T-shirts " carry poulet " accusés d'inciter à la violence :

Le ministère de l'intérieur condamné à rembourser Pardon!


Publié / Actualisé
L'assignation en référé du ministère de l'Intérieur contre Pardon! accusé d'inciter à la violence avec la commercialisation de t-shirts siglés " carry poulet " s'est finalement retournée contre lui. Le tribunal a rendu son jugement mercredi 1er juin 2011 et a décidé qu'en l'absence de trouble, il n'y avait pas lieu de statuer. Il condamne le ministère de l'intérieur à verser 1500 euros à la société réunionnaise, en remboursement des frais d'avocat engagés dans la procédure.
L'assignation en référé du ministère de l'Intérieur contre Pardon! accusé d'inciter à la violence avec la commercialisation de t-shirts siglés " carry poulet " s'est finalement retournée contre lui. Le tribunal a rendu son jugement mercredi 1er juin 2011 et a décidé qu'en l'absence de trouble, il n'y avait pas lieu de statuer. Il condamne le ministère de l'intérieur à verser 1500 euros à la société réunionnaise, en remboursement des frais d'avocat engagés dans la procédure.
Pardon! Pourra donc continuer à vendre ses t-shirts représentant une voiture de police en flammes et arborant la mention " ce soir, c'est carry poulet ". Le tribunal correctionnel de Saint-Denis a décidé que l'humour exprimé sur ces t-shirts ne constituait pas une infraction, en vertu de la liberté d'opinion, prônée la veille par l'avocate de la marque Catherine Chane Meng Hine.

Lors de cette audience au tribunal de Champ Fleuri, Peter Mertes, le directeur de la marque, était apparu confiant, accompagné de trois jeune-femmes portant les t-shirts incriminés. Son avocate avait souligné le fait que ces t-shirts sont commercialisés depuis le mois d'octobre 2010 et que depuis, aucune recrudescence de violence n'a été observée. Catherine Chane Meng Hine, avait rappelé que la marque Pardon! est connue à la Réunion depuis 20 ans, notamment pour son esprit provocateur et sa dérision.

De son côté, l'avocat du ministère de l'intérieur avait demandé l'arrêt de la diffusion de ces t-shirts et une astreinte de 100 euros par jour d'infraction. Selon lui, ils représentent " une incitation à la violence " et " un dénigrement " des forces de l'ordre sur lesquelles ils jettent " un discrédit ". " Il faut faire cesser cette apologie de la violence envers la police (...) L'humour n'est pas interdit mais il y a des limites à tout (...) certains jeunes prennent cela pour argent comptant ", avait poursuivi l'avocat.

   

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