Comité solidarité Chagos :

Une journée de commémoration


Publié / Actualisé
Le gouvernement mauricien, à la demande des Chagossiens, a décidé de faire du 3 novembre la Journée de Commémoration de la déportation de la communauté Chagossienne. Le 3 novembre dernier s'est donc tenu à Port-Louis la première commémoration officielle de l'arrachement du peuple Chagossien hors de sa terre natale. La cérémonie s'est déroulée sur un quai du port, là où fut érigé en novembre 2003 un monument à la mémoire de cette tragédie. Le Groupe Réfugiés Chagos veut aller plus loin disent-ils "afin que l'opinion internationale soit alertée sur ce qui se passe aux Chagos". Il va introduire une demande auprès de l'ONU "pour faire du 3 novembre la Journée internationale de Commémoration de la déportation du peuple Chagossiens".
Le gouvernement mauricien, à la demande des Chagossiens, a décidé de faire du 3 novembre la Journée de Commémoration de la déportation de la communauté Chagossienne. Le 3 novembre dernier s'est donc tenu à Port-Louis la première commémoration officielle de l'arrachement du peuple Chagossien hors de sa terre natale. La cérémonie s'est déroulée sur un quai du port, là où fut érigé en novembre 2003 un monument à la mémoire de cette tragédie. Le Groupe Réfugiés Chagos veut aller plus loin disent-ils "afin que l'opinion internationale soit alertée sur ce qui se passe aux Chagos". Il va introduire une demande auprès de l'ONU "pour faire du 3 novembre la Journée internationale de Commémoration de la déportation du peuple Chagossiens".
Olivier Bancoult, le dirigeant du Groupe Réfugiés Chagos, explique que le même jour, le Premier Ministre Ramgoolam s'est engagé à donner un statut d'autonomie aux Chagossiens une fois revenus dans leurs îles. "Le Mauricien" du 4 novembre cite ses paroles : "dans l'éventualité où les Chagossiens obtiennent le droit de rentrer dans leurs îles, et je demeure convaincu que ce jour viendra tôt ou tard, je leur donne l'assurance que nous n'allons pas agir comme des tyrans envers eux (...), Maurice n'imposera jamais son droit de quelque manière que ce soit sur les Chagos. Vous aurez vous aussi votre autonomie et tout le monde travaillera ensemble ".

Pour autant le combat est loin d'être terminé, puisque le comité solidarité Chagos rappelle que "depuis le 31 octobre dernier à minuit l'archipel des Chagos a été décrété zone marine protégée par la Grande-Bretagne". Cette soudaine volonté de "protéger les poissons et les requins de la zone", comme le dit Olivier Bancoult, alors que "des années durant, les Anglais ont délivré des permis aux bateaux de pêche, constitue en fait la dernière des man?uvres britanniques pour interdire de fait le retour des Chagossiens aux îles Chagos". Sous couvert de ménager un sanctuaire pour les tortues de mer menacées de disparition, c'est le peuple Chagossien qui se verrait éradiqué de son archipel.

   

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