Attribution des fréquences radio :

"Le CSA fait du favoritisme"


Publié / Actualisé
Après le Syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion ce lundi 7 février, c'était au tour du Collectif des radios 974 de dénoncer les attributions de fréquences par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 8 février. Pour Thierry Araye, porte-parole du collectif et gérant de Kréol FM, "le CSA fait du favoritisme". Le collectif veut une redistribution des fréquences. Une demande de rencontre a été adressée au CSA. S'ils n'obtiennent pas gain de cause, ils menacent de ne pas participer à la "nuit bleue", soirée durant laquelle les nouvelles fréquences sont attribuées, ce qui risque de provoquer des perturbations sur les ondes.
Après le Syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion ce lundi 7 février, c'était au tour du Collectif des radios 974 de dénoncer les attributions de fréquences par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 8 février. Pour Thierry Araye, porte-parole du collectif et gérant de Kréol FM, "le CSA fait du favoritisme". Le collectif veut une redistribution des fréquences. Une demande de rencontre a été adressée au CSA. S'ils n'obtiennent pas gain de cause, ils menacent de ne pas participer à la "nuit bleue", soirée durant laquelle les nouvelles fréquences sont attribuées, ce qui risque de provoquer des perturbations sur les ondes.
"Pour obtenir des fréquences, il faut faire partie de grands réseaux ou bien être une franchise métropolitaine. Les radios réunionnaises sont abandonnées", dénonce Thierry Araye. Le collectif compte 15 radios qui existent sur l'île depuis plusieurs années, à savoir, Kreol FM, First Radio, Love FM, Case Info, RSL Radio, Velly Music, RER, Plus FM, Sky Réunon, Decibel, RJL, Orom et Mega Ouest Communication.

Ces radios ne sont pas satisfaites des fréquences qu'elles ont obtenues. "On donne au grosses radios les meilleurs fréquences et on nous donne les miettes. Ce n'est pas comme ça que ça doit marcher", s'énerve le porte-parole du collectif. Il estime que le "CSA doit d'abord répondre aux demandes des radios installées sur l'île et ensuite donner les fréquences restantes aux nouvelles radios". Ce qui ne serait pas le cas, selon le Collectif des radios 974, dans les nouvelles distributions communiquées par le CSA en janvier. Comme le Syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion, le collectif demande donc une redistribution des fréquences. Les membres du collectif souhaitent rencontrer des représentants du CSA pour aborder cette question. Une lettre en ce sens a été adressée à l'institution.

Les revendications portées par le Syndicat des radios libres et indépendantes de La Réunion et le Collectif des radios 974 semblent être similaires. Pourquoi n'agissent-ils donc pas ensemble ? "Nous sommes d'accords sur 90% des revendications mais il y a des choses qui nous séparent", souligne Thierry Araye. D'une part, le collectif regroupe essentiellement des radios commerciales alors que le syndicat est majoritairement composé de radios associatives. D'autre part, le syndicat compte également des "nouveaux projets" comme Le Réunionnais ou Zinfosradio. "Nous ne pouvons pas dire au CSA de privilégier les radios existantes si nous allons les rencontrer avec des nouveaux projets", explique le gérant de Kréol FM. "Mais la porte n'est pas totalement fermée pour la discussions entre les groupements", nuance t-il.

Mounice Najafaly pour
   

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