Assemblée plénière du conseil général :

Point sur le RMI et nouveau dispositif pour les jeunes


Publié / Actualisé
Parallèlement au bilan des comptes 2009, plusieurs projets étaient à l'ordre du jour de l'assemblée plénière du conseil général ce mercredi 23 juin 2010. La présidente Nassimah Dindar a présenté un rapport d'observation sur la gestion du Rmi, mais aussi un nouveau dispositif de lutte contre l'exclusion des jeunes.
Parallèlement au bilan des comptes 2009, plusieurs projets étaient à l'ordre du jour de l'assemblée plénière du conseil général ce mercredi 23 juin 2010. La présidente Nassimah Dindar a présenté un rapport d'observation sur la gestion du Rmi, mais aussi un nouveau dispositif de lutte contre l'exclusion des jeunes.
La chambre régionale des comptes de La Réunion a contrôlé la gestion du département et de l'agence départementale d'insertion (Adi). Parmi ces observations, l'instance de contrôle relève l'enjeu social et financier majeur que représente le RMI à La Réunion.

En effet, entre 2004-2008, le département a versé 1,9 milliard d'euros d'allocations tandis que les recettes totales de compensations par l'Etat s'élèvent à 1, 76 milliard d'euros. 140 millions d'euros restent donc à la charge du département. La chambre régionale des comptes note que les dépenses d'insertion représentent 46,31% des dépenses réelles de fonctionnement.

Pour la cour régionale des comptes, les relations entre le département et l' Adi sont complexes. Ainsi 837 agents répartis sur 7 structures et 12 services travaillent sur l'instruction des demandes et l'accompagnement des bénéficiaires du RMI. L'Adi a aussi été désigné comme établissement public départemental défaillant dans l'exercice de ses missions. "Dans 94% des cas, le délai entre l'attribution du RMI et le contrat d'insertion est supérieur à la durée légale de 3 mois. Par ailleurs seuls 4 % des bénéficiaires du RMI accèdent à une formation proposée par Pôle Emploi ou l'Adi".

Enfin la mise en place du RSA impliquera la prise en charge par le département de 495 millions d'euros de prestations. La cour régionale des comptes propose de centraliser le dépôt des demandes les instructions de dossiers et les versement à la Caf. Cette délégation du département permettrait de gagner en efficacité.

Autre projet présenté en assemblée plénière, un nouveau dispositif contre l'exclusion des jeunes, s'adressant d'une part aux collégiens en rupture scolaire, d'autre part aux jeunes de moins de 25 ans. Il s'agira de proposer un accompagnement éducatif renforcé, pour les collégiens en rupture avec la famille et le système éducatif.

L'insertion sociale est l'objectif principal des actions menées avec les moins de 25 ans. Dans ce but seront par exemple mis en oeuvre des chantiers d'insertion et des actions d'intérêt général, mais aussi des remises à niveau des connaissances de base en français et mathématique.

Dans son rapport, le conseil général souligne que "la situation des jeunes à La Réunion est marquée par un fort taux de chômage des moins de 25 ans, auquel s'ajoute des ruptures avec la famille et avec le système éducatif, ou encore des problèmes d'addictions et de comportements violents".

Le projet mobilisera le patrimoine bâti et naturel du département tant pour l'accueil des jeunes que pour leur mise en activité dans le cadre de chantiers d'insertion. Nassimah Dindar affirme que le dispositif sera doté de moyens humains et physique adéquates comme la mise à disposition d'internats, de personnel d'encadrement permanent notamment des retraités militaires, de personnel pour un accompagnement individualisé éducatif et psychologique.

   

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