Magistrats en colère :

La justice veut des moyens


Publié / Actualisé
Plus de 60 magistrats, fonctionnaires et avocats de toute l'île se sont réunis devant le Palais de Justice de Champ-Fleuri ce mardi 29 mars 2011 pour réclamer "des moyens pour une justice indépendante et de qualité". Ce mouvement fait suite à la grogne sans précédent qui avait paralysé les tribunaux de l'île pendant près de deux semaines, il y a un mois. "Depuis cette date, nous attendons que les discussions soient ouvertes au niveau du Ministère de la Justice. Pour l'instant, rien n'a été fait", indique François Crézé, magistrat à la Cour d'Appel de Saint-Denis et porte-parole de l'union syndicale des magistrats. Les audiences de ce mardi sont reportées. Les affaires urgentes seront néanmoins traités.
Plus de 60 magistrats, fonctionnaires et avocats de toute l'île se sont réunis devant le Palais de Justice de Champ-Fleuri ce mardi 29 mars 2011 pour réclamer "des moyens pour une justice indépendante et de qualité". Ce mouvement fait suite à la grogne sans précédent qui avait paralysé les tribunaux de l'île pendant près de deux semaines, il y a un mois. "Depuis cette date, nous attendons que les discussions soient ouvertes au niveau du Ministère de la Justice. Pour l'instant, rien n'a été fait", indique François Crézé, magistrat à la Cour d'Appel de Saint-Denis et porte-parole de l'union syndicale des magistrats. Les audiences de ce mardi sont reportées. Les affaires urgentes seront néanmoins traités.
Manque de personnel, inflation législative, hausse des responsabilités des magistrats ou encore budget insuffisant, les professionnels du monde judiciaire ne manquent pas d'arguments pour réclamer "davantage de moyens". "Ces éléments ont des conséquences sur la qualité de la justice rendue", explique François Crézé.

Ce mouvement de colère fait suite à l'affaire Laëtitia, du nom de la jeune femme assassinée à Pornic (Loire-Atlantique). Nicolas Sarkozy avait à l'époque affirmé que "des dysfonctionnements graves" des services de police et de la justice, avaient permis la remise en liberté du principal suspect du meurtre. Une enquête interne avait par la suite dédouané les services de la justice. Pas de quoi calmer les magistrats qui sont montés au créneau pour exprimer leur colère et réclamer davantage de moyens en février. Depuis, le ministère de la Justice avait annoncé que des discussions seraient ouvertes sur le sujet. "Rien n'a été fait pour l'heure", indique François Crézé.

Les magistrats et les autres professionnels de la justice attendent de pied ferme le ministre de la Justice, Michel Mercier. Le membre du gouvernement est attendu sur l'île dans deux semaines. "Nous invitons les professionnels de la justice mais aussi les justiciables à nous envoyer leurs doléances. Elles seront présentées au ministre lors de sa venue", indique Jean-Michel de l'Union syndicale des magistrats.

Mounice Najafaly pour
   

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