Conférence des ports des îles de l'océan Indien :

S'unir pour mieux se développer


Publié / Actualisé
Réunis en conférence ce jeudi 11 mai 2006 au Port, les responsables des ports de Maurice, de Tamatave (Madagascar), des Seychelles et de La Réunion ont signé une "déclaration d'intention de partenariat durable". Ils ont également convenu "d'étudier les axes d'une coopération plus étroite dont les retombées seront mutuellement bénéfiques au développement des ports respectifs"
Réunis en conférence ce jeudi 11 mai 2006 au Port, les responsables des ports de Maurice, de Tamatave (Madagascar), des Seychelles et de La Réunion ont signé une "déclaration d'intention de partenariat durable". Ils ont également convenu "d'étudier les axes d'une coopération plus étroite dont les retombées seront mutuellement bénéfiques au développement des ports respectifs"
Outre le renforcement des activités de croisières et de grande plaisance, et la facilitation des échanges inter-îles de marchandises, la pêche est l'un des points essentiels visés par la convention. L'objectif est d'unir les moyens de l'ensemble des îles signataires afin de développer ce secteur potentiel riche et encore insuffisamment exploité par les pays de la zone.
En effet, riveraines d'un territoire maritime de 5,6 km2, les 6 îles de la zone sud-ouest océan Indien (Maurice, Madagascar, les Seychelles, La Réunion, les Comores et Mayotte) ont capturé 228 500 tonnes de poissons en 2004. Dans le même temps 10 millions de tonnes été prélevées dans la zone par d'autres pays. Le total des captures effectuées par les îles riveraines représente donc à peine 2 % de toutes les prélèvements faits dans la zone. Quant à La Réunion, elle prélève moins de 0.1 % des ressources halieutiques. "Nous partageons une même ressource, que d'autres pour l'instant exploitent et valorisent en dehors de nos économies" ont noté les participants de la conférence. La création d'une communauté des pêcheurs des îles riveraines a été émise pour pallier cet état de fait. L'autre piste de réflexion consiste à mettre en place un réseau de contrôle et de surveillance du territoire maritime concerné - avec coopération judiciaire et échange d'informations -, afin de réduire les actes de piratage.
   

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