Pêche - Surveillance des mers australes :

La France et l'Australie main dans la main


Publié / Actualisé
Un traité entre la France et l'Australie a été officiellement ratifié vendredi 7 janvier 2010 concernant la surveillance de la pêche dans les zones économiques exclusives (ZEE) australes de ces deux pays. Cela concerne les territoires français des îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam, et les territoires australiens de l'île Heard et Mac Donald. L'objectif de ce traité est l'emploi de la force réciproque dans les eaux de la partie contractante, afin d'arraisonner les navires pirates. Le deuxième volet du traité prévoit la constitution d'un groupe de travail bilatéral sur l'évaluation des stocks halieutiques de l'ensemble du plateau de Kerguelen.
Un traité entre la France et l'Australie a été officiellement ratifié vendredi 7 janvier 2010 concernant la surveillance de la pêche dans les zones économiques exclusives (ZEE) australes de ces deux pays. Cela concerne les territoires français des îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam, et les territoires australiens de l'île Heard et Mac Donald. L'objectif de ce traité est l'emploi de la force réciproque dans les eaux de la partie contractante, afin d'arraisonner les navires pirates. Le deuxième volet du traité prévoit la constitution d'un groupe de travail bilatéral sur l'évaluation des stocks halieutiques de l'ensemble du plateau de Kerguelen.
Ces îles sont situées sur le plateau de Kerguelen, ce qui font de la France et l'Australie des pays avec une frontière commune. Ce plateau des Kerguelen abrite des écosystèmes riches et fragiles et représente l'une des zones de production biologiques majeures de tout l'océan Austral. Ces eaux sont couvertes par la zone de compétence de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), prolongement maritime du système du Traité de l'Antarctique.

Pour rappel, cet accord avait été ratifié en 2007 par la France, mais pas encore par l'Australie. Le Préfet des Taaf (Terres australes et antarctiques françaises), Christian Gaudin, se félicite de cette coopération, la première de ce type au niveau mondial. Elle permettra aux deux pays de joindre leurs forces pour lutter contre la pêche illégale, et de rentabiliser le coût élevé des déploiements des moyens de surveillance des ZEE (3 500 km depuis la Réunion et 5 000 km depuis l'Australie).

La France et l'Australie ont mis en place dès les années 2000, des dispositifs permettant la surveillance de cette zone par des bateaux militaires. Ainsi, l'arraisonnement suivi du déroutement et de la saisie des navires pirates, constitue un moyen dissuasif en matière de police des pêches.

Concernant la coopération scientifique, des référents français et australiens vont s'échanger les données collectées afin de les exploiter sur un modèle partagé. Elles permettront de disposer prochainement d'une véritable banque de données, précieuse dans le cadre des travaux de biorégionalisation de l'océan Austral.


   

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