Saint-Denis - gaz lacrymogène devant la mosquée :

Incompréhension et inquiétude


Publié / Actualisé
Une altercation entre Abdoul Hack Juan, fils de Nassimah Dindar, présidente du conseil général, et des policiers a débouché sur l'interpellation du jeune homme et des tirs de gaz lacrymogène devant la mosquée de Saint-Denis ce ce vendredi 13 août 2010. Dans un communiqué publié ce dimanche 15 août 2010, le Conseil régional du culte musulman (CRCM ) "tient à exprimer sa plus vive inquiétude" et son "incompréhension". Il met en garde contre l'exacerbation "d'un climat de stigmatisation susceptible de mettre en péril le modèle du vivre ensemble réunionnais". Nous publions le communiqué ci-après.
Une altercation entre Abdoul Hack Juan, fils de Nassimah Dindar, présidente du conseil général, et des policiers a débouché sur l'interpellation du jeune homme et des tirs de gaz lacrymogène devant la mosquée de Saint-Denis ce ce vendredi 13 août 2010. Dans un communiqué publié ce dimanche 15 août 2010, le Conseil régional du culte musulman (CRCM ) "tient à exprimer sa plus vive inquiétude" et son "incompréhension". Il met en garde contre l'exacerbation "d'un climat de stigmatisation susceptible de mettre en péril le modèle du vivre ensemble réunionnais". Nous publions le communiqué ci-après.
"Suite aux évènements qui se sont déroulés ce vendredi 13 août à la sortie de la grande mosquée de Saint-Denis, après la prière et à une heure de grande affluence, le Conseil régional du culte musulman tient à exprimer sa plus vive inquiétude.

L'usage de moyens disproportionnés par les forces de l'ordre avec l'intervention inopportune et surprenante de la Brigade Anti Criminalité (gaz lacrymogène, menace au pistolet taser, ...) a semé l'émoi auprès de la population présente et a eu pour conséquence de créer une situation de trouble inadmissible.

Au-delà de l'incompréhension suscitée quant à une telle situation, en ce mois de ramadhan, mois de spiritualité par excellence, la communauté musulmane, qui a toujours fait preuve de responsabilité et de respect vis à vis des lois de la République, aspire à plus de sérénité.

Le CRCM exprime la crainte que ce type d'incident ait pour conséquence d'exacerber un climat de stigmatisation susceptible de mettre en péril le modèle du vivre ensemble réunionnais et lance un appel en ce sens aux autorités à plus de discernement".

Le Bureau du CRCM
   

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