Foncier agricole et rural en 2009 :

Les terrains ruraux attirent mais pas l'agriculture


Publié / Actualisé
Dans les espaces ruraux, les hectares des terrains agricoles nus et bâtis ne se valent pas. À propos du foncier agricole et rural en 2009, "les fortes hausses ne sont plus d'actualité", affirme la dernière note conjoncturelle de la direction de l'agriculture et de la forêt (Daf) publiée en juin 2010. Mais plus précisément, la valeur des terres agricoles nues baisse alors que le prix à l'hectare des terrains agricoles avec bâti augmente. Traduction d'un professionnel du monde agricole : les terrains ruraux avec bâti attirent mais pas pour y cultiver, alors que la perte de valeur des terrains agricoles nus est souvent signe d'une agriculture en perte de vitesse.
Dans les espaces ruraux, les hectares des terrains agricoles nus et bâtis ne se valent pas. À propos du foncier agricole et rural en 2009, "les fortes hausses ne sont plus d'actualité", affirme la dernière note conjoncturelle de la direction de l'agriculture et de la forêt (Daf) publiée en juin 2010. Mais plus précisément, la valeur des terres agricoles nues baisse alors que le prix à l'hectare des terrains agricoles avec bâti augmente. Traduction d'un professionnel du monde agricole : les terrains ruraux avec bâti attirent mais pas pour y cultiver, alors que la perte de valeur des terrains agricoles nus est souvent signe d'une agriculture en perte de vitesse.
"Le nombre total de ventes envisagées notifiées à la Safer (Sociétés d'aménagement foncier et rural) et dont les acquéreurs sont des agriculteurs représente 15.3 % du total des ventes" indique la Daf. Un professionnel du monde agricole explicite "seuls 15,3 % des ventes sont acquises par un agriculteur, et correspondent donc à des biens agricoles destinés à l'agriculture".

En considérant tous les types de terres agricoles sans bâti, la Daf constate "que les valeurs maximales et minimales des prix de l'hectare ont eu tendance à baisser". Le prix à l'hectare des terres d'élevage a néanmoins augmenté de 12 % entre 2008 et 2009, passant de 4 000 euros à 7 500 euros, dans les hauts de l'Ouest, et à 8 000 euros dans Les Plaines. Pour les terres agricoles nues, autres que l'élevage et la canne, le prix de l'hectare a baissé de 9 % en moyenne sur l'île.

"Pour la première fois depuis 11 ans, les prix moyens par hectare sont en baisse, atteignant 160 421 euros en 2009, contre 199 917 en 2008 en moyenne pour les terres et le bâti" indique la note de conjoncture.

D'après l'expert en agriculture, "la tendance sur le long terme reste que la valeur foncière des terrains agricoles avec bâti augmente". Elle précise que "les biens agricoles semblent donc être achetés pour d'autres usages que l'agriculture". En effet, la Daf indique qu'un pourcentage élevé de biens inférieur à 1 ha. "Or sur ce type de parcelles il n'est pas possible de monter un projet d'agriculture" commente la professionnelle du monde agricole, information confirmée par la Daf, "la superficie en fermage, dont les parcelles s'étendent en moyenne sur plus de 5 hectares, représentent 48 % de la surface agricole utile (SAU) totale à La Réunion", indique la Daf.

Pour ce professionnel du monde agricole, "les chiffres traduisent un marché agricole en perte de vitesse", et ajoute "la baisse de valeur du foncier est généralement inquiétante, car cela signifie qu'il faut moins de sous pour avoir une entreprise agricole". La spécialiste conclue que "des valeurs de terres agricoles en hausse témoignent d'une agriculture locale en bonne santé, de rentabilité". De son côté la Daf notifie qu'en 2007 "le nombre d'exploitation a diminué de plus de 25 % par rapport à 2000, et de moitié par rapport à 1989".
   

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