Saint-Denis - Ralé-poussé devant la mosquée :

La Ligue des droits de l'Homme réagit


Publié / Actualisé
Suite à l'altercation entre Abdoul Hack Juan, fils de Nassimah Dindar, présidente du conseil général, et des policiers qui a débouché sur l'interpellation du jeune homme et des tirs de gaz lacrymogène devant la mosquée de Saint-Denis ce vendredi 13 août 2010, la Ligue des droits de l'Homme de Saint-Denis a tenu à réagir. Dans un communiqué intitulé, "la politique sécuritaire n'est pas la sûreté républicaine", elle appelle, entre autres, "les Réunionnais à la vigilance, à la réflexion et à l'action citoyenne" et tient à alerter "notre citoyenneté sur nos droits et libertés".
Suite à l'altercation entre Abdoul Hack Juan, fils de Nassimah Dindar, présidente du conseil général, et des policiers qui a débouché sur l'interpellation du jeune homme et des tirs de gaz lacrymogène devant la mosquée de Saint-Denis ce vendredi 13 août 2010, la Ligue des droits de l'Homme de Saint-Denis a tenu à réagir. Dans un communiqué intitulé, "la politique sécuritaire n'est pas la sûreté républicaine", elle appelle, entre autres, "les Réunionnais à la vigilance, à la réflexion et à l'action citoyenne" et tient à alerter "notre citoyenneté sur nos droits et libertés".
"L'incident regrettable qui s'est produit devant la grande mosquée de Saint-Denis, démontre davantage l'instrumentalisation du thème de la sécurité par la mise en scène de la violence policière. Sans cautionner en quoi que ce soit l'attitude du jeune homme mis en cause, qui paraît être à l'origine de l'incident, on peut en effet légitimement s'interroger sur les moyens disproportionnés employés par la police", déplore la Ligue des droits de l'Homme.

Par ailleurs, elle condamne également l'usage de la vidéo-surveillance. "C'est un moyen aussi coûteux qu'inefficace, mais aussi attentatoire aux libertés dans un contexte de fichage généralisé des "populations"" souligne-t-elle. La Ligue des droits de l'Homme dénonce "une dérive contraire aux valeurs de la République" et rappelle qu'elle a sollicité en vain plusieurs élus et responsables pour un véritable débat public sur ces questions.

La Ligue des droits de l'Homme appelle les Réunionnais à la vigilance, à la réflexion et à l'action citoyenne. "Tout laisse apparaître, selon l'expression d'un haut magistrat, que nous sommes entrés dans un "Etat-limite" qui nous éloigne, par pas successifs, de l'idée que nous nous faisons de la République et de la France", termine-t-elle.
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !