Lutte contre le chikungunya à Saint-Paul :

Le moustique chassé du collège


Publié / Actualisé
L'aedes albopitcus, vecteur du chikungunya, a été traqué dans tous les recoins du collège Antoine Soubou à Saint-Paul ce mercredi 25 janvier 2006. L'action entre dans le cadre global du plan de démoustication mené par le rectorat dans tous les collèges et lycées de l'île. Le nettoyage des établissements se poursuivra jusqu'en fin de semaine
L'aedes albopitcus, vecteur du chikungunya, a été traqué dans tous les recoins du collège Antoine Soubou à Saint-Paul ce mercredi 25 janvier 2006. L'action entre dans le cadre global du plan de démoustication mené par le rectorat dans tous les collèges et lycées de l'île. Le nettoyage des établissements se poursuivra jusqu'en fin de semaine
"L'établissement est démoustiqué à fond, mais il faudrait en faire de même avec le canal qui longe le collège" note Danielle Chichet, principale du collège Antoine Soubou. Elle montre l'eau verdâtre stagnant au fond du canal situé à l'entrée du centre ville saint-paulois à proximité du collège, du lycée Louis Payen et de nombreuses maisons d'habitations.
La démoustication du collège, qui compte 910 élèves et plus d'une centaine de personnels enseignants et non enseignants, a commencé tôt dans la matinée de mercredi. Équipé d'une combinaison et d'un masque de protection, Serge Ah-Kow, agent chargé de l'hygiène et de la sécurité, au sein de l'établissement, pulvérise du produit anti-moustiques sur tous les espaces verts du collège. Son collègue Joël Aumont, agent d'entretien, l'aide à identifier tous les gîtes larvaires possibles. "Même avant l'épidémie de chikungunya, j'ai toujours été sensible à la lutte contre les moustiques. N'oublions pas qu'ils sont susceptibles, entre autres, de transmettre la dengue" souligne Serge Ah-Kow. Il ajoute, c'est la première fois qu'il y a une opération de démoustication de l'établissement. Je souhaite que ce ne soit pas la dernière, surtout que la proximité du canal ne nous aide pas du tout à nous protéger".

Plan global

C'est également le souhait de Danielle Chichet. "Pour être efficace, les actions de lutte contre les moustiques ne doivent pas être des actes isolés répondant à une angoisse passagère, elles doivent avoir lieu régulièrement et faire partie d'un plan global établi en concertation avec l'administration, les élus mais également la population. Sans cela on n'arrivera pas à grand-chose" estime la principale.
Selon le programme établi par le rectorat tous les collèges et lycées de l'île devront être démoustiqués avant la rentrée scolaire qui aura lieu le lundi 30 janvier. Formés par la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales), 123 des 150 ACMO du rectorat (agents chargés de la mise en ?uvre des règles d'hygiène et de sécurité) sont affectés au nettoyage des espaces verts, à la destruction des gîtes larvaires et à la démoustication. Les écoles sont traitées par les communes.
Dès la rentrée scolaire, des plaquettes d'information seront distribuées dans les 10 000 classes du primaire et du secondaire de l'île. Sur la base de ce document, les instituteurs, les professeurs principaux ou les professeurs de sciences et vie de la terre, expliqueront aux élèves le mode de contamination de la maladie et toutes les mesures de prévention permettant de l'enrayer.
   

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