Analyse de la richesse de la canne contestée :

Bois-Rouge toujours bloquée


Publié / Actualisé
Malgré l'ouverture de négociations avec les usiniers, la situation est toujours bloquée à l'usine de Bois-Rouge ce mercredi 21 juillet 2010. Les agriculteurs bloquent la livraison de la canne depuis ce mardi 20 juillet. Ils entendent ainsi protester contre des méthodes jugées "trop rigoureuses" d'analyse de la richesse de la canne. Méthode qui leur ferait perdre plusieurs points de richesse et donc de l'argent. Les discussions qui ont eu lieu au CTICS (Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre) ont permis d'ouvrir le dialogue mais pas de débloquer l'usine de Bois-Rouge.
Malgré l'ouverture de négociations avec les usiniers, la situation est toujours bloquée à l'usine de Bois-Rouge ce mercredi 21 juillet 2010. Les agriculteurs bloquent la livraison de la canne depuis ce mardi 20 juillet. Ils entendent ainsi protester contre des méthodes jugées "trop rigoureuses" d'analyse de la richesse de la canne. Méthode qui leur ferait perdre plusieurs points de richesse et donc de l'argent. Les discussions qui ont eu lieu au CTICS (Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre) ont permis d'ouvrir le dialogue mais pas de débloquer l'usine de Bois-Rouge.
Lors de cette réunion du CTICS, "nous avons obtenu l'assurance que l'analyse de la richesse de la canne se fera de façon plus souple", indique Patrice Pounoussamy, vice-président à la CGPER. Une avancée qui, selon les manifestants, devrait permettre de revoir le taux de richesse de la canne dans l'Est à la hausse. En effet, les mesures faites auparavant montraient un taux pouvant atteindre les 7 points alors que les planteurs estiment que ce taux doit avoisiner les 10 points. "Sachant que les usiniers nous avancent des fonds pour un taux de richesse de 11,88, nous perdons de l'argent", explique le représentant de la CGPER.

Malgré cette "avancée notable", il reste un point de désaccord entre les agriculteurs et les usiniers. Il s'agit de la présence d'un contrôleur de l'usine lors de ce prélèvement. "Cela nous met de la pression en plus. Nous refusons sa présence", souligne Patrice Pounoussamy. Ce point devrait être évoqué lors d'une nouvelle réunion du CTICS prévue à 9 heures ce mercredi 21 juillet. "Si nous trouvons un terrain d'entente sur cette question, nous lèverons le blocage", annonce le vice-président de la CGPER. Et la campagne sucrière pourra repartir de plus belle.

Mounice Najafaly pour
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !