Comores - Après son agression à Moroni :

Saïd Larifou participera à une marche blanche


Publié / Actualisé
Au lendemain de son agression, "l'état de Saïd Larifou, toujours hospitalisé, reste critique mais il va mieux", a indiqué ce lundi 7 juin 2010 en conférence de presse, Issa M'Baé, secrétaire fédéral de Ridja à La Réunion. Ridja est le parti politique créé par l'avocat franco-comorien, opposé au gouvernement de Sambi, actuel président de l'Union des Comores. Issa M'Baé ajoute que "Saïd Larifou participera à une marche blanche demain à Moroni, à pieds ou en voiture selon son état".
Au lendemain de son agression, "l'état de Saïd Larifou, toujours hospitalisé, reste critique mais il va mieux", a indiqué ce lundi 7 juin 2010 en conférence de presse, Issa M'Baé, secrétaire fédéral de Ridja à La Réunion. Ridja est le parti politique créé par l'avocat franco-comorien, opposé au gouvernement de Sambi, actuel président de l'Union des Comores. Issa M'Baé ajoute que "Saïd Larifou participera à une marche blanche demain à Moroni, à pieds ou en voiture selon son état".
Saïd Larifou, avocat franco-comorien de Saint-Pierre, a été agressé ce dimanche 6 juin 2010 à l'aéroport de Moroni, capitale de l'Union des Comores. Issa M'Baé, secrétaire fédéral du Ridja à La Réunion indique que "des gendarmes et policiers ont agressé Saïd Larifou dans la salle d'attente de l'aéroport de Moroni, après l'enregistrement". Issa M'Baé : "sa tête a cogné le sol, il est resté évanoui environ 6 heures. Les policiers l'avaient déplacé et caché, jusqu'à ce qu'il soit découvert par hasard puis transporté à l'hôpital. Saïd Larifou s'est réveillé à 19h30 dimanche soir".

Le fondateur et leader du parti Ridja donnait une série de conférence sur la démocratie dans l'Océan Indien et s'apprêtait à s'envoler pour Mohéli, île de l'archipel des Comores, où a eu lieu une recrudescence de manifestations contre le pouvoir en place en mai 2010.

"Le Ridja a tenu une conférence de presse ce lundi 7 juin 2010 à 10 heures (heure locale)", indique Issa M'Baé. Il précise que "l'objectif de cette conférence est de condamner cet acte criminel et de faire réagir les instances nationales et internationals pour faire en sorte que la paix et la stabilisation reviennent aux Comores".

"C'est un acte criminel du pouvoir poutchiste, c'est une arrestation abusive", commente Issa M'Baé. Pour lui, "la société est prise au piège d'un clan qui se croît au dessus de toute loi, de toute justice, de toute institution internationale, et qui prend les Comores en otage". "Nous sommes prêts à verser notre sang s'il le faut" ajoute le secrétaire fédéral de l'opposition.

D'après Issa M'Baé, "conformément à la constitution de 2001, le président Ahmed Abdallah Sambi doit céder sa place de président de l'Union des Comores à l'île de Mohéli". Issa M'Baé n'est pas "contre réviser la constitution de 2001", mais pour le secrétaire fédéral de La Réunion, "l'heure n'est pas à la révision, il faut préserver les acquis de la constitution de 2001".

   

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