happening dans un magasin de jouets :

Les jouets n'ont pas de sexe


Publié / Actualisé
La Ligue des Droits de l'Homme et l'association Chancegal ont organisé ce lundi 21 décembre un "happening contre les jouets sexistes", une campagne sur le sexisme ordinaire. Leur slogan : "Ni rose, Ni bleu, les jouets n'ont pas de sexe". L'action s'est déroulée à 15h au magasin la Grande Récré à Saint-Paul. Le but était de sensibiliser les parents aux stéréotypes des jouets et de comprendre leur perception de cette problématique en recueillant leur avis par questionnaire.
La Ligue des Droits de l'Homme et l'association Chancegal ont organisé ce lundi 21 décembre un "happening contre les jouets sexistes", une campagne sur le sexisme ordinaire. Leur slogan : "Ni rose, Ni bleu, les jouets n'ont pas de sexe". L'action s'est déroulée à 15h au magasin la Grande Récré à Saint-Paul. Le but était de sensibiliser les parents aux stéréotypes des jouets et de comprendre leur perception de cette problématique en recueillant leur avis par questionnaire.
Une dizaine de bénévoles de la Ligue des Droits de l'Homme avaient installé un stand cet après-midi au magasin La Grande Récré pour exposer une vingtaine de jouets jugés sexistes. De l'aspirateur au fer à repasser pour les filles, en passant par les jeux de constructions mécaniques, voitures, et autres jouets scientifiques pour les garçons, la ligue dénonce le marketing de ces jouets qui est "très ciblé".
En effet, ce n'est pas tant la nature des jouets qui est critiquée mais plutôt l'emballage qui distingue les deux sexes, comme une petite fille photographiée avec une serpillère et un petit garçon avec un jeu scientifique. "Le problème de la distinction entre homme et femme, ainsi que fille et garçon est de plus en plus présente dans la société en général. De ce fait, en termes de stéréotypes on s'éloigne de l'égalité", confie Fabienne Rubira, responsable de Chancegal. "Par ces jouets, on construit les petites filles et petits garçons de demain", explique t-elle. Elle ajoute, "il faut sortir de ce cercle vicieux : femmes douces et communicantes versus hommes violents et compétiteurs".

Les deux associations veulent provoquer une prise de conscience des parents, car elles considèrent que très peu d'entre eux sont au fait de cette différence. D'ailleurs, il ressort des questionnaires que les parents sont plus inquiets lorsque leur garçon joue avec des jeux de filles que l'inverse, car cela sous entendrait une future homosexualité. Il apparaît aussi, que se sont les mamans les plus inquiètes à ce sujet.

A noter que sur les quatre enseignes La Grande Récré, un seul site a accepté de faire cette action dans son magasin, et le hasard fait que la directrice est une femme.

   

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