Assemblée plénière du conseil général :

Un budget primitif d'1,460 milliard d'euros


Publié / Actualisé
Les conseillers généraux se réunissent en assemblée plénière ce mercredi 15 décembre 2010. Principal sujet de débat, le budget 2011 du conseil général, le dernier de la mandature présidée par Nassimah Dindar. Il est en légère hausse (+0,5%) par rapport à 2009, à 1,460 milliard d'euros. "C'est un budget offensif, responsable et audacieux", selon les termes utilisés par la présidente de la collectivité.
Les conseillers généraux se réunissent en assemblée plénière ce mercredi 15 décembre 2010. Principal sujet de débat, le budget 2011 du conseil général, le dernier de la mandature présidée par Nassimah Dindar. Il est en légère hausse (+0,5%) par rapport à 2009, à 1,460 milliard d'euros. "C'est un budget offensif, responsable et audacieux", selon les termes utilisés par la présidente de la collectivité.
Ce budget 2011 sera soumis au vote des conseillers généraux "dans un contexte de crise économique" marqué par "une insuffisance des compensations par l'Etat des compétences transférées" ainsi qu' "un gel des dotations de l'Etat aux collectivités". "Nous avons malgré tout souhaité faire un tour de force en ne baissant pas nos aides en faveur de notre public", se félicite Nassimah Dindar.

Au total, le budget 2011 s'élève à 1,460 milliard d'euros, dont 190 millions d'euros en investissement. "Même si l'investissement ne fait pas partie de nos compétences obligatoires, nous avons souhaité soutenir la commande public, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises", précise la présidente de la collectivité.

Alain Zanéguy, vice-président au conseil général, a ensuite détaillé les dépenses de la section fonctionnement, soit 1,2 milliard d'euros. 882,8 millions d'euros seront consacrés à "l'action sociale", soit 60% du budget. Cette somme comprend les aides à l'enfance, aux familles, aux personnes vulnérables (personnes âgées et personnes handicapées), les aides pour le logement social et les aides à l'insertion (RSA, RSO, contrats d'avenir).

"Ce budget prend en compte l'application du RSA dans le département et le transfert de la gestion de l'allocation parent isolé de l'Etat au conseil général", indique Alain Zanéguy. Ces deux données constituent une source "d'inquiétude" pour le conseiller général. "Si le nombre de bénéficiaires continue d'augmenter sans compensation de l'Etat, le budget consacré à l'action sociale risque d'être impacté pour l'avenir", explique t-il.

Les autres volets de la section fonctionnement sont l'aménagement et l'environnement (10,6 millions d'euros), le développement économique (51,4 millions d'euros), les réseaux et infrastructures (44,1 millions d'euros), les déplacements (55,1 millions d'euros), l'enseignement (62,5 millions d'euros), la sécurité (57 millions d'euros), la culture et le sport (11,1 millions d'euros) et le fonctionnement de la collectivité (292 millions d'euros).

Dans le cadre de ce budget, la collectivité prévoit de "nouvelles actions", à savoir la création d'une "maison de l'aide à la personne" afin de "structurer et de développer" le secteur. La mise en place d'une "académie des Dalons" pour aider à l'insertion des jeunes et à prendre en charge des adolescents victimes d'addiction. Deux autres projets sont soumis au débat des conseillers généraux ce mercredi. D'abord, la mise en place d'une "mesure incitative en faveur des jeunes diplômés" à travers la création de 20 postes d'attaché territorial. Ensuite, la création de "mesures incitatives en faveur des départs à la retraite des assistantes familiales âgées de plus de 65 ans".

Mounice Najafaly pour
   

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