Développement durable :

On trie, on dépollue, on recycle


Publié / Actualisé
Depuis le 15 Novembre 2007 les producteurs d'équipements électriques et électroniques sont tenus, sous peine d'amendes, de prendre en charge l'enlèvement, le tri, la dépollution et le recyclage des équipements en fin de vie.
Depuis le 15 Novembre 2007 les producteurs d'équipements électriques et électroniques sont tenus, sous peine d'amendes, de prendre en charge l'enlèvement, le tri, la dépollution et le recyclage des équipements en fin de vie.
L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) accompagne le développement des filières émergentes d'élimination de certains produits en fin de vie, dont celle des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE). Dans ce secteur en particulier, elle collabore avec le SICRE (Syndicat de l'Importation et du Commerce à la Réunion) qui aide les entreprises à adopter un comportement éco-citoyen et à respecter la réglementation.

Une loi européenne

En effet, depuis l'entrée en vigueur de la directive européenne 2002/96/CE relative aux DEEE (à la Réunion, ce décret est applicable depuis le 15 novembre 2007), les flux doivent désormais être recyclés et valorisés. Selon le principe de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP), légalement instauré depuis une trentaine d'années, l'enlèvement, le tri, la dépollution et le recyclage des équipements dans le respect de l'environnement et de la santé, sont à la charge du " pollueur ", c'est-à-dire du " producteur " (est considéré comme tel celui qui importe hors France métropolitaine). A la Réunion, ces démarches sont confiées à deux éco-organismes : Eco-Systèmes pour les DEEE ménagers et Récylum pour les lampes.

Les obligations

Depuis le 15 novembre, tous les producteurs ont l'obligation de se faire enregistrer auprès de la SICRE et d'adhérer à l'un des éco-organismes. La loi leur impose également de nouvelles contraintes liées à fabrication, à la prévention auprès du consommateur, à la collecte des DEEE professionnels. Quant aux distributeurs, ils sont tenus d'indiquer l'éco-contribution (pour chaque équipement, elle correspond au prix payé par le producteur à son éco-organisme) dans l'affichage des prix et de récupérer gratuitement les DEEE des particuliers selon le principe du 1 pour 1 (un produit vendu contre un produit collecté). Ils doivent aussi s'identifier comme points de collecte auprès de la SICRE. Enfin, selon leur bon vouloir, les collectivités peuvent mettre en place un système de collecte sélective des DEEE ou aménager leurs déchèteries pour accueillir les équipements en fin de vie.


L'intérêt du recyclage

Sur l'île, chaque année, environ 20 000 tonnes de DEEE sont produites. Or ces déchets peuvent être valorisés jusqu'à 85%, ce qui permet de préserver les ressources naturelles et de limiter les quantités mises en décharge ou incinérées. Certains DEEE contiennent en effet des substances dangereuses pouvant générer des émanations toxiques. Ils doivent donc impérativement être dépollués avant tout type de traitement.
Créée en 2006 à Saint-André, Réunion Valorisation Environnement (RVE), est la première entreprise réunionnaise de valorisation des DEEE. Employant 7 personnes, bientôt 15, la structure traite 1 500 tonnes de DEEE avec un démantèlement manuel. Afin d'accroître sa capacité et parvenir à l'objectif fixé par la réglementation (3000 tonnes par an), RVE compte s'équiper prochainement d'un broyeur.
   

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