues de l'ADIR (association pour le développement de l'industrie à La Réunion), ils réfléchissent aux actions à mettre en place pour que le secteur productif des DOM (départements d'outremer) soit pris en compte et protégé dans l'Europe des 25
Quelle organisation pour le lobby industriel de l'outremer? C'est la question à laquelle tenteront de répondre ces prochains jours les représentants des associations de promotion de l'industrie de la Réunion, de la Guadeloupe et de la Martinique.
Dans une Europe à 25, il y a un fort risque d'affaiblissement de la voix des RUP (région ultrapériphérique - Guadeloupe, Guyane, Martinique Réunion, Madère, Canaries, Açores). L'éloignement et l'insuffisance de la desserte aérienne sont économiquement pénalisants pour les industries en matière d'approvisionnement et d'accès aux marchés extérieurs. D'où tout l'intérêt pour les 4 départements de l'Outremer français de mettre au point un programme d'actions communes pour mieux défendre les dossiers économiques au niveau européen.
C'est dans ce but que Maurice Cérisola, président de l'Association pour le développement industriel de La Réunion (ADIR) a invité ses homologues antillais. Ces derniers sont en visite dans l'île depuis lundi.
Dans la conférence de presse qu'il a tenue ce mercredi 9 juin 2004 et compagnie des industriels guadeloupéens et martiniquais, Maurice Cérisola, a rappelé que l'axe d'effort des associations industrielles réunionnaise et antillaise portera en priorité "sur la sensibilisation des nouveaux commissaires de la Communauté Européenne à la notion d'ultrapériphéricité". Il s'agira ensuite d'évaluer les mesures en faveur du développement industriel contenues dans le Document Unique de Programmation (DOCUP) 2000-2006.
Évoquant les dispositifs fiscaux dérogatoires -TVA, exonération de charges patronales, octroi de mer- périodiquement remis en cause par certains députés européens, Maurice Cerisola souligne qu'il est impératif de défendre ce cadre fiscal dérogatoire directement lié à la compétitivité de leurs productions.
La délégation antillaise rencontrera ce jeudi Paul Vergès, président du Conseil Régional et participera à un débat portant sur les RUP et les DOM.
   

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