Les bénéficiaires du RSA devront travailler 7 heures par semaine :

Nassimah Dindar dénonce le dispositif


Publié / Actualisé
Suite à l'annonce de Nicolas Sarkozy concernant les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), qui se verront imposer des contrats de travail de 7 heures par semaine rémunérées au SMIC, Nassimah Dindar, présidente du Conseil général, dénonce le dispositif, qualifiant cette mesure de "techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible".
Suite à l'annonce de Nicolas Sarkozy concernant les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), qui se verront imposer des contrats de travail de 7 heures par semaine rémunérées au SMIC, Nassimah Dindar, présidente du Conseil général, dénonce le dispositif, qualifiant cette mesure de "techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible".
Nassimah Dindar estime que "le Conseil général a toujours été le fer de lance de la politique d'insertion dans le département" et que son devoir est de jouer son rôle de bouclier social, de dénoncer ce genre de dispositif et de refuser de prendre part à toute expérimentation.

"Le gouvernement entend mettre en place pour les bénéficiaires du RSA une obligation d'activité, sous forme de CUI (contrat unique d'insertion - ndlr) de 6 mois, renouvelables une fois, et rémunérés au SMIC, soit 214 par mois pour 7 heures. Or, il faut savoir qu'à La Réunion, les CUI représentent déjà chaque année un volume de 7 millions d'heures de travail à réaliser pour près de 7000 contrats. Si cette nouvelle mesure venait à être mise en oeuvre dans notre département, elle aurait pour effet de démultiplier ce volume d'heures de travail et de le porter à 17 millions d'heures - et ce en ne prenant en compte que les seuls bénéficiaires du RSA immédiatement disponibles pour un emploi (50%)", explique la présidente du Conseil général dans un communiqué.

"Ce n'est ni raisonnable ni responsable de vouloir faire croire aux Réunionnais qu'on va être capable de trouver autant d'heures de travail à leur faire faire. Cela d'autant plus que sur les 7000 contrats disponibles cette année, il y a encore 2000 contrats qui peinent à se concrétiser faute d'entreprises, de communes ou d'associations supports", ajoute Nassimah Dindar.

Elle conclut en indiquant : "Les bénéficiaires du RSA à La Réunion veulent travailler, non pas 7h mais au moins 22h ou 26h et voire 30h par semaine afin de toucher un salaire décent. Ce n'est pas en stigmatisant une catégorie de la population que l'on contribuera à son insertion. En ces temps de crise, le pays n'a pas besoin de davantage de division mais de davantage de cohésion".
   

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