Océan Indien :

L'Union des Comores hausse le ton


Publié / Actualisé
Alors que les avocates de Mohamed Bacar et de ses 22 hommes ont déposé un recours contre le nouvel arrêté de reconduite à la frontière notifié par le préfet mardi 1er avril 2008, le ministère des affaires étrangères des Comores a fait savoir ce jeudi 4 avril, via un communiqué, qu'il interdisait désormais le rapatriement de ses ressortissants entrés clandestinement à Mayotte. Une mesure qui risque d'exacerber les tensions entre les Comores et la France mais surtout de provoquer de nouveaux débordements à Mayotte.
Alors que les avocates de Mohamed Bacar et de ses 22 hommes ont déposé un recours contre le nouvel arrêté de reconduite à la frontière notifié par le préfet mardi 1er avril 2008, le ministère des affaires étrangères des Comores a fait savoir ce jeudi 4 avril, via un communiqué, qu'il interdisait désormais le rapatriement de ses ressortissants entrés clandestinement à Mayotte. Une mesure qui risque d'exacerber les tensions entre les Comores et la France mais surtout de provoquer de nouveaux débordements à Mayotte.
Désormais, les candidats comoriens à l'immigration rejetés par Mayotte ne pourront plus rentrer dans leur île d'origine. Ainsi vient de le décider l'Union des Comores. Que va-t-il advenir de ces dizaines de milliers de clandestins anjouanais qui parviennent régulièrement à gagner Mayotte en kwassa kwassa ? La situation dans l'archipel des Comores et tout particulièrement sur l'île aux parfums risque de devenir explosive. En effet, suite aux émeutes et aux violences perpétrées jeudi 27 mars sur leur territoire, les Mahorais réclament aujourd'hui une intensification des expulsions d'Anjouanais. La communauté comorienne de la petite collectivité départementale (160 000 habitants) redoute d'ores et déjà des " chasses à l'Anjouanais " exercées par les Mahorais.

14 000 Anjouanais expulsés en 2007

En 2007, la préfecture de Mayotte a signé 14 000 arrêtés de reconduite à la frontière et 16 000 personnes ont été refoulées. Afin de signifier leur mécontentement face à la crise diplomatique qui est en passe de se jouer entre la France et leur pays d'origine, une quinzaine d'associations comoriennes installées à la Réunion ont prévu de se réunir samedi 5 avril, place des droits de l'homme à Champ-fleuri (Saint-Denis). Quant au nouveau recours déposé par Mohamed Bacar et ses hommes contre le deuxième arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, il devrait être examiné ce vendredi 4 par le tribunal administratif .
   

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