Abattement fiscal pour les salariés employés à domicile :

N. Dindar veut le maintien du dispositif


Publié / Actualisé
Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a adressé un courrier ce vendredi 10 décembre 2010 au gouvernement et aux parlementaires de La Réunion pour demander le maintien de l'abattement fiscal pour les salariés employés à domicile. La suppression de ce dispositif fiscal a été votée par le Sénat le lundi 8 décembre dernier. La présidente du Département estime que la disparition de cette mesure "encourageant l'emploi à domicile", risque d'"entraver à terme le développement de la filière des services à la personne à La Réunion". Jusqu'à présent les particuliers employeurs bénéficient d'un abattement de 15% sur les charges sociales lorsqu'ils ont recours à l'emploi à domicile. À La Réunion 25 000 particuliers employeurs sont concernés par cette suppression d'exonération
Nassimah Dindar, présidente du conseil général, a adressé un courrier ce vendredi 10 décembre 2010 au gouvernement et aux parlementaires de La Réunion pour demander le maintien de l'abattement fiscal pour les salariés employés à domicile. La suppression de ce dispositif fiscal a été votée par le Sénat le lundi 8 décembre dernier. La présidente du Département estime que la disparition de cette mesure "encourageant l'emploi à domicile", risque d'"entraver à terme le développement de la filière des services à la personne à La Réunion". Jusqu'à présent les particuliers employeurs bénéficient d'un abattement de 15% sur les charges sociales lorsqu'ils ont recours à l'emploi à domicile. À La Réunion 25 000 particuliers employeurs sont concernés par cette suppression d'exonération
Nassimah Dindar a adressé son courrier aux ministres du Budget et de l'Outre mer, aux parlementaires de La Réunion et aux 7 députés et 7 sénateurs, membres de la commission mixte paritaire qui doit statuer sur ce sujet ce lundi 13 décembre.

Elle insiste sur la nécessité de ne pas supprimer le dispositif en place afin "de ne pas entraver à terme le développement de la filière des services à la personne à La Réunion". Elle rappelle que dans l'île 25 000 particuliers employeurs sont concernés par cette suppression d'exonération. "Près de 12 000 personnes travaillent dans le secteur de l'aide à la personne, ce qui représente 6% de l'ensemble des salariés" ajoute-t-elle.

La présidente du conseil général craint que cette suppression entraine "un désengagement" des particuliers vis-à-vis du dispositif. Ce qui, dit-elle, "peut se traduire par une réduction du temps de travail de leurs employés ou à terme par un retour au travail au noir". Elle ajoute que cette mesure va aussi peser sur le pouvoir d'achat des familles ayant recours à ces services.

"Au moment où La Réunion a perdu de nombreux emplois et que le chômage connaît une forte progression (+14% en une seule année), les services à la personne constituent une perspective de développement concrète à court et moyen terme" termine Nassimah Dindar.

Les sénateurs se sont prononcés en faveur de la suppression de cet avantage fiscal dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2011.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !