Projet d'entreprise de Corsairfly :

Une image à changer, une rentabilité à retrouver


Publié / Actualisé
Pascal de Izaguirre, nouveau directeur général de la compagnie Corsairfly depuis le 10 juin, est à La Réunion après un bref passage à Maurice. L'objectif de cette visite est de "rencontrer les équipes de la société, les partenaires et les médias" pour les "rassurer sur la situation de l'entreprise" et présenter le projet "Takeoff 2012". Un projet qui a deux ambitions, "ramener Corsairfly dans une situation d'équilibre financier", et "gommer son image de compagnie charter".
Pascal de Izaguirre, nouveau directeur général de la compagnie Corsairfly depuis le 10 juin, est à La Réunion après un bref passage à Maurice. L'objectif de cette visite est de "rencontrer les équipes de la société, les partenaires et les médias" pour les "rassurer sur la situation de l'entreprise" et présenter le projet "Takeoff 2012". Un projet qui a deux ambitions, "ramener Corsairfly dans une situation d'équilibre financier", et "gommer son image de compagnie charter".
En préambule de la présentation du projet "Takeoff 2012", Pascal de Izaguirre a souhaité "dissiper tous les malentendus". "Je suis à la tête de Corsairfly pour redresser la situation et préparer l'avenir. Les rumeurs de dépôt de bilan ou de faillite sont fausses", insiste t-il. Nous sommes implantés à La Réunion pour encore longtemps", assure t-il. "Mais comme toutes les compagnies aériennes, nous avons des difficultés", reconnaît-il. Pour faire face à ces difficultés, la compagnie aérienne a développé un projet d'entreprise intitulé "Takeoff 2012".

Ce projet a deux ambitions, "ramener Corsairfly dans une situation d'équilibre financier", et "gommer son image de compagnie charter". Il prévoit d'abord un renouvellement de la flotte aérienne avec l'acquisition d'Airbus A339, "plus adaptés à l'évolution des saisonnalités". Les Boeing 747 seront toujours utilisés "mais nous allons revoir leur utilisation pour une meilleure présence sur les différents marchés", indique Pascal de Izaguirre.

La compagnie aérienne souhaite aussi revoir son programme d'exploitation en développant les vols de nuits à partir de la fin de l'année, en privilégiant les vols directs, en assurant des vols cadencés (à heure fixe) et aussi en augmentant le nombre de dessertes. "C'est ainsi que nous parviendrons à une productivité maximale de la flotte", juge le responsable de Corsairfly. Les autres projets sont de relancer le fret et la coopération avec d'autres compagnies aériennes.

Pascal de Izaguirre n'oublie pas l'aspect commercial pour "revenir à l'équilibre financier". En effet, ces dernières années, Corsairfly a connu une baisse de son chiffre d'affaires. "Nous devons arrêter cette chute", souligne le directeur général. Pour ce faire, la compagnie aérienne compte "poursuivre sa politique agressive de tarifs compétitifs", "développer la commercialisation directe avec la clientèle et "poursuivre les programmes de fidélité". L'entreprise va aussi investir dans la mise en place d'une nouvelle base de donnée et d'information. Le site internet de la société devrait également faire l'objet d'amélioration pour "développer le e-service".

L'autre ambition du nouveau responsable de la compagnie est de "mettre fin à l'image de charter qui colle à la compagnie". "L'entreprise souffre beaucoup de cette image. Nous voulons la tirer vers le haut en développant le service aux clients", explique Pascal de Izaguirre. "Nous n'avons pas pour ambition de devenir une compagnie de luxe mais nous allons beaucoup améliorer nos produits pour que Corsairfly devienne la compagnie préférée des clients", ajoute t-il. Cela se traduit d'une part par des améliorations "au sol" (mise en place d'un salon à Orly, augmentation de la fluidité lors des enregistrements...) et en vol (modernisation des cabines, nouvelles prestations pour les repas...).

Sans renier la clientèle "loisir", principale cible de Corsairfly, une attention particulière sera apportée à la classe Grand Large qui verra son nombre de sièges augmenter pour "offrir un meilleur rapport qualité - prix".

Grâce à ce programme, la société espère "redevenir rentable d'ici 2 ou 3 ans". "C'est un challenge extrêmement motivant", termine Pascal de Izaguirre.

Mounice Najafaly pour
   

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