Réaction de Paul Vergès à la visite présidentielle :

Rien sur "l'impasse sociale"


Publié / Actualisé
Le président de la Région, Paul Vergès, a tenu une conférence de presse ce jeudi 21 janvier 2010 pour revenir sur la visite du Président de la République dans l'île et sur ses deux discours. Après avoir longuement critiqué les mesures de sécurité mises en place, Paul Vergès s'est dit "satisfait" du discours de Nicolas Sarkozy qualifiant La Réunion "d'exemple pour la France, pour l'Europe et pour le monde en matière de développement durable" résume-t-il. En revanche, il a regretté le silence de Nicolas Sarkozy sur les problèmes sociaux que connaît La Réunion et notamment sur le dossier de l'Arast. Il estime que les Réunionnais s'attendaient à des mesures pour sortir de "l'impasse sociale".
Le président de la Région, Paul Vergès, a tenu une conférence de presse ce jeudi 21 janvier 2010 pour revenir sur la visite du Président de la République dans l'île et sur ses deux discours. Après avoir longuement critiqué les mesures de sécurité mises en place, Paul Vergès s'est dit "satisfait" du discours de Nicolas Sarkozy qualifiant La Réunion "d'exemple pour la France, pour l'Europe et pour le monde en matière de développement durable" résume-t-il. En revanche, il a regretté le silence de Nicolas Sarkozy sur les problèmes sociaux que connaît La Réunion et notamment sur le dossier de l'Arast. Il estime que les Réunionnais s'attendaient à des mesures pour sortir de "l'impasse sociale".
Sur la forme, Paul Vergès reconnaît, non sans ironie, "l'aspect totalement nouveau" de la visite présidentielle : atterrissage à Pierrefonds et non à Gillot comme l'avaient fait Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand ou encore Jacques Chirac avant lui ; l'absence de cérémonie au monument aux morts ; l'absence également du repas républicain auquel est traditionnellement convié l'ensemble des élus, ainsi que le peu de rencontres privées accordées aux élus de l'opposition. "Tout cela fait que l'on a mis l'accent sur l'aspect politicien du voyage et c'est ce qui va rester dans les mémoires à l'approche des régionales", affirme Paul Vergès avant de s'interroger "quel poids cette intervention aura-t-elle sur la politique locale ?"

Le président de la Région a également regretté l'intervention policière avec l'utilisation de gaz lacrymogène sur une centaine de manifestants réunie près de la salle Candin (Saint-Denis) tandis que Nicolas Sarkozy présentait ses v?ux à l'Outre-mer non loin de là, au Parc des expositions. Il a également rappelé l'arrestation de deux lycéens membres de l'Union nationale lycéenne (UNL) "bien connus des forces de l'ordre pour participer régulièrement à des manifestations contre les réformes du gouvernement" selon le Journal de l'île, qui se rendaient pacifiquement au parc des Palmiers (Tampon). Paul Vergès s'est également dit surpris du nombre de contrôles policiers auxquels il a dû se soumettre pour entrer au Parc des expositions. "Ma voiture a été fouillée de fond en comble", se plaint-il. " Tout cela est-il nécessaire à la manifestation d'un enthousiasme populaire ?"

Sur le fond, le président de la Région note surtout le silence de Nicolas Sarkozy quant aux difficultés sociales que connaissent les Réunionnais citant notamment le licenciement des 1196 salariés de l'Arast et la manifestation des personnes âgées devant la CGSS (le 13 janvier 2010-NDLR) pour réclamer le versement anticipé du minimum vieillesse. "Cela reflète l'inquiétude des Réunionnais. Tout le monde s'attendait à une intervention au plus haut niveau de l'Etat pour sortir de l'impasse sociale", a-t-il commenté.

En revanche, sur le mutisme du Président de la République quant aux projets de la nouvelle route du littoral, de la MCUR et surtout du financement du Tram-Train, Paul Vergès ne se montre pas inquiet. "Il n'y a pas besoin de commenter une décision déjà prise", déclare-t-il.

   

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